Birdy – Wild Horses

 

 

 

La chanteuse anglaise Birdy n’a que 19 ans. Je n’avais jamais fait très attention à elle, sachant que je l’ai toujours considérée comme une émanation de cette tendances des chanteuses piano-émo, à la Beverly Craven ou Gabrielle Aplin, qui font un tube déprimant de temps en temps (généralement le lead single de leur album, avant que les suivants soient accueillis par une tranquille indifférence dans les charts), mais dont on n’a un peu rien à battre dans l’absolu, peut-être issue d’un quelconque télé-crochet anglais, et quelque part dans sa vingtaine. De fait, elle a d’ailleurs remporté le concours Open Mic UK, mais bon, c’est pas The Voice non plus, quoi. Mais bon, elle est née en 1996 et, en 2011, lorsqu’est sortie sa reprise de Skinny Love de Bon Iver, elle n’avait donc que 15 ans. Autant dire qu’en être à son troisième album studio avant 20 ans (Beautiful Lies sortira le 25 mars), après deux premiers albums classés dans les top 10 européens, commence à la rendre digne d’un minimum d’intérêt. On n’est pas dans le raz-de-marée médiatique à la Lady Gaga ou Adele, mais il y a une constance, un rythme et une confiance du label (en l’occurrence, Atlantic, chez Warner) en cette artiste, qui laisse entendre qu’elle est partie pour être là un moment. Pas sûr, pourtant, d’être entièrement convaincu par Wild Horses et son refrain, mais l’évolution du son et de la production est assez intéressante. Mais si elle réussit à faire matraquer un nouveau single sur le combo NRJ / RFM, 2016 pourrait bien être l’année où Birdy commencera enfin à être identifiée comme un peu plus qu’une one hit wonder qui s’accroche.

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