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David Hasselhoff – True Survivor

 

 

Parfois (pour ne pas dire souvent), une chanson est plus qu’une chanson : elle est un support marketing. David Hasselhoff, risée du web devant l’éternel, a au moins le mérite de faire montre d’humour et de conscience assumée de son statut de meme des Internets. Si l’ancienne star de K-2000 et d’Alerte à Malibu a eu un peu de mal à enchaîner, niveau carrière, depuis les années 90, revenant essentiellement dans l’actualité pour de mauvaises raisons ( si on résume, résurgence d’intérêt pour Hooked on a feeling et vidéo de lui, ivre, en train de bouffer salement), le gars a au moins compris qu’on pouvait toujours tirer quelque chose d’une ringardise un peu spectaculaire. Icône des Allemands, paraît-il, avec sa coupe mulet et ses chansons craignos, le grand David revient donc en force en 2015 avec un objectif affiché : win the Internet.

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Où je me rends compte que (ma) jeunesse = préhistoire

Encore fallait-il y penser. Mais moi, ça m’a décroché un sourire, alors même que mon premier café n’était pas encore avalé.

Globalement, j’aime beaucoup le positionnement coloré et décalé des campagnes TV et affichage d’Apple pour l’Ipod. Reprendre ici, avec une réplique cultissime de cinéma, l’esprit des campagnes de la marque à la pomme (en en citant explicitement le produit phare, en plus) est probablement risqué, mais surtout très « impactant ». Pfff, voila que je parle comme une connasse qui bosse dans la com’, maintenant. Cette station de radio (dont j’ignorais jusqu’à l’existence, pour dire la vérité), a donc ici eu une très bonne idée. Le coup de « l’ancêtre » est vraiment bien pensé et bien assumé, montrant une identité de marque (en l’occurence de radio) qui a su faire preuve de recul sur elle même et d’autodérision. Je ne sais pas si on va beaucoup la voir, mais j’aime vraiment bien.

Dans un second temps, cela me rend tout nostalgique de mes vieilles cassettes où, il y a encore une dizaine d’années (oui, les CDs existaient déjà à l’époque, et alors?? J’aimais bien les cassettes ré-enregistrables et mon tout premier baladeur, qui était à cassettes). C’était le temps des premiers émois, des premières compils pompées sur mes radios musicales de merde, des premières rébellions contre mes parents (« Jacques Brel?? C’est ringaaaaard!! »), des premières expériences culturelles en général. Aujourd’hui, si je retrouvais une de mes vieilles cassettes que je mettais de force dans l’autoradio familial dès que nous nous déplacions en voiture, je n’y reconnaîtrais plus rien, à mon avis. Pour une Madonna restée célèbre, combien de Alice Deejay, de Norma Rae, de Lois Andrea, de Ann Lee, de Kim Kay, de Gala, de Bambi Cruz, de Ace of Base, de Ménélik ou d’Alliance Ethnik? Il nous reste bien un infime espoir de revoir un jour cette pauvre Ophélie Winter, mais il diminue de mois en mois… (soupir de tristesse).

Quelque part, si « video killed the radio stars », l’Ipod a aussi été, parallèlement à tous les lecteurs mp3 qui sont arrivés à peu près en même temps que lui sur le marché, une vraie révolution culturelle, qui a fait passer ma manière de consommer la musique dans la catégorie « ancêtres croulants »… C’est une belle progression dans la technologie, la qualité de son, voire la démocratisation de la musique, mais quel dommage pour le charme désuet de la compil’ maison. Réussir à caler la cassette à la seconde près, pour ne pas enregistrer par erreur le jingle de début et pour ne pas non plus empiéter sur la chanson précédente, c’était tout simplement proustien (et absolument asimovesque)! Quel dommage de priver nos actuels jeunes niais prépubères de la joie de guetter une intro de Mylène Farmer (ou d’Hélène Ségara, hein, pour ceux qui préfèrent la grande musique) pour réussir à ne pas en louper la première seconde! Ouais, je suis un peu vieux jeu sur les bords, on me le dit tout le temps. Et j’assume. Et je vous dis prout.

Alors même si je passe pour un ringard aujourd’hui en continuant à acheter des CDs, je reste convaincu du charme des objets, y compris (et surtout) lorsqu’il s’agit de musique, parce j’aime bien les regarder, les toucher, les savoir dans ma poche ou dans mon sac, plus palpables qu’une information enregistrée quelque part tout au fond de la mémoire d’un lecteur mp3 (pourtant, j’en ai un). Et du coup, réac’ comme je suis, j’aime bien savoir que tout le monde n’a pas oublié la bonne vieille cassette avec son son tout pourri, sa souplesse de caractère et ses chansons so 90’s qui, quelque part au fond d’un tiroir, dans les anciennes chambres de nombreux ex-adolescents, continuent de dormir.

Je vais essayer de retrouver une vieille compil’ de mes 12 ans, tiens, un de ces quatre. Question, toutefois: ai-je encore un appareil capable de les lire?…

Le buzz Internet du jour, ou comment mon boulot commence à me phagocyter le cerveau…

Après les lapins roses érotomanes, les gourdes WASP. Désolé si je me répète un peu, ici, mais que voulez-vous, c’est le métier qui rentre. Donc, pas la peine d’épiloguer sur les 35 heures du lapin, qui de toute façon ressemblent plutôt à une espèce de private joke où le grand public n’était pas invité. Passons plutôt à notre bonne vieille ménagère de moins de 50 ans, elle n’est pas blogueuse, elle, elle n’est pas dans l’obsession du buzz et du teasing, et elle se limite à afficher un sourire béat devant la riante perspective de laver des slips en cotons. Déjà, on se sent vachement plus concerné, là, au fond. J’aperçois même un lecteur pervers qui espérait via son moteur de recherche tomber sur une ménagère nymphomane en string. Comme quoi, il y a des mots magiques sur Internet: n’hésitons pas à nous en servir, le vil opportunisme n’a rien de bien méchant à ma modeste échelle. Depuis quelque temps, on peut voir sur les affichages publics, mais aussi, apparemment, à la télé (quelqu’un a vu ça quelque part?), une campagne pour Le Produit. Une sorte de petit objet/truc/service indéterminé qui aurait la vertu de repasser à notre place, de rendre notre vie sociale plus facile, d’améliorer nos relations avec notre patron… Le tout dans une esthétique old school mettant en scène des ménagères comme dans les pubs des 1950’s, arborant sourire béat et brushing impeccable face à leur boîte de lessive en poudre… Hmmm, voila qui est fort alléchant.
Le buzz, c’est évidemment d’inviter les gens à se questionner: qu’est-ce que c’est que ce truc?? En plus, il a des vertus a priori géniales: on croirait presque qu’il va nous rendre beaux et nous offrir une vie sexuelle plus intéressante que celle de Madonna en 1987… A ceci près qu’il ne le promet pas.
On parle beaucoup de ce buzz/teasing en ce moment parce qu’il a eu la bonne idée de proposer une source simple à consulter pour les curieux: un site Internet au nom archi-facile à retenir, http://www.leproduit.fr/. Seul souci: le référencement Internet, justement, est tout pourri: si on tape le produit sur Google, c’est super dur de tomber sur le site. De même, je n’ai rien vu sur les blogs (influents ou non). Bref, cela donne l’impression confuse qu’on cherche à susciter la curiosité sans vraiment s’en donner la peine… Dommage.
Alors, que sera Le Produit? Un vibromasseur qui tond la pelouse*? Une pilule miracle qui rend aimable et chanceux? Un service à la personne?… Réponse mercredi 21 mai à 6h du matin. Une fois de plus, tout le monde s’en tape en dehors du petit monde de la com’, et une fois de plus, comme une tâche, j’en parle!
* allusion empruntée à une citation de Madonna: « Pourquoi Dieu a-t-il inventé les hommes? Parce que les vibrommasseurs ne peuvent pas tondre la pelouse… ». C’est con, sans doute apocryphe, mais ça m’a toujours fait marrer.

35 heures avec un sex toy à 1,5 volt

Aujourd’hui, je n’ai tellement rien eu à faire de ma journée que je me suis fossilisé sur mon clavier d’ordinateur. Donc, faute d’avoir quelque chose à raconter, je vais évoquer un buzz Internet. Bah oui, à zoner sur Internet toute la journée, on finit par tomber sur des trucs dont on n’aurait jamais entendu parler autrement!
Donc aujourd’hui: les 35h du lapin. Vous l’avez remarqué, la marque de piles Duracell communique depuis des siècles (en fait, 35 ans, pour être précis), au risque de se ringardiser dangereusement (en même temps, va ringardiser le marché des piles, toi), avec la même mascotte: un lapin rose à pile, qui fonctionne vachement mieux quand on lui met une pile Duracell dans le derrière que quand on compromet sa chasteté avec une pile ordinaire, genre celle que tu achèterais juste à côté dans le rayon du supermarché. Oui, parfaitement, juste à côté, dans le même rayon avec une différence de prix mineure. Parce que, ne nous leurrons pas, Duracell, c’est une pile ordinaire, qui te promet les mêmes choses que les piles concurrentes genre Energizer: de l’efficacité durable. Quiconque a essayé une autre marque n’a probablement jamais perçu la différence. Car en fait la différence, elle est là: le lapin! Avec une mascotte marrante qui court le marathon avec une pile dans le rectum, on touche les gens, forcément.
Et pour célébrer les 35 ans de cette véritable icône des moeurs sexuelles dépravées, quoi de mieux que de créer un petit buzz sur Internet autour d’elle? Au moins, comme ça, on la montrera ailleurs que dans ses spots publicitaires qui racontent tous la même histoire depuis des sièc… euh, 35 ans. Cela s’appelle les 35 heures du lapin, et c’est une bizarrerie qui intrigue tout le monde depuis quelques jours: on va enfermer, de vendredi soir minuit à dimanche matin 11h, 35 blogueurs ensemble, pour ce qui sera donc un séjour en autarcie de 35 heures. Chouette. Mais quoi? Ils vont jsute être enfermés? Ils seront connectés à Internet? Ils seront filmés comme dans le Loft? Ils devront manger des yeux d’autruches?…
Non, mes enfants: ils vont défier le lapin rose en se mettant des piles dans le rect… Non, je plaisante, ils vont défier le lapin en restant éveillés 35 heures d’affilée, comme une bonne vieille pile qui dure plus longtemps… Beaucoup, beaucoup plus longtemps. A partir de là, les interrogations fusent: vont-ils courir des courses effrénées comme le lapin rose, escalader des montagnes comme le lapin rose, tenir toute la nuit après une dure journée de travail pour engrosser la lapine rose?… Le suspense est insoutenable, et l’éventail des possibilités donne le vertige!
Je sens que vous êtes transcendés, là!
Tout ça pour dire que: « Gné? ». C’est quand même nul, le principe d’un buzz: je ne vois absolument pas l’intérêt ni le message de l’opération, mais ça me rend curieux et j’en parle. Comme quoi un buzz qui marche, c’est juste un événement ou une information qui plonge tout le monde dans un suspense hitchcockien absurde, probablement sans aucun fondement intéressant au bout du compte. Pour faire parler les cons, quoi… Mais ça, on verra bien vendredi soir (ou plutôt samedi, parce que bon, j’ai des choses à faire vendredi soir, moi, je vais pas non plus attendre que 35 blogueurs/lofteurs surgissent sur mon écran d’ordi à minuit)!
En tout cas, pour ceux qui veulent voir les lofteurs:
– s’entretuer, tapez 1;
– s’ébattre dans la piscine, tapez 2;
– tester des jouets sexuels à piles, tapez 3…