Archives par mot-clé : Céline dion

Mariah Carey – Infinity

 

 

10 ans après The Emancipation of Mimi, Mariah Carey est à nouveau aux fraises dans les charts internationaux, ne parvenant plus à réitérer son insolent succès des années 90, notamment aux États-Unis, son marché-phare. Alors que Me, I am Mariah… The Elusive Chanteuse, son album au titre-gag, a été l’un des fours de 2014, la diva tente de se relancer cette année en récupérant le spot de Céline Dion au Caesar’s Palace de Las Vegas. Pas aussi cramée qu’à l’époque de sa dépression post-Glitter, Mariah a bien marketé ce « comeback », en l’accompagnant d’un nouveau best of (sa sixième compilation de titres depuis 1998 – alors qu’elle a dû avoir cinq tubes à peu près mémorables depuis cette époque à ajouter à sa collec’).

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Mommy

 

Director Xavier Dolan, Jury Prize award winner for his film "Mommy", poses during a photocall at the closing ceremony of the 67th Cannes Film Festival in Cannes

 

Oui, Xavier Dolan est agaçant. Il a des tics d’arrogance, une omniprésence médiatique, des contradictions qui, forcément, donnent un peu envie de lui chercher des noises, de ne pas hurler au génie avec la meute médiatique qui lui a servi la soupe pendant deux semaines à Cannes en mai, puis pendant à peu près le même laps de temps à la sortie de Mommy en salles. Mais voilà, cette sollicitude des médias se justifie assez. Il est tellement rare de regarder une carrière de cinéaste qui éclot et devient une star internationale, avec cette précocité, que l’on ne peut pas vraiment le quitter des yeux. On est fascinés qu’il réussisse tout ça : l’esthétique, la grammaire cinématographique, les dialogues, les personnages, à 25 ans et depuis cinq films. Et, à chaque fois, un résultat différent, surprenant, qu’on peut aimer alors qu’on a détesté le précédent, et vice-versa. Alors oui, il y a des tics de cinéma intello, une manière un peu m’as-tu vu de faire le virtuose sur écran, des trucs auxquels on s’attend, mais comment ne pas être intéressé par l’expérience d’un nouveau film de Xavier Dolan ?

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An evening with Christina Bianco

 

J’étais assez sceptique quand l’Homme a booké deux places pour le spectacle de Christina Bianco, qui avait lieu ce vendredi 23 mars, au Royal Albert Hall de Londres. Bon, déjà parce qu’un spectacle à Londres ça ne coûte pas que le prix d’une place de spectacle, hein : il faut se déplacer, se loger (bon, ça, on se débrouille toujours pour squatter chez les amis, hein), manger, rentabiliser un minimum le déplacement en passant un jour ou deux de plus sur place… et ça te fait vite du week-end à cinq cents boules (qu’on a pas forcément) (les cinq cents boules) (je parle d’argent, hein) (bref). L’autre raison de mon scepticisme, c’est que bon, Christina Bianco n’est pas exactement la star la plus incontournable de la planète qu’il faut absolument avoir vu une fois dans sa vie pour-pouvoir-mourir-tranquille-et-sinon-t’es-une-merde-molle : c’est une nénette qui a fait un buzz sur YouTube avec notamment deux de ses vidéos, dans lesquelles elle chante, respectivement, Total Eclipse of The Heart (ci-dessus) et Let It Go de la B.O. de Frozen, en adoptant successivement les voix de divas pop d’hier et d’aujourd’hui. Sa manière d’imiter Céline Dion (sa préférée à imiter, déclare-telle) (et cela se voit), notamment, est une franche réussite. Mais bon, les imitateurs, moi, ça me fait moyen rire, en fait. En France, les Canteloup, Gerra et autres Didier Gustin ont tendance à utiliser toujours les mêmes ressorts « comiques » usés (Hollande le  niais qui bégaye, Sarkozy l’excité au tic d’épaules, Ségolène Royal la virago coincée, Johnny le teubé, Mylène Farmer la suicidaire, Miss France la coconne…) qui perso me laisse de marbre, et dans une registre plus musical, le peu que j’ai vu, à la télévision, de Veronic Dicaire ou de Michaël Gregorio m’a semblé certes bluffant sur certaines imitations, mais bon 1) ça va, c’est bluffant 5 secondes, pas de quoi passer deux heures dessus non plus, 2) globalement, en-dehors des moments d’imitations, c’est pas hyper drôle drôle, et 3) de toute façon je vois pas l’intérêt de se fader la copie, surtout quand l’original est encore vivant et en tournée quelque part. Donc bon, Christina Bianco, avec mon compte à découvert, mon humeur de chien et mes a priori habituels, j’étais bof parti pour kiffer la vaïbe toute la soirée.

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Top 40 des 90’s : n°11

n°11 : Céline Dion – My Heart Will Go On (1997)

 

 


 

Difficile de nier, rétrospectivement, l’emprise de la carrière de Céline Dion sur les 90’s. Si pour ma part, je n’avais jamais entendu parler d’elle avant D’Eux en 1995 (mais tu auras fini par comprendre que je suis pas une référence), sa carrière aura vraiment connu une explosion au tournant des années 80-90, que ce soit au niveau francophone ou international. A l’époque, j’avais donc réussi à échapper à Ne partez pas sans moi, à sa victoire à l’Eurovision, à ses premiers succès internationaux, à The Colour Of My Love… Autant de jalons aujourd’hui considérés comme les grandes heures de son parcours, mais qui la positionnaient plus, pour le marché français, comme une espèce de diva variétoche kitsch option Barbra Streisand : on dira ce qu’on veut, on n’est pas le cœur de cible de ce type de produit très américain.

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