Archives de catégorie : Pop-Pouffe

La Pop-Pouffe d’octobre

 


 

 

Bon an mal an, le troisième album studio de Charli XCX se rapproche. Bon, il n’a toujours pas de titre ni de date de sortie, mais huit mois après la sortie de l’EP Vroom Vroom, les choses semblent enfin s’accélérer avec la sortie de After The Afterparty (feat. Lil Yachty), le premier vrai single officiel du futur album. Et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est… rose. Avec des zombies roses mais rose quand même. On peut donc s’attendre à ce que la jeune chanteuse continue à jouer sur la même ambivalence entre bubble gum et rébellion rock dans sa pop en 2017. Ce qui tombe plutôt bien, parce que c’est pour ça que ses fans l’aiment. Reste à savoir si c’est pour cette fois-ci, surfant sur les souvenirs de Fancy et Boom Clap (ses deux seuls véritables hits à avoir atteint le grand public), que Charli XCX va devenir la superstar mainstream qu’elle est destinée à être.

La Pop-Pouffe de septembre

 

 

 

C’est donc le single Ain’t My Fault, avec ses cuivres et on ambiance de stades, qui aura la difficile mission de succéder à Lush Life, le sleeper hit increvable qui a traversé la moitié de l’année sur les ondes et en ligne, faisant de la suédoise l’une des popstars les plus prometteuses du moment. On ne comptera pas vraiment sa participation au single de David Guetta pour l’Euro, qu’on a tous assez rapidement zappé, ni le duo Never Forget You avec MNEK, qui a pourtant eu un certain succès depuis sa sortie en juillet 2015 (mais rien à faire, c’est Lush Life qui a continué à squatter les playlists).

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La Pop-Pouffe d’août

 


 

 

Héritière spirituelle de Lily Allen, dont elle a vite repris les atours de « petite peste de la pop UK », qui n’a pas la langue dans sa poche et ne se fait pas que des potes lors de ses interviews, Cher Lloyd n’a pas vraiment connu, pour le moment, le succès de son aînée. Nouvelle tentative ce mois-ci avec le single Activated, probable prélude à un troisième album studio, sur son nouveau label Universal, qui l’a signée malgré deux premiers albums, chez Epic, qui n’ont pas vraiment rencontré le succès escompté. La vie n’est pas simple pour les ex-candidats de télé-crochets, et la malheureuse Cher Lloyd n’échappe pas à la règle.  Toutefois, il faut apprécier sa persévérance et son envie, puisqu’elle ne lâche pas l’affaire, cinq ans après The X-Factor, et qu’elle tente encore de produire quelque chose de dansant et catchy, dans un paysage pop où tout le monde semble avoir décidé de donner dans l’introspection tristouille, les rythmes lounge et les sonorités s.é.r.i.e.u.s.e.s. Allez, Cher, encore un peu de patience et de boulot, et tu devrais enfin avoir un hit mainstream. Tu as le label qu’il faut pour ça, maintenant, et surtout, on ne devrait plus tarder à se lasser d’écouter les machins pas fun de Beyoncé et de Rihanna qui veulent absolument qu’on les prenne pour des « vraies » artistes (parce que, c’est bien connu, les hits, la dance, le fun, c’est caca) : à ce moment-là, on sera contents de retrouver des pop-pouffes vraiment prêtes à nous faire marrer sur les plages, et ton moment viendra. Après tout, Zara Larsson a bien eu le sien.

La Pop-Pouffe de juillet

 

 

 

Il y a une quinzaine d’année, entre so mythique duo avec Spiller Groovejet en 2000  et son hit paneuropéen Murder On The Dancefloor en 2002, Sophie Ellis-Bextor semblait destinée à une carrière de popstar au firmament des charts, au moins pour quelque années. La suite, on la connait : lâchement abandonnée par les diffuseurs radios et par les fans dès son deuxième album, puis par son label avant son troisième, elle a repris les choses en main, créé son propre label… mais globalement galéré à pondre un hit potable et capable de traverser la Manche pendant quelques années. En 2014, à la suite de sa participation au Danse avec les stars anglais, le public de son pays natal la redécouvre et lui permet de classer son cinquième album, Wanderlust, à la quatrième place (son meilleur classement en plus de dix ans pour un album). Personnellement, ce virage indé Lana-del-Resque m’a un peu laissé de marbre, et c’est avec plaisir que je la retrouve, en 2016, avec un son plus jovial, plus pop et plus dansant, comme tous ceux qui l’ont aimée depuis le début, je suppose. Elle est d’ailleurs resplendissante, et ses explorations (vestimentaires et de make-up) plutôt audacieuses rappellent la science du look du mannequin atypique qu’elle était avant de chanter. Bien évidemment, à désormais 37 piges, ça devient compliqué d’intéresser les radios à hits et les ados des années 2010, et la probabilité de voir l’album Familia accoucher d’un tube qui tournera en boucle sur les ondes françaises est faible. Mais qui sait, ce Come With Us, avec son refrain efficace, pourrait au moins reconnecter la popstar anglaise avec la frange du public qui l’a perdue de vue depuis Trip The Light Fantastic, ou depuis ses featurings un peu douteux sur des singles de DJs…