Archives par mot-clé : Amy Adams

Batman v Superman : L’Aube de la Justice

 

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Le parcours en salles de Batman v Superman aura été pour le moins bizarre : mal perçu dès que Ben Affleck a été annoncé au casting dans le rôle de Batman, vaguement fusillé par la critique à sa sortie, le film a dépassé les 785 millions de dollars de recettes mondiales en à peine quinze jours, et devrait sans peine dépasser Zootopie pour devenir le plus gros succès de 2016. Comme quoi, les franchises de superhéros, même hors de Marvel, continuent de déplacer les foules, les critiques ciné se révélant relativement impuissantes. Le bouche-à-oreille pourrait être défavorable et freiner l’ascension du film lors des semaines suivantes, mais de fait, l’immense rejet initial dont il a fait l’objet, mêlé à l’insurmontable curiosité de grand public qui s’y est risqué, a paradoxalement fini par aider le film. Car s’il y a bien un truc qu’on se dit en sortant de la salle, c’est que certes, Batman v Superman n’est pas un très bon film, certes, il a plein de défaut… mais ce n’est franchement pas la catastrophe industrielle intersidérale qu’on nous avait annoncé.

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Vanity Fair Hollywood Issue 2015

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Dans un crû 2015 marqué par la polémique des oscars les plus « blancs » de ces dernières années (snobage global de Selma à part dans la catégorie-reine du meilleur film, aucun acteur noir ou latino nommé…), le Hollywood Issue de Vanity Fair tente de se rattraper en invitant David Oyelowo à se glisser dans le line-up. Cela fait peu par rapport au très beau shooting de 2014, mais ça fait toujours plaisir. Et comme toujours, tout le monde s’aime pour l’objectif et pour Annie Leibovitz.

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Les Oscars 2015

 

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Suck it, losers !

 

L’année dernière, je n’avais pas forcément vu venir les deux gagnants de 2014, que furent finalement Matthew McConaughey et Cate Blanchett, mais j’avais vu émerger quelques-uns des sérieux concurrents qui leur ont fait face dans la course au Golden Globe puis à l’Oscar (Leonardo DiCaprio, Tom Hanks, Sandra Bullock, Bruce Dern…), tout en me plantant spectaculairement sur d’autres. Du coup ça m’a donné envie de refaire un tour du côté des films en tournage, en post-production ou simplement prévus pour sortir en novembre aux Etats-Unis, histoire de voir qui est en train de placer ses pions pour choper une statuette l’hiver prochain. Comme l’année dernière, je ne vais pas m’attarder sur les films eux-mêmes, dont il est bien difficile de dire d’avance s’ils seront des classiques de bonne facture ou des œuvres trop ambitieuses qui se prendront une volée de bois vert à leur sortie. Mais un acteur ou une actrice peut émerger vainqueur d’un film qui n’aurait jamais pu prétendre à l’Oscar du meilleur film (ces dernières années, Meryl Streep dans The Iron Lady, Jamie Foxx dans Ray, Cate Blanchett dans Blue Jasmine, Marion Cotillard dans La Môme…).

 

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Her : aux confins de la solitude urbaine

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Cette allumeuse de Siri… Bon, c’était facile de résumer Her de Spike Jonze (Oscar du meilleur scenario, prix d’interprétation féminine pour Scarlett Johansson au festival de Rome alors qu’elle n’apparaît jamais à l’écran) à son pitch « simplifié », tellement commode pour racoler le spectateur : comment un trentenaire fragile et sensible, en instance de divorce, va se retrouver à tomber amoureux de son OS. La thématique est pourtant bien plus classique qu’elle en a l’air, puisqu’entre les robots humanoïdes et les réflexions de la SF post-apocalyptique, cela fait en fait des décennies que le cinéma d’anticipation tente d’entrevoir nos rapports futurs avec une technologie robotique de plus en plus avancée vers l’intelligence artificielle. Que ladite intelligence artificielle soit soumise, manipulatrice, plus intelligente que l’utilisateur lambda ou apte à développer sa propre autonomie et à souhaiter la destruction de l’humanité (coucou Terminator) importe peu : Her n’est jamais qu’une variation romantique sur le mythe de l’intelligence future des robots. Que l’on donne à ces derniers le visage de Wynona Ryder, de Jude Law, ou de personne, n’y changeant en définitive pas grand-chose.

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