Calvin Harris – My Way

      Deux choses notables dans ce single somme toute random de Calvin Harris, déjà quatrième

Les joies conjugales de la gueule de bois

Mon amoureux aime beaucoup quand je rentre bourré d’une soirée. Comme hier soir vers 3h30 du matin, par exemple. Je fais du bruit, je pue l’alcool et la clope, voire le vomi, et je ronfle. Un vrai bonheur.
Hier soir a été une belle soirée, et les belles soirées qui fleurent bon la débauche étudiante se font rares. La pendaison de crémaillère d’Alex s’est très bien passée, bien que peuplée de gens que je ne connais pas, voire que je n’avais jamais vus de ma vie. Je me souviens qu’il y avait une chienne sourde, de la vodka polonaise et que j’ai dit aux filles qu’elles étaient belles. Oui, l’alcool me rend lyrique. Parti en dernier, vers 3h, alors que même notre hôtesse s’était pieutée, je commençais à sentir, dans mon estomac délicat, pourquoi il vaut mieux manger avant de picoler. Un petit vomi derrière une bagnole plus tard, je rentre péniblement en titubant, heureusement accompagné d’une amie compatissante (mais pas beaucoup plus en forme que moi, avec le recul), dont je tairai le nom par respect pour son anonymat. Après tout, un jour, elle sera célèbre, alors je veux pas lui faire d’ombre en balançant sur son alcoolisme mondain. En tout cas, j’ai du même coup raté les Victoires de la Musique. Cette cérémonie est chiante et trop longue, mais elle me permet souvent de découvrir des gens dont je n’avais jamais entendu parler. C’est une sorte d’émission de variété bobo, en chiant et trop long, donc. Toujours est-il que je suis content pour Olivia Ruiz et pour Bénabar, parce que je les aime bien. Grand Corps Malade, c’est pas du tout un univers qui m’attire, mais je lui reconnaîs un talent certain. Emilie Simon est géniale, ce n’est pas nouveau, mais c’est gentil de le rappeler. Quant à Diam’s… Beh, c’est dommage, le matraquage toute l’année sur NRJ avait mieux réussi aux boutonneux de Kyo en 2004, je comprends pas…
Ce matin, en fait, le réveil n’a pas été si difficile. J’avais juste peur de me mettre en position debout, je craignais que cela ne déclenche la douleur. Mais rien ne vaut des bras chauds quand on se réveille comme une loque. Et une petite remarque désobligeante sur mon haleine de poney et mes cheveux qui puent la clope, ça revigore! Bon, depuis, il fait la tête, j’ai pas trop compris pourquoi. Je devrais organiser un truc pour passer un peu de temps avec lui, en tête à tête… Juste une petite chose, s’il me lit, et publiquement: je t’aime, mon poussin!

Un bien beau sujet

J’adore les dissertations de culture générale. Non, je n’ai pas honte, et je ne dis pas ça de manière ironique! Je pourrais ne faire que ça de mes journées, tellement je trouve ça génial de traiter d’un sujet, en passant de la télé à l’histoire, de la littérature à la presse people, du cinéma à la chanson, en rendant l’ensemble logique. Pourtant, je suis nul, j’ai des notes bof-bof, et je suis quasiment certain de me planter au grand oral de fin d’année. Mais peu importe, ça me plaît de me lâcher sur une copie et de pouvoir y parler de tout et n’importe quoi sur un sujet. Bon, il y a la contrainte du plan, et de devoir justifier de la cohérence de chaque exemple, mais ça fait partie du charme de l’exercice.
Ce matin, donc, nos profs n’ont pas été beaucoup plus créatifs que d’habitude puisqu’ils nous ont balancé un concept, qui tenait en un seul mot. Le genre de chose qui fait un peu peur a priori, vu qu’on à l’impression qu’il faudra tout balayer sur le concept, à travers le temps et l’espace. A l’évidence, on n’y parviendra pas. Et je me suis habitué à cette idée, bien qu’elle soit fort triste et me condamne à de vieilles notes. Donc, pour me marrer et pour mettre le prof face à des exemples plus originaux les uns que les autres (au moins, même si ma copie est mauvaise, il n’en a pas lu d’autre du même acabit), je me lâche totalement sur mes copies de culture générale. Je mets les exemples les plus débiles qui soient, les références people et télévisuelles qui me viennent à l’esprit, toutes les idées qui passent par mon cerveau à la taille de petit pois.
Aujourd’hui, donc, la laideur m’aura permis d’évoquer du marrant et du plus sérieux: pas de Mylène Farmer ou de Madonna cette fois-ci (on va éviter de le faire à chaque fois, je veux pas non plus me griller!), mais du lourd quand même. Je suis assez content d’avoir réussi à caser l’expression « thon avec de la personnalité », je trouve cela insolent au possible. Par contre, je suis déçu de ne pas avoir trouvé de place dans mon pseudo-plan pour Ugly Betty. Après tout, America Ferrera a bien eu le Golden Globe de la meilleure actrice de série comique: les moches sont devenus in!! Une chance pour moi, donc… Oh, ça va, vous me passerez bien un peu de dénigrement de ma personne, je ne me suis pas autoflagellé depuis des siècles! Et puis, c’était dans ma copie: tout le monde se trouve moche, ou aimerait au moins être un peu plus beau. Sinon, on se retrouve dans une confiance en soi et un égo que je ne peux pas imaginer. Mon propre égo est déjà bien sur-dimensionné par moments, mais pas à ce point.
Sinon, demain soir, à 20h, il y aura ce qui sera probablement la dernière vraie allocution télévisée de notre cher Président. Bon, c’est pas qu’il me manquera, hein, mais vu ce qu’on risque d’avoir à la place… Personne n’y croit, même pas moi, mais quand même, ça me ferait bien marrer qu’il annonce que finalement il se présente! Ce serait ridicule, ça ferait planter son camp (hmmmm…), mais avec le précédent de 1981 où il a préféré voir Mitterrand gagner plutôt que Giscard, ce ne serait pas si incroyable que ça, qu’il ait envie de faire couler le navire avant de le quitter…

J’ai adoré le nouveau Téchiné

Oui, je sais, ce n’est pas très intéressant, mais après tout, j’écris ce que je veux! Hier, donc, je suis allé au cinéma avec une personne que j’aime beaucoup. Il faut dire que le cours de stretching nous avait passablement crevés! Ben oui, on se sentait plus mous que d’habitude, et puis des grognasses inconnues sont venues s’incruster au cours, à un mois de notre dernière séance de sport, et du coup on n’avait plus de tapis… Oui, je sais, ma vie est très dure, en plus d’être passionnante!

Bref, en sortant de là, on décide de se faire un ciné, et pour ma part j’avais assez envie de voir Les Témoins de André Téchiné. Que ce soit clair: je ne suis pas un gros fan des critiques, même s’il m’arrive de temps en temps d’acheter un magazine ciné. Il m’est arrivé de trouver des films encensés par les critiques royalement chiants, et inversement d’en trouver d’autres, complètement massacrés dans la presse mais somme toute très corrects. Tous les goûts sont dans la nature, non? Je n’en reviens pas d’être capable d’écrire ce genre de platitudes, j’ai besoin de sommeil… Je connais mal Téchiné, je n’ai même pas vu le soi-disant culte Les roseaux sauvages. Je sais surtout que c’est un cinéaste un peu intello que la critique adore, avec des commentaires du genre « hmmm, c’est un Téchiné mineur, mais quelle maîtrise! ». Pas de quoi m’attirer a priori. En tout cas, pour cette fois, les critiques ont aimé, et moi aussi.

Bon, je vais pas raconter le film, ça sert à rien et ça pourrait m’être reproché si, un jour, quelqu’un me lisait! Mais je peux dire que depuis hier, je n’arrête pas d’y penser. J’en ai rêvé cette nuit parce que ça m’a un peu traumatisé, j’ai eu la tête ailleurs une bonne partie de la journée, et mon amoureux fait la gueule parce que je suis perdu dans mes pensées au lieu de lui parler… C’est tout simplement une des très rares fois où je sors d’un film avec des questions plein la tête, et un certain trouble. Les comédiens sont globalement bons: Sami Bouajila est génial et a réussi à me troubler (alors qu’il n’est même pas mon genre!), son jeu est très fort; Emmanuelle Béart est mon idole du cinéma français et ne semble pas décidée à cesser d’être belle, et c’est un peu son personnage qui justifie le titre du film; Julie Depardieu commence, mine de rien, à se constituer une filmographie pas dégueu’, même si j’ai mal saisi le sens de son rôle ici; Johan Libéreau pourrait bien être une véritable révélation, s’il fait encore quelques films et ne disparaît pas à peine apparu… Voila, je ne voulais pas faire de critique, et voila que je me mets à jauger les acteurs un par un! Disons seulement que ce film est vraiment bon, et me donne beaucoup à penser sur les idées de peur, de désir, de sexe, de relations de couple, d’amitié, de fraternité… surtout dans cette décennie des années 1980 où, sans avoir encore conscience de l’ampleur du phénomène, on mourait encore du sida dans les pays riches (parce que les pays pauvres, aujourd’hui encore, sont hélas encore très loin du compte). Bon, je ne devrais pas en dire tant, mais vraiment, ça m’a plu, ça me reste dans la tête, et je pense que ça va y trotter quelque temps encore. Je crois que Les Témoins est ce que l’on peut appeler un grand film… et peu importe si son affiche ressemble à celle du film Closer, entre adultes consentants, comme se plaisent à le souligner certains fâcheux sur Internet. Franchement, je me rappelle l’affiche de ce film, et même si les deux se ressemblent, je n’avais pas fait le rapprochement. Il y en a qui ont vraiment du temps à perdre à chercher du plagiat dans des affiches (qu’est-ce que ça peut faire?), et je vois pas du tout l’intérêt de cette polémique à deux balles.

En tout cas, pour nous rappeler que Les Témoins est un film historique d’une réalité malheureusement très actuelle, il y a un événemenent auquel il faudra penser, dans moins de deux semaines: le Sidaction, du 23 au 25 mars. Parce que nous sommes tous potentiellement concernés, et parce que nous devons tous continuer à nous protéger… Qu’on soit faits pour vivre ensemble ou pas (clin d’oeil à ma co-spectatrice d’hier), qu’on partage nos sécrétions avec des hommes ou des femmes, sortons tous couverts!

Border Line

Autant, je n’avais rien trouvé à redire à la campagne d’affichage de Marithé et François Girbaud qui parodiait gentiment la Cène, autant, sur ce coup-là, je ne suis pas trop d’accord avec la logique provoc’ qui a guidé la campagne polémique de Dolce et Gabbana. Certes, c’est fashion, l’image est soignée, on peut même dire que c’est glamour… Mais il y a une différence entre parodier une peinture vieille de plusieurs siècles en adressant au passage un clin d’oeil à la religion (qui, comme d’habitude, l’a mal pris), et faire de la provoc’ pour faire parler de soi avec un sujet aussi sensible et difficile que les tournantes. Franchement, l’image en elle-même n’est pas choquante: la jeune femme n’a pas l’air terrorisée ni malmenée. Elle fait son boulot de mannequin: la belle éthérée au milieu des mâles. Mais ce que sa posture évoque, maîtrisée au sol par un homme avec quelques autres qui regardent, ce n’est ni drôle ni clin d’oeil. C’est juste provoc’ et trash, et honnêtement je n’en vois pas l’utilité, surtout quand on a la prétention, comme beaucoup de couturiers, de valoriser la femme et de l’émanciper… En cette journée des femmes qui, déjà, s’achève, j’avais envie de donner mon avis là-dessus, qu’on me le demande ou non!

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