Archives de catégorie : Télévision

Le sublime ou le creux? J’aime les deux!

Alors que la campagne présidentielle continue de battre son plein et que Britney Spears s’ébat en vidéo dans des clubs de strip-tease, je fais ce soir des constats alarmants dans ma vraie vie. Le premier, c’est évidemment la pollution commentairienne qui sévit depuis hier: je m’efforcerai, comme promis, de suivre le rythme, même si je ne garantis rien pour la période des exams (mais si, vous savez, cette formalité administrative qui se profile pour dans deux mois!). En tout cas, je suis ravi que vous ayez des avis! Le second, c’est la haine irrépressible que m’inspirent les transports en commun, après une nouvelle tentative d’expérience extrême (j’ai pris le tram!!). Verdict: il fait trop chaud, on est serrés, ça pue, il y a toujours un boulet pour bloquer la fermeture des portes et nous bloquer 5 minutes en station… Réflexe d’enfant pourri gâté, mais on ne se refait pas, je préfère vraiment la voiture!
Côté Télé, je suis tout à l’heure tombé sur Les Guignols de l’info, et vraiment, je me demande pourquoi cet acharnement sur le look de Jean-Louis Borloo, supposé être négligé voire crade. Ils ont quand même fait un sketch sur Borloo qui se rend aux Restos du coeur, où il n’y a plus de soupe, et propose de faire infuser sa veste dégueu’ qu’il a pas lavée depuis trois mois et sur laquelle il a bavé plein de bonnes choses… Outre l’aspect un peu limite par rapport aux Restos, je me demande si cette réputation de mec crade est fondée. Il y a aussi l’affaire du parrainage acheté puis déchiré par Rachid Nekkaz qui passait au zapping, et j’ai trouvé le geste intéressant, notamment en matière de communication! Pour l’aspect plus superficiel des choses (après tout, ce blog a une ligne directrice), et avant de vous en remettre une couche de politique, je promets de regarder le Vis ma vie de Flavie, ce soir, histoire d’être plus gras demain!
Sinon, je suis au regret de constater que ça y est, Philippe de Villiers a obtenu ses 500 parrainages pour l’élection présidentielle. Bon, je suis pour le pluralisme, ne vous méprenez pas, mais là, avec son plafonnement à 1% d’intentions de vote et l’absence de Bruno Mégret, je vois mal qui va barrer la route à Le Pen, qu’on dit sous-estimé… On verra bien, mais entre ça, la progression de Bayrou, et la stabilité de Sarkozy, le second tour ne me semble vraiment pas acquis pour Ségolène Royal! D’ailleurs, et parce qu’on n’est pas obligés d’écrire que des conneries, je me pose une question: comment percevoir le paysage partisan français, à la suite d’une nouvelle présidentielle où le PS ne serait pas présent au second tour? Je sais, c’est chiant comme sujet, mais je me pose vraiment la question. Le coup de 2002, c’est un accident, un terrible accident. Mais si ça se reproduit en 2007? On se dirigerait alors peut-être vers un système bipartisan qui ne s’assume pas (ce qu’on a déjà), avec un parti de droite et un autre encore plus de droite, comme aux Etats-Unis? Quelle place pour une gauche qui ne gagne plus les élections majeures?… Voila, ce soir, j’angoisse un peu, et je m’interroge.
Je termine sur une note légère (sauf pour l’intéressée). Voici la réplique de J.P., professeur anonyme mais qui fait peur, à une cacahuète blonde qui débarque pour son grand oral: « NON MAIS T’AS PAS ENTENDU L’ALARME INCENDIE (grognasse)?? DEGAGE!! ».
Oui, vous voulez rester anonymes, mais j’aime bien balancer… sur les cacahuètes grillées!

« J’en peux plus… J’vais dormir comme une masse »

Aujourd’hui, kiki33 m’a TUER… Je ne sais pas si c’est mon incapacité chronique à me coucher tôt, ou la nonchalante indifférence que m’inspirent les thèmes, auteurs et obscurs bouquins longuement présentés pendant ce cours, mais j’ai bien failli piquer du nez pour la millionième fois depuis le début de l’année. Et surtout, surtout, n’en déplaise à nos amis journalistes: je ne lirai plus jamais un journal de la même façon!
En même temps, je ne peux blâmer personne pour aujourd’hui, vu que la culture gé m’a paru bien longue également, et avait déjà failli me voir tomber de ma chaise. Je crois qu’il faut qu’on reprenne les exposés sur le sport, au moins il y avait des cinglés que ça réveillait et que ça stimulait, le lundi matin! 😉
La séance « et si on disait des trucs méchants? » m’a détendu, mais avec tout ça j’ai encore rien glandé de la journée! Bof, je ne sais pas trop quoi retenir de ce lundi, à part que les profs canadiens ont l’accent marrant de leurs compatriotes francophones. Je n’ai toujours pas compris la différence entre le Québec, l’Arcadie et le New Brunswick, mais ce monsieur a l’air gentil. En plus, il estime que rester assis sur une chaise pendant une heure et demie est inhumain (bof, nous, depuis le temps, on s’était habitués!), et nous propose donc une petite pause dans la salle. En gros, ça donne un levé/étiré/piétiné: c’est visuellement ridicule, mais ça met plutôt de bonne humeur pour un cours qui finit (soupir…) à 20h. Depuis, je songe intensément à lire Pélagie-la-Charette. Après tout, c’est quand même le Goncourt 1979!
Sinon, pas de surprise marrante du côté de Chirac hier soir. Dommage. Ce qui n’empêche que je l’ai trouvé assez digne, même si je sais que le bonhomme n’est pas forcément au bout du rouleau non plus. C’est dur à admettre, mais il a une bouille sympa, le chef de l’Etat. On a presque envie de lui donner son passeport pour la postérité historique. N’en déplaise à M. Le Pen qui, interrompu par Claire Chazal dans son énumération des horreurs du bilan de notre Président, a lancé un « Que Dieu lui pardonne! », de fort bon goût… Alors, Jacques Chirac soutiendra-t-il ouvertement Sarkozy? On verra bien, mais à présent je pense que oui: la guéguerre interne de l’UMP semble perdue pour les chiraquiens, de toute façon. Alors pourquoi ne pas faire bonne figure et avoir l’air unis? Le roquet a gagné! On ne peut même plus compter sur les personnages-clés de l’Etat pour nous surprendre… Le Grand journal de Canal nous la jouait rediff’, ce soir, et je boycotte la nauséeuse soirée serial killer (« un quoi?? ») de M6. Je me fossilise donc officiellement devant mon ordinateur. Sauvez moi!! Rendez-moi la télé!! Y a même pas de Confessions intimes, ce soir!

L’Eurovision 2007… au moins, on se sera marrés!

Hier soir, le fait de faire chambre (et donc télécommande) commune avec un allemand fan de l’Eurovision a eu un effet inévitable: il a fallu se taper la soirée de sélection du candidat français sur France 3. Bon, je vais pas mentir, j’étais curieux de voir ce que ça allait donner, vu les gamelles récurrentes que la France se ramasse à ce vénérable concours. La fadasse candidate de l’année dernière, pas vraiment aidée par l’encore plus fadasse chanson du mollasson Corneille, m’avait laissé sur ma faim. En effet, « Il était temps », avec sa mélodie toute pourrie et son rythme à ronfler, n’a pas volé, à mon sens, sa place de quasi-lanterne rouge. Alors cette année, je m’inquiétais de revoir les chaînes du service public nous proposer à nouveau de désigner le candidat démocratiquement. La démocratie n’est pas forcément gage de succès dans la chanson, y’a qu’à regarder la pauvre Magalie Vaé, qui en plus de ses douze ventes de disques, morfle bien depuis un an et son « élection démocratique » à la Star Ac…
Mais cette année, France Télévisions a fait les choses bien, avec une vraie sélection à proposer au public (l’année dernière, les protégés de Pascal-bite des noirs-Sevran n’étaient que trois). Hier soir, ils étaient dix, et c’était plutôt éclectique: du rock, du rap, du raï; pas mal de groupes, quelques chanteuses, pas de chanteur (ou alors, le pauvre garçon devait être très insignifiant, pour que je l’aie déjà oublié)! Ce qui était bien, c’est qu’au lieu de choisir un interprète qui allait devoir se farcir une chanson écrite par Corneille ou Patrick Bruel, cette année, c’étaient tous des artistes qui proposaient une chanson originale « clés en main ».
Je retiendrai deux ou trois choses: les majorettes barges que Philippe Katerine a pris sous son aile, d’abord. Leur chanson « Vive Papa » était vraiment marrante, bien qu’un peu agressive à l’oreille, mais je n’ai pas réussi à la sortir de ma tête de la soirée. Bon, aujourd’hui, par contre, j’ai oublié, faut pas déconner non plus! Les Wampas étaient très bien, avec leur « Faut voter pour nous! » sautillant et entraînant. Voir Didier Wampas se vautrer sur les genoux d’une pauvre mamie qui traînait là et n’en demandait pas tant, c’était rigolo, et bien plus rock’n’roll que les élèves de la Sevran Academy! Il y avait aussi une martiniquaise, qui a chanté une chanson folklorique pas trop mal, et en tout dernier une espèce de pseudo-Lorie risible. D’accord, comme le dit mon amoureux, qui connaît toutes les éditions de l’Eurovision par coeur, elle avait une chanson « typiquement Eurovision ». Mais bon, déjà, avec le titre, « Comme un rêve », c’était mal parti. Après, il y a eu la prestation de la demoiselle, et c’était… comment dire… Loriesque! Cela dit, ça m’aurait fait bien rire de voir Lorie bis, avec ses danseurs beaux gosses du lycée dansant dans leurs salopettes rose vif, se tauler, ou même gagner, à l’Eurovision!
Finalement, le public, qui a eu la gentillesse d’accepter de voter pour cet enjeu dramatique essentiel, a fini par désigner les Fatals Picards, qui l’ont emporté face à un groupe de musique urbaine, Medi-T. Les deux chansons étaient sympas, celle des Fatals Picards est plus marrante. Est-ce qu’on remportera l’Eurovision avec « L’amour à la française »? Rien n’est moins sûr, je ne pense pas qu’ils vont faire gagner un groupe décalé deux années de suite… et l’année dernière, les finlandais de Lordi étaient bien déjantés!
De toute façon, on s’en fout un peu, ça fait trente ans qu’on gagne plus l’Eurovision, et c’est pas non plus la coupe du monde de foot: le moral du pays ne va pas baisser si on perd! Déjà que c’est stupide quand il s’agit du foot, mais là, on serait carrément ridicules… Oui, j’aime pas le foot, t’as un problème?
Sinon, ce soir, il y a la Nouvelle Star sur M6… Je ne sais pas si je vais regarder, compte-tenu du fait que c’est une perte de temps totale (comme à peu près tous mes instants devant la télé), mais c’est vrai que c’est tentant: les premiers castings, avec leurs concerts de casseroles, sont souvent de grands moments musicaux pour les mélomanes les plus avertis! En plus, il y a le casting de Bordeaux, je reconnaîtrai peut-être quelqu’un…

L’émission de qualité du lundi soir

Depuis que Bataille et Fontaine ont déclaré forfait (ou ont été virés de TF1 pour avoir osé faire moins de 30% de part d’audience, je ne sais plus), les deuxièmes parties de soirée du lundi sont bien tristes, sur TF1. Le rideau avait cet immense avantage qu’il permettait de faire autre chose pendant (genre la vaisselle, oui, j’ai une vie passionnante), vu qu’une fois qu’on avait saisi l’enjeu dramatique, il n’y avait plus qu’à attendre. En effet, en moins de 30 secondes (et encore, je suis gentil), on comprenait toute la situation: Micheline voulait revoir sa fille qu’elle avait malencontreusement perdue de vue depuis 20 ans et espérait qu’elle accepterait de lui parler, Monique voulait renouer avec Jean-René qui l’avait plaquée mais qu’elle aimait à la folie… A partir de là, le temps que la prod’ diffuse un reportage pas du tout risible à base de photos personnelles et de commentaires qui n’étaient pas du tout de la prostitution affective, et que la nana de l’émission, qui n’avait vraisemblablement que ça à faire, traverse la France pour amener son enveloppe à l’heureux destinataire, on en avait bien pour un quart d’heure par invité à faire monter la sauce du suspense… Juste le temps nécessaire pour nettoyer mes casseroles, donc.
Malheureusement, avec Confessions intimes, c’est beaucoup plus compliqué. Cette fantastique émission propose en effet des sujets sur des gens en crise, souvent des couples, qui se confessent à la caméra de TF1. Enfin, je dis qu’ils se confessent, mais en fait, ces confessions face à la caméra représentent généralement deux phrases, parfois trois. L’essentiel de l’émission consiste plutôt à suivre le couple en crise dans sa vie quotidienne, ce qui donne l’occasion de voir des comportements à la limite du surnaturel. A la fin, la super psy de l’émission, Catherine Müller, explique au couple ce qui ne va pas chez eux. Les deux en prennent acte, s’embrassent pour enterrer la hâche de guerre, et tout est bien qui finit bien.
Hier soir, le sujets étaient prometteurs, mais franchement je ne les ai pas suivis comme je l’aurais voulu. Il faut dire que Confessions intimes est un concept très addictif: les images de la caméra suivant le couple doivent représenter en tout et pour tout 10 miniutes de reportage, pas plus. C’est un peu comme pour l’Île de la tentation, autre programme de haute qualité de TF1: il y a l’annonce du sujet, au début, qui dévoile à peu près 80% de l’intrigue, et des images qui reviennent régulièrement (on annonce le reportage qui viendra après, on remontre les images à la psy, etc.). En conséquence de cela, on a envie de voir des choses qu’on a pas déjà vues dans l’annonce, et on se retrouve à regarder tout le reportage, qui doit contenir 3 minutes de séquences inédites.
Bon, j’en arrive aux sujets d’hier. Il y avait d’abord une espèce de mégère, dont j’ai oublié le nom, qui vit avec un homme qu’elle oblige à faire son ménage tous les jours dès 6h du matin. J’exagère à peine. Après visionnage, je me suis dit que c’était probablement LA femme la plus horrible du monde. Heureusement que Confessions intimes renouvelle régulièrement ce vivier! En gros, comme elle l’a hébergé quand il était dans la mouise, elle estime que ce ménage, il le lui doit. Et comme c’est un homme qui la déçoit beaucoup parce qu’il ne la traite pas « comme une princesse », elle se réfugie dans une belle histoire d’amitié avec sa chienne. Sa chienne, c’est sa seule amie, la seule qui la comprenne vraiment. Alors pour marquer cette relation dans l’esprit des gens, la dame habille et coiffe sa chienne comme elle, et elle est toute fière que les passants se retournent sur son passage dans la rue. Bon, j’ai pas tout suivi, de mon évier, mais en gros, la psy (qui n’était même pas Catherine Müller), a conseillé au couple (la femme et l’homme, pas la femme et la chienne) de songer à assainir légèrement leur relation. Ah bon?
Ensuite, Catherine Müller (ouf, elle n’a pas démissionné!) a pu conseiller un autre couple, Robert et Samantha. Ce sont des noms fictifs, à nouveau, je n’arrive pas à les retenir au-delà de ma nuit de sommeil. Samantha, donc, chante très mal. Comme pas mal de personnes qui chantent mal, elle veut faire carrière dans la chanson. Pour ce faire, elle chante dans les boîtes de sa région en espérant qu’un producteur la repèrera. Robert, lui, souhaiterait que sa femme se consacre à lui et à la ponte de quelques chiards. Incompatibilité sur ce terrain, donc. J’ai bien essayé de voir le talent de Samantha, mais je me suis rendu compte qu’en boîte de nuit, à part danser en snobant son mari et brailler une chanson sur l’estrade à 3h du mat’, ben elle ne s’y prend pas de la meilleure façon pour percer. Je dis ça, je dis rien, si ça se trouve, dans quelques mois Samantha sera n°1 du top albums, mais ça me semble quand même mal parti. Après avoir mis de l’animation au milieu de la clientèle bourrée de la boîte, donc, Samantha s’aperçoit, à la dure réalité du jour, que son mari n’est pas très content. Catherine Müller lui explique qu’elle a une double personnalité: Samantha le jour, et ‘nom de scène de Samantha’ la nuit… Trop contente de se percevoir comme un cas psychologique de type agent secret (et donc spéciale et intéressante), Samantha promet de sauver sa personnalité du jour, pour l’amour de Robert. C’est très beau. Dans six mois, se prenant pour une artiste névrosée, schizophrène, torturée et incomprise de son mari qui continuera à lui demander de pondre des gnafrons, elle demandera à se faire interner ou mettre sous antidépresseurs, et se sentira enfin officiellement spéciale et intéressante.
J’ai décroché au début du dernier reportage, qui mettait en scène David et sa copine. Bon, je n’attaquerai pas sur le physique, c’est pas mon genre. En gros, il l’a cocufiée pas mal de fois depuis le début de leur relation, et elle a perdu confiance en lui. Elle passe son temps à le fliquer, à contrôler les nouveaux numéros de son téléphone et à lui faire les poches. Et quand il a le malheur de croiser un être humain de sexe féminin dans la rue, je vous raconte pas le scandale! Lorsque j’ai éteint ma télé, je commençais à comprendre David…