The Brothers Grimsby

 

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Depuis le semi-échec de Brüno en 2009, Sacha Baron Cohen a joué les seconds rôles pour des réalisateurs de prestige (Scorsese, Burton, Hooper), mais pour ce qui est des premiers rôles, si ce sont toujours des machins trash qu’il s’écrit pour lui-même, il a délaissé le format mockumentary, qui semble avoir lassé le public ou perdu de son effet de surprise. Ainsi, dans The Dictator, il s’éprenait d’Anna Faris sur fond de révolution arabe, et dans Grimsby, il devient une sorte de Pierre Richard plouc et beauf, caillou dans la chaussure de son espion de frère. Un classique de la comédie d’action, en somme (le boulet et l’action man), recyclé dans un marasme de gags qui sentent le réchauffé, bien dans le jus de l’humour trash-pipi-caca-sexuel-dégueu-beauf qu’affectionne SBC.

 

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Le pitch selon Allociné :

Nobby Butcher n’a pas de boulot, mais cela ne l’empêche pas d’être heureux. Il a tout ce dont il peut rêver dans la vie : le foot, une petite amie géniale… et neuf gamins. Pour que son bonheur soit complet, il ne lui manque que son petit frère, Sebastian, dont il a été séparé quand ils étaient enfants.

Après trente ans de recherches, Nobby retrouve finalement la trace de Sebastian à Londres. Il ignore que celui-ci est devenu le meilleur agent du MI6…

Leurs retrouvailles tournent à la catastrophe, et voilà les deux frères en cavale. C’est alors qu’ils découvrent un complot visant à détruire le monde…

Pour sauver l’humanité – et son frère – Nobby va devoir se lancer dans sa plus grande aventure. Pourra-t-il passer de l’état de bouffon niais à celui d’agent secret ultrasophistiqué sans faire trop de dégâts ?

 

 

Grimsby

 

On n’échappera donc pas aux « classiques » de l’humour de Sacha Baron Cohen : le quiproquo sexuel dans une conversation avec une femme dont son personnage croit qu’elle parle d’un étron, des poils pubiens, un testicule, de la sexualité animale, de la célébrité égratignée… Mais par exemple, le gag moyennement drôle sur Daniel Radcliffe perd en impact lorsqu’il est répété, quand bien même de manière différente, en fin de film, et surtout ça n’a pas du tout la même saveur que le doute subtilement entretenu sur la participation « volontaire » de Pamela Anderson à Borat ou de Ron Paul à Brüno. Reste que tout cela commence à sentir la redite, et surtout l’argument marketing plutôt que créatif, servant avant tout les happenings de l’acteur dans les talk-shows du monde entier pendant la promo, et de moins en moins le propos… Four au box office, The Brothers Grimsby est peut-être le signe que Sacha Baron Cohen devrait étudier la possibilité de se remettre au mockumentary en dépassant un peu son concept de départ, plutôt que de n’utiliser que l’artifice promo hérité de Borat (balader son personnage dans les festivals et les studios TV comme s’il était réel) dans des comédies satiriques un peu nazes.

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