The Real O’Neals [Pilote]

 

the real oneals abc poster

 

 

Le 2 mars dernier, ABC lançait une nouvelle sitcom, The Real O’Neals, portée par Martha Plimpton (Raising Hope) et Jay R. Ferguson (Mad Men), qui s’inscrit dans la droite lignée des autres comédies familiales, actives ou disparues, de la chaîne : The Goldbergs, Fresh Off The Boat, Dr Ken, The Middle, et bien sûr celle qui les inspire toutes, Modern Family. La série, créée par Casey Johnson et David Windsor, est basée sur la véritable histoire de Dan Savage, le célèbre journaliste / activiste LGBT à l’origine du projet It Gets Better, qui est d’ailleurs producteur exécutif de la série. Le lancement de The Real O’Neals a été quelque peu boosté pollué par une campagne bigote de One Million Moms et autres associations religieuses, qui accusaient la série, avant même son lancement, de promouvoir une mauvaise image de la famille catholique traditionnelle. Il faut dire que Dan Savage n’est pas forcément leur personnalité préférée, et que l’activisme du producteur exécutif sert à la fois d’épouvantail et d’argument marketing à la série.

 

 

the real oneals abc

 

Le pitch, selon Allociné :
La parfaite petite vie d’une famille modèle est perturbée par la révélation de l’homosexualité du petit dernier. Ce qui ressemble à la fin d’une parenthèse enchantée est en réalité le début d’un nouveau chapitre, plus heureux…
Une comédie plus ou moins inspirée de la vraie vie du chroniqueur Dan Savage.

 

 

 

Bon, alors déjà, Kenny, le fils qui fait son coming out dès le pilote, n’est pas le « petit dernier », mais celui du milieu. Encore une fiche qui n’a pas dû être changée depuis les premiers stades de développement de la série, quand l’ordre de la fratrie n’était pas encore complètement arrêté (Dan Savage est en fait le troisième enfant d’une fratrie de quatre). Si les situations sont plutôt amusantes, la manière d’amener les choses est parfois maladroite. Le propos est clair : montrer les décalages entre l’image « parfaite » que la famille O’Neal a toujours cherché à renvoyer et leur acceptation progressive de l’idée de ne pas correspondre à ces critères. Martha Plimpton n’est pas exactement Marcia Cross, mais ça va, le principe de départ est suffisamment caricatural pour être compris en une scène.

 

 

 

the real oneals

 

Le problème, c’est que le ton n’est pas très subversif, pas très provoc’, et du coup pas aussi drôle que la série pourrait l’être. On sent qu’on est sur ABC, quoi. Du coup, on se retrouve, dans une scène qui se veut le climax du pilote mais qui se révèle un chouïa lourde : chacun des membres de la famille avoue sa « faute », son défaut, la raison pour laquelle il n’est pas aussi parfait que ce que les autres O’Neals pensent, et le coming out de Kenny se retrouve mis en parallèle avec l’anorexie de son frère et la kleptomanie de sa sœur ; ce qui fait un peu bizarre.

 

 

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Mais la visée de la série semble plutôt bien intentionnée, et on peut facilement se laisser tenter par quelques épisodes de The Real O’Neals, qui aura probablement à cœur, si ABC la garde à l’antenne au-delà d’une saison, de retracer, de manière libre, le parcours d’acceptation et d’affirmation d’un ado qui va devenir l’une des figures les plus médiatisées de la lutte contre l’homophobie et de l’activisme LGBT contemporain.

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