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Un best of idéal de Jennifer Lopez

Il y a deux jours, j’ai lu sur un site d’actualité culturelle de premier choix que Jennifer Lopez allait (enfin) se décider à sortir un best of pour commémorer les plus gros succès de sa carrière, qui se concentrent pourtant tous entre 1999 et 2002. C’est dire si j’ai été étonné que la Jennifer n’ait pas sorti un best of pour se renflouer pendant la période de disette où elle tentait de percer au ciné tout en enchaînant les flops en musique (grosso modo entre 2003 et 2011). On pourrait se réjouir (ou s’en foutre totalement), mais il est surtout surprenant, dans ce best of, de constater que certains titres importants de la discographie, pourtant pas si fournie que ça, de la première vraie grand popstar féminine mainstream estampillée bomba latina semblent manquer.

Pourtant, il y avait de quoi faire. Certes, Jennifer Lopez a assez vite vu sa carrière musicale s’essouffler, malgré une entrée fracassante dans les années 2000, mais elle avait quand même réussi à aligner un joli nombre de singles à succès pendant quatre ans, un peu à la manière d’une Rihanna vieille. C’est à ne pas comprendre comment certains de ces titres ont disparu d’un best of déjà plus très attendu par les « fans ». Et c’est dommage, car si aujourd’hui on n’achèterait plus vraiment un single de Jennifer Lopez (et encore moins un album), l’idée de compiler ses vieux succès sur une même galette rend ces chansons vachement plus intéressantes. Un album de Jennifer Lopez avec rien à jeter, aucun titre faiblard placé entre deux tracks pour meubler, c’est finalement un petit investissement qui vaut la peine. Pourquoi avoir zappé certains des titres importants de la donzelle ?
Je veux dire, 13 pauvres titres, presque tous en version remixée ou avec featuring additionnel sur la version simple, 3 singles mineurs et un DVD de clips (même pas exhaustif) ajoutés à la version Deluxe, franchement ils auraient pu se fouler un peu plus. Alors pour me consoler, ou pour donner mon avis, ou bien juste parce que j’ai que ça à foutre, je vais tenter de dresser un best of idéal de Jennifer Lopez, car si elle n’est pas la plus grande chanteuse de la décennie, elle est encore moins la plus grande actrice, noyée qu’elle est dans un océan de master-croûtasses en dépit de débuts prometteurs devant la caméra…

If You Had My Love

Forcément, le premier single en solo, le premier succès, le premier aperçu des fesses de Jennifer émergeant de sa mini-jupe… C’était émouvant de la voir, à presque 30 ans (quand à la même époque, on découvrait Britney Spears du haut de ses 17), vivre sous nos yeux l’éclosion tardive d’une gamine, vraie femme déjà, qui avait tant galéré à se faire connaître, entre films de série Z et apparitions furtives dans les clips des autres.
Let’s get loud

Un titre qui sent un peu le stade et la transpiration, mais qui continue à très bien fonctionner en boîte de nuit, bizarrement. C’est le côté « hymne sportif latino », sûrement, le genre de truc qui revient au rythme des compétitions internationales de football et qu’on oublie entretemps, mais qui fait toujours plaisir à réécouter. D’ailleurs, Jennifer Lopez a enregistré ce clip lors de sa performance pendant la finale de la coupe du monde de football… féminin. Ricky Martin a fait un titre dans le même registre, il ne l’a probablement jamais regretté.
Waiting for tonight

Jennifer en maillot de bain, Jennifer qui se déhanche en sortant de l’eau, matérialisant ce qui fera sa marque de fabrique : si Mariah Carey met ses seins en avant, Jennifer Lopez optera pour ses fesses. Le bref pont silencieux du clip, avec le faux suspense du bug de l’an 2000, était furieusement dans l’air du temps. De même que les lasers verts, d’ailleurs.
Love don’t cost a thing

En novembre 2000, aux MTV Europe Music Awards, Jennifer Lopez débarque sur scène dans un petit avion surgi au-dessus du public et lance la promotion mondiale de son deuxième album, J.Lo, qui incarnera à la fois sa nouvelle signature people (personal branding), son renouveau conjugal (présence intempestive de l’inutile danseur Cris Judd, son deuxième mari, dans les clips) et son plus gros succès. Le lead single sera Love don’t cost a thing, une chanson philosophique très profonde où Jennifer, dans le rôle d’une dinde entretenue à distance par un golden boy qui travaille trop (P. Diddy ?), décide de tout plaquer… enfin, elle décide surtout de prendre sa décapotable et de faire un strip tease sur la plage pour se débarrasser des vilaines contingences matérielles et du luxe qui pollue sa vie, parce que l’amour ne s’achète pas, baby. Le single aura beaucoup de succès, lui offrant la possibilité de s’offrir de nouveaux bijoux à jeter sur la plage. Ce sera aussi la B.O de son film The Wedding Planner (alors que le sujet de la chanson n’a rien à voir avec le sujet du film), et cela fera d’elle la première artiste à avoir simultanément un film n°1 au box-office américain et un single n°1 au Billboard (en l’occurrence, le classement pop songs).
Play

Play my mother****ing song !! Incompréhensible absence de cette chanson sur le best of de Jennifer Lopez. Pourtant c’était écrit par Christina Milian et ça avait très bien marché pour un deuxième single, confirmant que J.Lo allait régner sur 2001 comme une Queen (B).

I’m gonna be alright (feat. Nas)

Ouh les jolies lentilles. Ce single, certes mineur, de la discographie de la porto-ricaine, aurait mérité de figurer sur sa compil’, lui aussi. L’utilisation du sample de « I got 5 on it » de Luniz est plutôt bien fait, et rappelle, si l’on veut bien s’en souvenir, qu’avant Justin Timberlake ou Keri Hilson, quand les rappeurs américains voulaient adoucir leurs singles commerciaux avec une voix un peu plus suave et pop que la leur, ils pouvaient compter sur Jennifer. Laquelle leur retournait volontiers la politesse. Dans la foulée, Mariah Carey et Ashanti feront le même genre de collaborations. En revanche, et contrairement à ses copines, Jennifer Lopez a créé une controverse en enregistrant d’abord ce titre avec 50. Cent (qui était alors un illustre inconnu du grand public) avant de trasher cette collaboration et de la ré-enregistrer avec Nas (qui, lui, était alors connu) (business is business).
Ain’t it funny

Le best of Dance Again contient la version ‘Murder Remix’ de ce titre. L’original est pourtant bien meilleur, tube de l’été à l’ancienne, et l’un des derniers hits d’une époque révolue : l’avant-11 septembre. Avec la frontière du single symbolique de Britney Spears, cette chanson a un petit air d’antiquité, mais elle se laisse toujours apprécier.
Jenny from the block

C’est, d’une certaine manière, le dernier gros tube de Jennifer Lopez, avant qu’elle ne devienne ringarde, avant qu’elle ne se ridiculise avec son album-déclaration d’amour à Ben Affleck (qui la larguera – ou qu’elle larguera, on sait plus trop – quelques mois plus tard à quelques encablures de leur mariage) (probablement pour permettre à monsieur de se caser et de se marier cinq minutes après avec une autre Jennifer) (Jennifer Garner en l’occurrence), avant les traversées du désert vaguement interrompues par un hit de temps en temps. A l’époque, on y croyait encore, on ne se rendait pas encore compte qu’elle serait finie un an plus tard. Et ça fonctionnait encore très bien.
I’m real (feat. Ja Rule)

Pour ce single, le ‘Murder Remix’ a été utile, car mid-tempo et bien plus réussi que la version d’origine. Et puis Jennifer Lopez en short rose éponge, quoi…
Control Myself (feat. LL Cool J)

Certes, sur ce single c’est elle qui est en featuring, mais pourquoi se priver de le mettre sur son best of ? D’autres ne l’ont pas fait. C’était en 2006, Jennifer Lopez était has been, mais elle aimait encore bien s’entourer et tenter sa chance dans les charts. Malheureusement, cela n’a guère marché avec ce titre, pourtant sympathique, mais totalement éclipsé par le S.O.S. d’une certaine… Rihanna. La nouvelle génération avait frappé, Jennifer approchait la quarantaine, ça sentait le roussi.

I’m glad

Un clip plutôt réussi, dont la diffusion a vite été interrompue, pour deux raisons majeures, je pense : 1/ ça parle trop ouvertement de son bonheur conjugal avec Ben Affleck, dont on commençait à savoir que ça se cassait la figure, et 2/ elle a été poursuivie par la Maureen Marder, la danseuse qui a inspiré le film Flashdance, qui a vu dans cet hommage appuyé et assumé un plagiat pur et simple. Les gens sont d’un frileux…
Get Right

J’ai déjà parlé ici du bien que je pense de cette chanson, qui a temporairement sauvé Jennifer Lopez de l’oubli en 2005 sur fond de club lesbien. Dommage que son best of la propose dans la version featuring Fabolous. C’est une impression ou Jen veut se servir de sa compil’ comme carte de visite pour draguer les pontes du hip hop US pour son prochain album ?
All I have (feat. LL Cool J)

C’est toujours bien de caser une chanson un peu plus lente vers la fin. Un single mineur voire insignifiant (qui l’a acheté ? qui s’en souvient ?), mais ce n’est pas si souvent que Jennifer Lopez a abandonné la fiesta et la danse en poom poom short dans sa discographie.
Feelin’ so good

Un flop dans les charts, à son époque (eh oui, elle a quand même eu des flops avant 2003), mais une chanson qui aurait mérité mieux. Un titre auquel elle doit d’ailleurs tenir un peu, puisqu’elle l’a mis sur sa compilation (en remix, certes, mais bon…).
En ajoutant ses récents exploits lambada-esques, quelques inédits (trois ou quatre, ça aurait été cool, vu le retard avec lequel sort cette compilation), un ou deux singles flops pour faire bonne mesure et assumer (Louboutins, Hold You Down, Fresh Out The Oven) pour ceux qui les ont loupés, et même une brève parenthèse sur son essai foireux d’album en espagnol, on aurait eu quelque chose d’un peu plus exhaustif, fidèle… somme toute plus généreux.

Pisseuse

Salut les jeunes brebis égarées dans le Wyoming, c’est moi !!
(Vinsh)
(Tu m’as oublié, c’est ça ?)

Je sais pas si je t’ai déjà raconté, mais je suis tellement fan de Robbie Williams depuis mon âge le plus boutonneux que je crois que c’est ce qui se rapproche le plus chez moi (avec Mylène F., hein, parce que bon, faut pas déconner non plus) d’une hystérie. Traduire par là que j’ai tous les albums et que je vais au concert si ça passe en France, quoi. Je vais pas non plus me salir les mains en achetant tous les sinegueules du mec, ou pire, des reprises de Kate Ryan (exemple à mettre sur le compte de la Farmer, hein) (faut suivre). Il faut dire aussi que les modèles masculins se font rares dans la musique de merde pop de qualité.

Et là, il fait un come-back, un an à peine après un album Reality Killed The Video Star qui a vaguement fait pschitt. C’est le moment où je devrais faire Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii en trépignant, quoi.

Mais alors là, je t’avoue que je suis coi. Et non pas coït.
A la façon d’une Janet Jackson ou d’une sus-citée Mylène qui galèrent de plus en plus depuis quelques années à pondre un album qui touche un large public au-delà des fans hystéros, le sieur Robbie rame à cracher du tube FM au kilomètre comme dans les 90’s, et vient pour fêter cela de se compromettre avec ses ex-potes du boys band Take That, de se marier et de flinguer 15 ans d’une image brit pop’n’roll construite à grands renforts de désintox, de tatouages grotesques, de baises avec des groupies sans amour-propre et de rencontres avec les aliens.

Cette espèce de soupe qui ressemble à un mauvais sinegueule de Ronan Keating ne va rien arranger selon moi, malgré le clin d’œil Brokeback Mountainesque du clip, visiblement destiné à faire du gringue à la frange pédé (autant dire l’essentiel) de son public.
Advienne que pourra, mais entre ses 36 balais, son deuxième best of en cinq ans qui arrive à l’automne (Foutage de gueule !! Remboursay !!), ses nouvelles/anciennes fréquentations musicales et son nouveau brushing de dessous de bras, Robbie Williams, qui est pourtant un mythe intouchable pour moi (l’aurait dû mourir comme Kurt Cobain, tiens), semble prendre peu à peu la direction d’une seconde partie de carrière façon Michael Bublé. Chanteur de charme un peu lisse. Ce qui était peut-être prévisible, mais n’en est pas moins dommage.

Best of clips 2008

Quasi-dernier post de l’année 2008 (larmichettes, émotions, tout ça), que je vais consacrer à une de mes petites marottes. Vous aurez sûrement remarqué que je suis un gros ringard, et ce pour mille raisons totalement subjectives qui me permettent de vous dire prout autant que j’en ai envie. L’une de ces raisons, c’est que j’ai un kiff totalement inexpliqué pour les classements. Donc, le box-office du cinéma français et US, le classement mondial de tennis, les meilleures ventes de sinegueules… Tout ça n’a aucun secret pour moi, ou presque. Bon, je pousse pas le vice jusqu’à mater les classements établis arbitrairement par TF1 et présentés par Dechavanne pour meubler les vendredis soirs de disette, mais dans l’esprit, je suis bel et bien aussi naze que ça…

C’est triste, non ? Je songe à y consacrer une de mes résolutions 2009.

Bref.

Donc, pour coupler cette manie avec l’effet « bilan 2008 », je vous balance comme l’année dernière mon classement totalement arbitraire (ouais, appelez-moi TF1) de mes clips préférés de cette belle année 2008…

1) Gnarls Barkley – Who’s gonna save my soul?

Bon, le clip est devenu quasi-introuvable sur le ouèbe, je comprends pas pourquoi. Une histoire de droits, sans doute. Pffff, les procéduriers tueront le ouèbe, moi je dis. Futiles de tous les pays, levez-vous avec moi! Alors ce clip, c’est mon petit préféré de l’année, j’aime ce qu’il nous dit (de complètement gnan-gnan) avec une esthétique trashy. Et puis la chanson est bonne, pour ne rien gâcher.


Beyonce – Single Ladies [HQ]
envoyé par wonderful-life1989

2) Beyonce – Single Ladies

Ok, j’avoue, j’aime pas la chanson mais le clip est épatant.


Feist – I Feel It All
envoyé par ListenToFeist

3) Feist – I feel it all

Cette barge est juste géniale : comment faire esthétique avec les techniques les plus pourries de l’amateurisme? Demandez à Feist!

4) Goldfrapp – A&E

Bon, alors là, on arrive chez les frappadingues, mais je trouve l’idée excellente. Et puis, c’est dommage que l’album de Goldfrapp soit passé inaperçu (enfin, je trouve). Moi qui n’ai jamais trop kiffé de me ballader en forêt, voila que je vais commencer à regarder les feuilles mortes de travers…


Rihanna – Disturbia
envoyé par Rihanna

5) Rihanna – Disturbia

Cette grognasse m’énerve: quand je décrète à la première écoute que je déteste une de ses chansons, je finis par la surkiffer. Dans ce cas-ci, le clip aide bien. Rihanna prend un virage visuel intéressant (par contre, chérie, faut faire quelque chose au sujet de ta manie des expérimentations capillaires, consulte, rase, fais quelque chose, quoi)…

6) Pour l’idée de la danse horizontale. Et puis, parce que je sens qu’elle est bien, cette petite.

Voila.

C’était vraiment très intéressant.

Allez, j’attends vos jets de pierres ! (« Booooouuh! Goûts de chiottes!! Mort à Rihanna!! »)

Nan ?