Archives par mot-clé : Camille Cottin

César 2016 : les nommés probables

 

 

Ce mercredi 27 janvier, les nominations pour les César 2016 seront annoncées ainsi que, probablement, leur Présidence (en 2015, c’était Dany Boon). Du coup, on ne sait pas grand-chose de ce qui va se passer cette année au théâtre du Châtelet, mais on devrait avoir une idée un peu plus précise d’ici quelques heures. Outre le César d’honneur de Michael Douglas et l’animation assurée par Florence Foresti, annoncée il y a des mois, quelques incontournables se dessinent avant même l’annonce officielle. Comme chaque année, il faudra aller voir du côté des films français qui ont brillé dans les festivals internationaux et, à la rigueur, au box office hexagonal, pour avoir une idée préconçue des nommés de cette 41ème cérémonie des César, qui aura la lourde tâche de succéder dignement à un cru 2015 sinistre, dominé de bout en bout par Timbuktu, dans une ambiance globalement glaciale…

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Connasse, Princesse kamikaze

 

 

Mai 2015. Alors qu’en bientôt 3 ans, Bref n’a toujours pas transformé l’essai ciné (que le final de la série laissait plus ou moins espérer – et, vu l’ampleur du phénomène à l’époque, on voyait mal pourquoi les créateurs de la série s’en priveraient), Connasse, autre shortcom à succès de Canal, a trouvé matière et motivation à remuer ses fesses pour s’étendre à un format d’1h46 en salles. Tant mieux pour Camille Cottin, qui réussit très bien, depuis deux ans, à s’extraire de cette seule pastille pour enchaîner les projets dans le cinéma français, et ce de manière méritée : elle est réellement drôle. Le fait est que, même si le parfum de sous-produit n’est pas totalement absent du film de Noémie Saglio et Eloïse Lang (en gros c’est la même chose que la shortcom de Canal Plus, mais avec plusieurs saynètes au lieu d’une seule, qui s’enchaînent tantôt à la pharmacie, tantôt à Hyde Park, tantôt dans une chambre d’hôtel, etc. – le tout, plus ou moins lié par des explications stratégiques en voix off qui font office de scénario), Cottin maîtrise à la perfection son personnage et l’aplomb, y compris en langue étrangère, qu’il faut avoir pour dire des horreurs à des passants mortifiés qui pourraient mal réagir à tout instant.

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Toute première fois : maladroit, comme son nom l’indique

Quelle catastrophe… Alors c’est ça, que le cinéma populaire français a à proposer, deux ans après les débats nauséeux sur le mariage pour tous, sur le terrain de la comédie estampillée gay ? Certains parlent d’enchaînement de clichés, mais je crois que là n’est même pas le problème. Au contraire, en fait, les principaux personnages gays de Toute première fois n’incarnent tellement pas leur sexualité qu’ils pourraient aussi bien être hétéros. Surtout, il fallait qu’ils ne soient pas clichés. C’était l’intention des scénaristes, on le sent bien. Sauf que, du coup, la cible gay à laquelle le film fait de l’œil sans vergogne (couv’ de Têtu, sujet du « mariage gay » bien mis en avant pendant la promotion chez Ruquier and co, chez qui les acteurs n’ont pas semblé rencontrer le moindre début de critique, fesses de Pio Marmaï, bite de Franck Gastambide – on attend les gifs animés sur Tumblr…) a bien du mal à se sentir concernée…

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