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La Pop-Pouffe de septembre


Pink – So What (HQ)
envoyé par wonderful-life1989

Aujourd’hui, sur le bloug, pour la hipness on repassera. C’est vrai que niveau découverte musicale au comble de la hype, ce ne sera pas pour ce mois-ci, vu que le dernier clip de Pink passe partout depuis un mois déjà. En même temps, j’ai déjà fait découvrir Lady Gaga à certaines pintades de mon entourage privilégié à l’occasion de ma playlist de morue de l’été 2008, alors un peu d’indulgence, crotte de bique à ressort!
Donc, revenons à nos moutons, et vantons la pop-pouffe de ce beau mois de septembre, la radieuse Alecia Moore, qui faute de se renouveler continue de proposer de la mélodie pop entraînante, en s’acharnant à hurler qu’elle est une rebelle, pas une bimbo, sous couvert de clips pseudo-trash. Le potentiel de succès est généralement assez bon, même si la demoiselle a essuyé quelques déceptions ici ou là. Ainsi, on peut penser à la période de l’album Try This, en 2003-2004: qui se souvient de Trouble, de God is a DJ ou de Feel good time (qu’évidemment, en bon dindon, j’ai adorés)?… Personne, c’est bien ce que je pensais. Ces sinegueules ont pourtant été matraqués comme il faut en radio, mais la mayonnaise n’avait pas pris (du moins pas en France). Cette nouvelle chanson a tout de même des chances de rencontrer un public désormais habitué mais toujours content des frasques de Pink. La petite histoire qui veut que son ex-mari apparaisse dans le clip afin de la reconquérir (genre on est potes, tu vois comme on est complices, chérie? Alleeeeez, reviens…) ajoute une micro-dose d’intérêt à la chanson.

Parce que bon, on va pas non plus se leurrer (vous aurez remarqué que je ne me leurre jamais): musicalement, cette nouvelle friandise pop-pouffe ne révolutionne pas non plus la pâtisserie. Mais ce n’était pas dans son cahier des charges. Et puis, si une pop-pouffe doit en plus être révolutionnaire, je vais jamais réussir à vous en trouver une par mois!!

La Pop-Pouffe d’août

… ou le clip qui fait mal à la tête. Pour ma deuxième pop-pouffe du mois, je mets la barre très haut avec une reine quasi-incontestée du genre (disons qu’elle partage ce titre, dans mon coeur et dans celui de quelques autres, avec d’éminentes collègues botoxées/ droguées/ bourrées/ bitches… ou un peu tout ça à la fois). Après le très classieux « 2 hearts » (si, si!), le très dancefloor « In my arms » et le très raté « Wow », Kylie dégaine donc « The one », le quatrième extrait de son album X.

Ambiance rétro dance (on se croirait un peu en 1993) pour la musique, visuel kitsch entre lumière, couleur et « je dis yes à la night », look de catin. Une recette qui a fait ses preuves… Enfin, sauf le kaléidoscope, parce que là, vraiment, à la fin du clip on a juste envie de hurler « STOOOOOP!! ».

Et en ce qui concerne le potentiel tubesque, ma brave dame? Bah comme d’hab’: ça peut éventuellement rester en tête si c’est correctement matraqué en radio, personnellement je trouve ça plutôt réussi même si ce n’est pas ma préférée de l’album (mais qu’est-ce qu’elle attend pour sortir « Like a drug » en sinegueule, cette gourde??). Je pense hélas que la gentille pin-up australienne ne fera pas de gros tube interplanétaire avec ça. Et niveau paroles… bah c’est du Kylie, quoi. On aurait pu s’attendre à l’album de la maturité et de la rédemption après son cancer du sein, mais globalement on reste sur du « Oooh Yeah, baby with me on the dancefloor, Love me love me, I love you Yeah… The dancefloor, yeah, Wow wow wow wow, I like to dance, Oh yeah baby… ». Comme sur tout le reste de l’album. Et comme sur l’intégralité de la discographie de Kylie, d’ailleurs.

Certaines choses ne changent pas, malgré l’âge, malgré les épreuves de la vie et malgré la nécessité, parfois, de rechercher un peu de sens à tout ça. Kylie est une pop-pouffe, et elle n’allait certainement pa changer à cause de ses problèmes perso. Et d’une certaine manière, tant mieux.

La Pop-Pouffe de juillet

 

C’est décidé, j’assume ma passion pour les chanteuses pop-pouffes, il y aura donc ici une rubrique mensuelle (aux alentours du quand je veux de chaque mois) consacrée à ces déesses plus ou moins éphémères de la pop-culture actuelle.

Probablement condamnée à rester, chez nous, une obscure chanteuse de variétoche acidulée inconnue du grand public (ou, à la limite, à ne faire qu’un seul tube en Europe, ce qui sera déjà pas mal) comme autant de ses consœurs adulées aux Etats-Unis, Katy Perry a pourtant un petit truc pour faire parler d’elle. D’abord, elle a atteint la première place des charts US avec ce nouveau titre, qui succède à un Ur so gay qui m’avait inspiré un post il y a quelques semaines… Certes, atteindre la première place des charts, c’est pas forcément un gage de qualité ; ce serait même plutôt le contraire, vu qu’en ce moment chez nous c’est quand même William « ma main sur ton p’tit cul » Baldé qui occupe cette place. Bah ouais, en France, on achète en masse des chansons à texte : la preuve, les tubes les plus vendus de ces dernières années sont les douces mélodies pas du tout irritantes de Ilona Mitrecey, DJ Bobo, Koxie, Kamini… Bref, que du néo-Léo Ferré.

Mais nos cousins amerloques, ils ont vachement meilleur goût. D’abord, ils ont 50 Cent, Genuine, LL Cool J et toute une clique de mecs classes qui aiment les femmes libérées et la vie simple. Et ça c’est cool. Ensuite, ils ont plein de chanteuses méconnues en Europe comme Katy Perry, qu’on a vaguement entendues un jour en France et qui ont disparu de la circulation par la suite pour devenir actrices de séries Z ou animatrices de real TV shows sur MTV. Si vous vous souvenez de Mandy Moore, de Kelly Clarkson, de Jessica Simpson ou de Hilary Duff, vous me comprenez.

Et c’est là qu’intervient le deuxième trait distinctif de Katy Perry : quand ses copines chantent de la soupe sur leurs émois amoureux pour le beau gosse du lycée, elle a l’air de s’être fait une spécialité de parler d’ambivalence sexuelle. Et ça, c’est un bon plan quand le public est essentiellement composé d’ados boutonneux aux hormones déchaînées (comment ça, je ne devrais pas me sentir concerné??). Z’avez qu’à demander aux deux connasses de T.A.T.U!

Alors bon, c’est pas la chanson de l’année, non plus, mais c’est un bon « earworm »! Et si ça pouvait dégommer William Baldé de nos ondes FM pourries, ça ne me déplairait pas…