Archives par mot-clé : Comédie

Deadpool

 

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C’était LE sujet pop culture incontournable sur le web cette semaine : Deadpool, le succès « surprise » de Marvel au box-office mondial. Surprise parce que c’est un héros a priori moins connu du grand public (et donc moins bankable sur le papier) que Spider-Man ou Hulk ; surprise aussi parce que la tête d’affiche est Ryan Reynolds, un acteur réputé pour son absurde capacité à truster des premiers rôles alors qu’il enchaîne les fours commerciaux (un peu comme Taylor Kitsch), les gros studios lui manifestant une confiance assez hallucinante compte-tenu de son passif au box-office. D’ailleurs, Green Lantern avait déjà laissé une trace assez indélébile, côté blockbuster de superhéros, dans la filmo du pauvre Ryan, qui depuis 2011 n’a joué que dans des daubes qui se sont vautrées en salles (Echange standard, RIPD) ou dans des films indés dans lesquels il n’était pas mauvais, mais qui n’avaient de toute façon pas vocation à taper dans les 100 millions de dollars de recettes (The Voices, Captives, La Femme au tableau). Bref, Ryan Reynolds, c’était pas vraiment un foudre de guerre du box-office mondial, mais le garçon est tellement ridiculement un cliché du beau gosse américain bas du front mais plein de sex-appeal, et a tellement d’obstination et de suite dans les idées, qu’il a fini par, enfin, imposer le rôle qui devrait lui donner le statut de superstar mondiale, après lequel il court depuis vingt ans. Deadpool a en effet engendré 135 millions de dollars de recettes aux États-Unis en un week-end. Du jamais-vu pour un film Rated R, interdit aux moins de 17 ans, depuis Matrix. Ce lundi 15 février étant un jour férié aux États-Unis (le Presidents’ Day), les prédictions tablent même sur 150 millions de recettes sur trois jours.

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Golden Globes 2016 – Les nominations séries

 

Empire saison 2

 

Ayé, elles sont tombées : les nominations pour les Golden Globes ont été annoncées ce jeudi 10 décembre, générant déjà leur lot de commentaires habituels sur les surprises et les snobés de l’année. Avec, pour 2015, un certain renouveau du côté des catégories séries, on constate même de sacrés absents parmi les habitués, témoignant soit d’un changement d’époque (adieu Homeland, Modern Family, House of Cards, bienvenue Outlander, Casual, Mozart in the Jungle et autres produits étranges et peu formatés), soit de la propension des Golden Globes à s’émanciper des Emmy Awards en nommant (voire en récompensant) des trucs qui n’auront vraisemblablement jamais leur chance ailleurs (cf. Jane The Virgin, Brooklyn Nine-Nine, Girls, assez vite récompensées ici, assez vite oubliées aux Emmys). Le point sur les chouchous de la presse étrangère à Hollywood cette année : Continuer la lecture de Golden Globes 2016 – Les nominations séries

Lolo

 

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La fin de l’année approche, les nominations des César 2016 aussi. Comme chaque année, il est temps pour un acteur / réalisateur que seuls les amateurs de cinéma intello et de comédies vaguement populaires mais pas trop, validées par le Grand Journal de Canal connaissaient jusqu’à présent de percer avec un succès « surprise » (mais en fait complètement calibré pour cartonner en salles pendant cette période de vache maigre du box-office hivernal, sans blockbuster badass pour engraisser le nombre d’entrées en salles, et où on complexe comme des losers devant les futurs films oscarisés des ricains, en constatant amèrement qu’on n’a toujours pas de Cate Blanchett, de Michael Fassbender, de Leonardo DiCaprio ou de Quentin Tarantino pour rendre nos César un peu moins chiants) (on en est réduits à compter sur Florence Foresti pour nous exciter à la perspective d’une prime time de 3h30, tellement en s’en fout du palmarès). Bref, après Noémie Lvovsky, pourtant excellente dans Ma femme est une actrice, L’Apollonide ou Les Beaux Gosses, mais que personne dans le grand public n’avait calculé avant Camille Redouble ; après Guillaume Gallienne qui aurait pu se faire remarquer dans Narco, Marie-Antoinette ou Sagan, mais que personne dans le grand public n’a calculé avant Les garçons et Guillaume, à table !… Voici donc Julie Delpy, la plus américaine des actrices intello françaises, qui aurait dû avoir de vrais beaux succès en salles avec 2 Days In Paris, 2 Days In New-York, Le Skylab, Before Sunrise, Trois couleurs : Blanc, Killing Zoe, mais qui s’est un peu condamnée à recruter un acteur populaire pour un film qui aurait été aussi bon sans lui, et qui va enfin recevoir la reconnaissance du public et de la profession pour une grosse comédie populaire estampillée « succès surprise » après trois semaines de promo intensive dans Touche Pas à Mon Poste et tous les râteliers du PAF.

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Crazy Ex-Girlfriend

 

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The CW a tendance à être la chaîne des séries avec des gens jeunes et beaux qui ont plus ou moins l’âge de sortir du lycée ou à peine (The Flash, Arrow, Reign…), mais Crazy Ex-Girlfriend me semble un peu hors-format pour le coup : déjà, c’est une comédie sur un format 42 minutes, ce qui reste assez rare à notre époque chargée en sitcoms. Mais surtout, donc, les personnages décrits sont supposés avoir entre 25 et 28 ans (l’héroïne était supposée être au lycée, en summer camp, en 2005, il y a donc 10 ans tout pile)… et je trouve qu’ils ont tous l’air plus vieux que moi là-dedans. Horreur, malheur : après vérification sur Wikipedia, en fait ils sont bel et bien plus jeunes que moi. Il faut donc que je me décide à arrêter de regarder les acteurs hollywoodiens d’en bas, comme si j’étais un timide lycéen et qu’ils étaient de vigoureux trentenaires ; c’est moi le vieux machin, maintenant. Où est la fenêtre ?

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