Archives par mot-clé : Brit Awards

Schadenfreude

 


 

 

 

Leave Madonna alone !! Et donc, la pauvre Madonna s’est croûtée à cause d’une cape mal détachée hier soir aux Brit Awards. Une chute spectaculaire que j’ai regardée en live sur la chaîne YouTube des Brit Awards, et dont j’ai cru, une ou deux secondes, qu’elle faisait partie de la choré. Et puis vu la chute, l’arrêt du chant, la manière un peu claudicante et embarrassée de la chanteuse de se relever, j’ai compris que non. Que cette perfectionniste de Madonna, dont le retour est à la fois sous le feu des projecteurs et annoncé d’avance comme un flop retentissant, venait de vivre un vrai incident en live.

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Jessie Ware – Champagne Kisses

 

 

Sous son vernis intello-branchouille, Jessie Ware peut avoir quelque chose d’un peu intimidant pour l’amateur de musique pop légère et FM-friendly. Son nouveau single, Champagne Kisses, pourrait enfin améliorer ses scores dans les charts français, où elle reste quand même une petite lubie de blogueurs musique et de journalistes spécialisés qui s’intéressent au Mercury Prize et méprisent NRJ.

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Sam Smith – Lay Me Down

 

 

 

Grandissime favori des Brit Awards et (dans une moindre mesure, vu la concurrence autrement plus américaine) des Grammy Awards qui se tiendront ce week-end, Sam Smith poursuit l’exploitation de In The Lonely Hour avec Lay Me Down, une jolie ballade triste qui suscitera quelques réflexions.

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Année Adele

Mes rognons, c’est la fête aujourd’hui. Outre le fait que Britney sort son nouvel album (que tout le monde écoute de toute façon depuis trois semaines) et que c’est l’anniversaire de Lady Gaga (si tu es pédé, prends note : le jour viendra bientôt où cette date sera utilisée comme « fête nationale de pédé-land », et donc de gay pride) (enfin, peut-être), Adele vient d’atteindre un record. Ok, seulement chez nos cousins les grands bretons, mais quand même, on sait bien que plein de trucs importants se décident là-bas, en termes de musique mainstream.

Donc quoi qui se passe ? Ah oui, Adele. Bah la demoiselle vient d’entamer sa neuvième semaine au sommet des charts anglais, ce qui lui permet d’arriver à égalité avec Madonna, qui avait la première franchi cette barre avec son premier Greatest Hits (The Immaculate Collection), en 1990. A cette différence près que 21, d’Adele, semble loin de s’essouffler, et que la chanteuse a tellement la cote en ce moment au Royaume-Uni que son précédent album, 19, est quant à lui classé deuxième des charts. Parallèlement à cela, le très joli Someone like you est de nouveau numéro 1 du classement singles. Être simultanément numéro 1 des classements album et single, c’est (et ça a toujours été) une petite rareté, qui montre généralement qu’un artiste a atteint un degré de plébiscite assez fort, allant du mélomane averti à l’ado boutonneux scotché à sa radio commerciale. Ou la transcendance mainstream.
La question du printemps se pose donc : l’année 2011 sera-t-elle l’année Adele ? Je veux dire, on est encore loin des Grammys, mais Adele fera-t-elle le carton plein d’une Nora Jones ou d’une Amy Winehouse en leurs (récents) temps ? Va-t-elle marquer l’année musicale de son empreinte, ou simplement être le carton de cette fin d’hiver (ce qui est déjà pas mal, hein, j’ai rien dit de méchant) ?
Ok, on s’en fout, mais pas moi, vois-tu. C’est qu’au royaume du mainstream, où règnent les pouffes et les skinny bitches, une petite anglaise rondouillette à la peau laiteuse fait un peu figure d’exception. Avec Adele, pas de caution rock’n’roll « fuck the world, fuck the clichés » à la Beth Ditto, pas de revendication de décalage, pas de message sur le physique et sur les carcans insurmontables des canons de beauté. Juste une fille, jolie mais pas maigrichonne, jeune mais pas greluche, qui fait de la musique, qui n’a pas l’air de revendiquer grand’chose de plus et à qui, surtout (pour une fois), on ne semble pas en demander plus. Pas d’à-côtés spectaculaires pour justifier l’intérêt qu’on lui porte non plus : pas d’octaves poussés façon Céline Dion, pas de problèmes personnels médiatisés, pas de langue de putage en interview. Adele, selon toute vraisemblance, c’est une fille normale. C’est très très rare, quelqu’un de normal, tu as dû remarquer. Surtout dans le showbiz. C’est un message d’espoir, en quelque sorte.
J’espère donc qu’elle aura le succès prolongé qu’elle mérite, et qu’on la verra grandir à nos côtés pendant quelques années encore.