Archives par mot-clé : Britney Spears

Glory

L’une des particularités de Britney Spears, c’est que son étonnante longévité médiatique est inversement proportionnelle à l’intérêt que le public lui porte dans les bacs. Des 30 millions de ventes de Baby One More Time, elle est passée aux 24 millions de Oops ! I Did It Again…, aux 15 millions de Britney, aux 10 millions de In The Zone, aux 3 millions de Blackout, aux 4,5 millions de Circus, aux 800 000 de Femme Fatale et aux 600 000 de Britney Jean… Bref, elle est désormais loin de ses glorieux standards de début de carrière, qui firent d’elle un véritable phénomène culturel, et une tête de proue de l’industrie. Même avec les circonstances d’un marché dominé par le streaming, quand une Adele dépasse toujours sans peine les dix millions d’exemplaires vendus, l’excuse de la crise du disque est faiblarde de la part de l’une des plus grosses stars de la pop mondiale. Britney, c’est aussi deux albums de remixes et cinq (CINQ) best of en dix ans. Un signe inquiétant, avec sa résidence à Las Vegas, de momification précoce de la carrière de celle qui reste, de manière de moins en moins justifiée, la popstar la plus scrutée du XXIème siècle. Britney, artiste vintage condamnée à vivre sur sa gloire passée et sur son répertoire d’il y a quinze ans pour intéresser des cars de touristes dans le Nevada, à la manière d’une Cher ou d’un Elton John ? Il semblerait, oui. Inutile de dire que, les Américains adorant les belles histoires, le moment est venu pour la chanteuse de nous prouver qu’on a tort, de rebondir et de pondre son Ray of Light, son album de la maturité, celui qui doit la faire briller à nouveau au firmament des charts mondiaux. Et les critiques de s’enflammer pour Glory, l’album merveilleux qu’on n’attendait plus, malgré sa pochette moche et son lead single dégueulasse : c’est génial, c’est brillant, c’est une réinvention. Ah bon.

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Britney Spears feat. G-Eazy – Make Me…

 

 

 

Alors qu’elle accuse désormais ses 34 piges tant au niveau de son énergie sur scène ou dans ses clips que dans le vide vaguement sous Valium de son regard, Britney Spears reste l’une des valeurs sûres de la pop mondiale. A son âge canonique, et après être devenue mondialement célèbre début 1999, elle a donc été l’une des popstars mondiales de premier plan pendant exactement la moitié de sa vie. Voilà qui donne le vertige et, bien sûr, ne nous rajeunit pas, nous autres qui l’avons toujours connue et aimée au gré des hits, des flops et des dépressions. Ainsi, qui eût cru, en 1999, qu’il y aurait encore, en 2016, des centaines de milliers de fans à travers le monde pour se jeter sur son dernier clip dès sa mise en ligne, et pour retenir leur souffle à l’approche de son neuvième album studio ? Pas grand-monde, probablement, tant elle était à ses débuts décriée par la presse musicale et par les arbitres des élégances, considérée comme un pur produit marketing qui n’aurait jamais mis un pied sur scène sans une armée de producteurs pour lui pondre des tubes en mode usine (ce qui est, et reste, probablement vrai), donc incapable de se constituer un véritable public prêt à la suivre pendant près de deux décennies. Un truc jetable pour ados, comme nombre de boys bands et de produits teen pop de la même époque, appelés à sombrer dans l’oubli dès que la mode passerait et que les performances commerciales ne suivraient plus. C’était sous-estimer le charisme de la demoiselle, et la capacité de ce petit oisillon naïf au regard perdu à s’assurer en quelques déboires l’affection des fans de pop du monde entier, fascinés tant par les contradictions de cette Républicaine soutien de George W. Bush que par le flair de sa team pour lui faire enchaîner les hits sans discontinuer de 1999 à 2004, et avec quelques fulgurances pas si dégueu’, depuis 2007…

 

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La Pop-Pouffe de mai

 

 

C’était évidemment le clip le plus attendu du mois : en dépit d’une attitude absente même en pleine promo et de ventes en pleine décrépitude depuis au moins deux albums, Britney Spears reste une superstar. Son duo avec Iggy Azalea, Pretty Girls, longtemps annoncé mais jamais vraiment confirmé avant son officialisation il y a quelques semaines, n’est pourtant pas la chanson du siècle : c’est un mélange du Fancy qui propulsa Iggy au firmament il y a un an, et du Hollaback Girl de Gwen Stefani. Le tout, littéralement arraché des mains de ces pauvresses de Little Mix, dont c’était le bébé au départ. Mais rien à faire, la critique reste impuissante face à la curiosité que suscite toujours le clip d’un lead single de Miss Spears.

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