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Vanity Fair Hollywood Issue 2016

vanity fair hollywood issue 2016

 

En pleine polémique #OscarsSoWhite bis, Vanity Fair frappe juste avec son Hollywood Issue 2016, 100% féminin, 100% fierce, et ouvert aux minorités. Viola Davis est méconnaissable, Jane Fonda a réussi à s’incruster dans le premier tiers (qui, en-dehors de J-Law, semble avoir pris le parti de l’anti-jeunisme), Helen Mirren a l’air de s’ennuyer ferme. Mais c’est quand même, comme chaque année avec Annie Leibovitz, une des plus belles photos « résumant » le sommet de la chaîne alimentaire du showbiz US. On a donc, sous l’objectif de la photographe, 13 actrices qui ont fait 2015 à Hollywood, et qui vont faire 2016. Parmi elles, les cinq nommées de l’année à l’oscar de la meilleure actrice : Jennifer Lawrence, Cate Blanchett, Charlotte Rampling, Saoirse Ronan (dont on ne sait toujours pas trop comment prononcer le nom, mais apparemment c’est un peu comme Cersei Lannister) et l’ultra-favorite Brie Larson. Vanity Fair a eu du flair, ce shooting ayant probablement été réalisé avant les nominations. La thématique de l’année, le total look black, est élégante mais un peu austère, du coup.

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Vanity Fair Hollywood Issue 2015

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Dans un crû 2015 marqué par la polémique des oscars les plus « blancs » de ces dernières années (snobage global de Selma à part dans la catégorie-reine du meilleur film, aucun acteur noir ou latino nommé…), le Hollywood Issue de Vanity Fair tente de se rattraper en invitant David Oyelowo à se glisser dans le line-up. Cela fait peu par rapport au très beau shooting de 2014, mais ça fait toujours plaisir. Et comme toujours, tout le monde s’aime pour l’objectif et pour Annie Leibovitz.

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Narcisse

Quand je serai grand, en fait, je veux bien être célèbre, juste pour être photographié par Annie Leibovitz dans le Hollywood Issue de Vanity Fair… Cette année, c’est sur des duos acteurs / réalisateurs que s’est concentrée la photographe, et comme toujours c’est superbe. Je t’avais déjà dit que je l’aimais beaucoup dans ses travaux « people », pour lesquels elle est essentiellement connue. En fait je l’idôlatre complètement dans ce registre, et je piaille comme une groupie à deux balles dès que je vois un cliché d’elle sur le ouèbe pipolesque (bien aidé par le côté glamour du tout, bien sûr, on est une quiche ou on l’est pas) (j’ai le même syndrome avec Mario Testino) (mais bon, j’admire la technique, les couleurs et la lumière aussi, c’est quand même pas des photos prises pour Clos*r, quoi) (bref).

Donc, si un jour je deviens célèbre, Annie, pense à moi, hein… Je pourrais mourir tranquille après, et mon côté narcissique en serait totalement flatté.

Bon, c’est vrai, j’ai déjà un bloug pour refléter ma fabulosité absolue et flatter mon narcissisme pervers, hein, mais tu avoueras que c’est pas pareil.

 

L’exposition Annie Leibovitz

Regarder sa vie défiler en photographies doit être fascinant. Je crois que c’est un peu pour cela que, même du haut de nos vingt ans, nous nous acharnons à prendre des photos ultra laides de soirées arrosées sans grand intérêt (que ce soit en termes d’art ou de souvenir) : dans l’espoir qu’un jour tous ces clichés alignés soient capables de suivre ce qu’a été notre cheminement dans l’existence. Mon moi égocentrique y aspire, en tout cas, pour mes vieux jours. Ce week-end, j’ai cédé à ma curiosité d’aller voir l’expo consacrée à Annie Leibovitz à la Maison Européenne de la Photographie. « Annie Leibovitz : A Photograper’s Life 1990-2005 ». Annie Leibovitz, vous en avez sûrement déjà entendu parler dans la mesure où c’est l’une des plus grande photographes de la presse people (au sens noble du terme, hein, on n’est pas chez Closur ou chez Publuc, ici… ah si?). Les photos de la petite Suri (mouarf) Cruise en exclu mondiale en Une de Vanutu Fair, c’est elle; la photo de John Lennon nu embrassant Yoko Ono habillée, prise la veille de sa mort en 1980, c’est elle… Bref, elle a du métier et de la bouteille, et ça fait un moment que beaucoup de gens lui font confiance pour les immortaliser. Et certains de ces célèbres portraits jalonnent l’exposition, qui marque le contraste saisissant entre ce qu’une photographe professionnelle crée avec et sans moyens, avec des éclairages et maquillages pro et avec un simple appareil familial. De manière chronologique mais non stricte, les travaux de Leibovitz et des clichés privés défilent, sous nos yeux, nous menant peu à peu à l’étonnante jeune mère quinquagénaire qu’elle est aujourd’hui. Nous mettant face à ses bonheurs autant que face à ses épreuves.
Je ne souhaite pas dévoiler ici ce que l’exposition offre à voir, parce qu’après tout vous êtes simplement penchés sur des écran d’ordinateurs, présentement, mes enfants, et que cela ne saurait faire la blague. Juste quelques clichés qui m’ont marqué et qui, je pense, ne seront pas les mêmes pour vous si jamais vous allez voir l’exposition…

Quant à mon avis sur cette démarche alternant photos « de commande » qui ont rendu Leibovitz célèbre et photos personnelles de sa vie privée et de la longue maladie de sa compagne Susan Sontag, j’ai finalement peu à en dire. Je me suis parfois senti mal à l’aise devant des images qui ne représentaient pas spécialement d’intérêt esthétique et qui contribuaient surtout à une certaine forme de voyeurisme, probablement salutaire pour le travail de deuil de l’artiste. En revanche, j’ai été frappé par la force de certains clichés, et j’ai trouvé la vision de ces quelques années de bonheur fragile défilant sous mes yeux particulièrement poignante. Par ailleurs, et ce n’est là que ma vision des choses, j’ai trouvé frappante la mélancolie, la quasi-tristesse émanant des photos les plus anciennes, celles du bonheur passé qui, déjà, semblait se distinguer par sa précarité.
Autant dire que ça donne un peu le bourdon, cette expo, mais qu’en définitive, c’est vraiment un beau moment.
Je vous encourage donc à y aller, car pertinente ou non, je crois que la démarche de Leibovitz ne vous laissera pas indifférents.
Un petit aperçu, donc, sans en dévoiler trop j’espère…