Archives de catégorie : Lecture

Gone Girl – Gillian Flynn

 

gillian flynn les apparences fauteuil

 

Je n’aurai pas eu la chance de le lire à la plage. Et pour cause, 1) il a fait un temps dégueu’ donc y’a pas trop eu de plage, et 2) énorme ânerie de ma part, j’ai acheté le bouquin une semaine avant de partir… et je l’ai commencé avant mon départ. Résultat des courses : arrivé sur place, je l’avais déjà fini. Les Apparences, sorti en 2012 aux Éditions Sonatine et désormais édité en poche, aura donc brièvement été le thriller de mon été.

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La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert

la vérité sur l'affaire harry quebert

Bon, je suis toujours aussi lent à lire un bouquin, hein, et avec les excuses pourries habituelles : pas le temps, fatigué, j’aime pas lire dans le métro, j’ai trop de séries à regarder, j’ai un boulot, j’ai une vie… Ça ne m’empêche pas de m’accrocher et, péniblement, d’essayer de lire une dizaine de bouquins par an. Un rythme qui ne me permettra malheureusement jamais d’être à jour de la somme astronomique des livres de la littérature mondiale, ou du moins, de ceux qui traînent à mon chevet et viennent s’y accumuler plus vite qu’ils ne sont lus. Mais au moins, je ne me suis pas complètement déconnecté de ce loisir que j’aimais tant avant de devenir un drogué des écrans.

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The Casual Vacancy / Une place à prendre

 

Une place à prendre

 

J’y aurai mis le temps, à lire ce premier roman « adulte » post-Harry Potter de J.K. Rowling, alors même qu’un second roman, L’Appel du Coucou (The Cuckoo’s Calling), est sorti en novembre. Je n’étais pas pressé, j’attendais qu’il sorte en poche. De toute façon je ne lis pratiquement pas, et j’ai déjà tellement de bouquins de retard sur ma pile que ça ne sert à rien, à mon sens, que je me précipite sur un livre le jour de sa sortie comme un fan d’iPhone campant devant son Apple Store. Et puis, la réputation du livre le précédait, un peu, aussi : long, un peu chiant, pas facile de rentrer dedans, assez glauque… Je n’étais pas très pressé, quoi.

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Vanity Fair Hollywood Issue 2014

Vanity-Fair-hollywood-issue-2014

 

J’en parle peu, mais chaque année, je guette le Hollywood Issue de Vanity Fair, numéro « marronnier » de mars (mois choisi pour sa concordance avec les Oscars), qui est quasiment toujours iconique, et vaut au moins pour sa large couverture, dépliable en trois, qui offre une photographie forcément subjective des stars qui « font » Hollywood cette année-là : espoirs sur le point d’exploser et/ou d’obtenir un oscar, stars les mieux payées du métier… Chaque année, le Hollywood Issue, c’est l’aperçu, pour la postérité, de ce qu’étaient les A-Listers de l’année. Outre-Atlantique, ça glose pas mal sur le fait que ce numéro de mars 2014 met en Une pas moins de six acteurs « de couleur » : Chiwetel Ejiofor, Idris Elba, Michael B. Jordan, Chadwick Boseman, Naomie Harris et Lupita Nyong’o. Et par « de couleur », ils veulent dire noirs, hein. C’est bien simple, c’est presque autant qu’il n’y en avait eu dans toutes les éditions du Hollywood Issue réunies. Et on en est à la vingtième édition. Auparavant, il y avait eu des apparitions d’Angela Bassett (en 1995), de Will Smith (en 1996), de Jada Pinkett (en 1997), de Djimon Hounsou (en 1998), de Thandie Newton (en 1999), d’Omar Epps (aussi en 1999), de Don Cheadle (en 2003), de Chris Rock (en 2007), de Kerry Washington (en 2005), de Zoë Saldana (en 2008), d’Anthony Mackie (en 2011) et de Adepero Oduye (en 2012). Absences curieuses : Halle Berry, Jamie Foxx, Denzel Washington, Samuel L. Jackson… Et si c’est rafraîchissant, c’est surtout un peu triste qu’on soit en 2014 et que ce soit un « évènement » de constater que, ça y est, Hollywood a (un peu) dépassé le racisme et le quota du black de service. D’ailleurs, le constater, n’est-ce pas déjà le souligner, comme si les acteurs noirs n’étaient pas juste des acteurs, au même titre que Tom Hanks ou Leonardo DiCaprio ? N’en restent pas moins de superbes clichés comme seuls de grands amoureux du glamour comme Mario Testino ou Annie Leibovitz savent les mettre en scène.

 

 

Le très laid cru (laid cru, huhu) 2013 (l’exception, peut-être le pire en vingt ans)

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2012, qui avait flairé sans le savoir le duel entre Jennifer Lawrence et Jessica Chastain aux oscars 2013

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2011, quand Ryan Reynolds était presque le roi d’Hollywood

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2010, The Virgin Suicides issue

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2009, l’exception Obama

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2008, quand on croyait qu’America Ferrera ferait autre chose qu’Ugly Betty

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2007, édition couilles

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2006, la couverture culte

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2005. Kate Winslet attendait désespérément son oscar, Kate Bosworth était un espoir, Sienna Miller avait une carrière

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2004, la classe : à part Alison Lohman, aucune disparue au compteur

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2003, première édition couilles

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2002, l’année qui sentait les 90’s

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2001, duel de générations

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2000, smells like (white) teen spirit

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1999, l’essor des blondes next door

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1998, cru glacé (et Vince Vaughn était mince)

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1997, quand Jennifer Lopez, Renée Zellweger et Charlize Theron étaient des espoirs hollywoodiens

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1996, quand on croyait que les brushing des 90’s étaient mieux que ceux des 80’s (et puis, la pose swag de Matthew McConaughey <3)

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1995, les méconnaissables quadra/quinqua d’aujourd’hui (Julianne Moore !!)

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C’est, globalement, toujours intéressant de revoir ce qui caractérisait chaque époque : le photographe choisi, les acteurs stars, l’esthétique du moment. On voit par exemple que Meryl Streep est vraiment redevenue à la mode au tournant du siècle, que Scarlett Johansson fascinait les photographes il y a dix ans (trois Hollywood Issues de suite !) et que Jennifer Lawrence prend le relai aujourd’hui, que Sarah Jessica Parker évoquait déjà furieusement Carrie Bradshaw lorsqu’elle n’était qu’une valeur montante du ciné trois ans avant le début de Sex and The City, ou encore que le bankable hollywoodien des 90’s était beaucoup plus orienté teenagers qu’aujourd’hui, où Vanity Fair préfère lustrer l’égo de personnalités qui ne seront peut-être pas au générique de American Sex Rigolo Academy ou de Fast & Furious 14, mais qui leur assureront quelques interviews et couvertures de prestige dans les prochaines années. Les temps changent, même à Holllywood.