Archives par mot-clé : Concert

The Corrs – Breathless (Radio 2 Live in Hyde Park 2015)

 

 

 

Après presque dix ans de séparation et des projets solo qui, globalement, n’ont jamais décollé (et des projets familiaux aussi, mais bon, est-ce que les pauses bébés, ça compte vraiment comme motif de séparation de groupe ?), les Corrs préparent un retour en groupe dans les prochains mois. Annoncé il y a quelques semaines par Andrea, leur présence au Live in Hyde Park de BBC 2 ce week-end était donc un petit événement, notamment pour le public anglais, qui a classé la plupart de leurs albums en tête des charts entre 1995 et 2005. Si de notre côté de la Manche, les bluettes gentilles des frères et soeurs Corr sont plutôt à ranger dans la catégorie des trucs pop cheesy-ringards façon Ace of Base, je dois avouer que j’ai toujours eu une affection particulière pour leurs ballades folk-rock, même quand elles surexploitaient un peu le filon « folklore irlandais limite celtique ».

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Timeless 2013

 

Mylène-farmer-timeless-2013

Pour être honnête, j’y allais sans grande conviction, ayant racheté à une collègue les places qu’elle avait, par erreur, achetées en double. Pour rendre service, en somme. J’avais déjà assisté à un concert de la vilaine fermière, j’avais beaucoup aimé. Néanmoins, me fader toutes ses tournées n’est pas non plus ma priorité absolue dans l’existence, aussi qualitatives soient-elles. Mais bon, l’occasion faisant le larron, et comme j’ai bien eu le courage d’assister à deux concerts de Rihanna… Globalement, Mylène, depuis 3-4 albums et son incapacité à se consacrer correctement à la promotion de ses singles (et donc à faire des tubes), me lasse un peu. C’est toujours joli et bien écrit, mais ça tourne en rond, ça ne se renouvelle pas beaucoup. Là où l’on peut saluer la cohérence d’ensemble de son œuvre, on peut aussi se navrer qu’elle ne cherche plus à conquérir le grand public, à faire des tubes, à renouveler sa base de fans, et donc à ratisser au-delà de son certes très rentable public. L’excuse du « ouais, c’est une vraie artiste, elle cherche pas à faire du commercial » pourrait tenir, mais bon, venant d’un meuf qui sait que ses fans achètent tous ses supports physiques en deux exemplaires (un pour écouter, un pour garder sous plastique) et qui vend des « programmes » de concert sous enveloppe et sceau collector à décacheter… Mais bon, comme d’hab’, j’ai été bluffé par le show que seule la « Madonna française » est capable, avec les moyens et la batterie de tube qui va bien, de proposer dans notre pays. Je m’en vais donc te conter mes aventures de samedi soir par le menu ; c’est-à-dire par la setlist.

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Boycott business

Jay Z and Justin Timberlake

Depuis quelques jours, on voit défiler sur les sphères web people / pop culture le nom de Trayvon Martin, un jeune homme de 17 ans, mort en février 2012 à Sanford, en Floride, sans que, jusqu’à présent, l’affaire n’ait fait grand bruit de notre côté de l’Atlantique. Certes, il y a eu une forte couverture médiatique, mais rien qui parvienne jusqu’à nos JT. L’histoire est bête et triste à pleurer : celle d’une ronde de surveillance qui tourne mal. George Zimmerman, un Latino-Américain de 28 ans, était le coordinateur de la surveillance de voisinage de la résidence fermée où est mort Trayvon Martin, qui y résidait temporairement. Le soir du 26 février 2012, il croit surprendre un intrus armé et fait feu. Sauf que ce n’était pas un intrus, qu’il n’était pas armé, et qu’il était noir.

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Frank Ocean au Zénith

Frank-Ocean

Cela fait aujourd’hui un an que Frank Ocean a publié, sur Tumblr, le fameux billet qui fit le tour du web en quelques heures, précédant la sortie de son premier album, Channel Orange, d’un buzz qui s’est avéré bienvenu, mais qui aurait pu le laisser sur le carreau des artistes bizarrement snobés par le public comme par la profession. Note que je ne vois pas de l’homophobie partout, hein, mais bon, on parle quand même d’un mec qui évoluait en tant que songwriter dans le milieu hip-hop, dont la majeure partie du grand public n’avait jamais entendu parler, et qui du haut de ses 24 ans balançait, sur le web, qu’il était tombé amoureux d’un mec l’été de ses 19 ans. Pas un contexte idéal pour vendre des centaines de milliers d’albums aux fans de 50 Cent ou de Usher. T’as qu’à voir Ricky Martin : on l’aime bien, hein, mais bon, depuis qu’il ne chauffe plus de la meuf en bikini dans ses clips, bah bizarrement son public cible n’achète plus. On eût pu croire que Ricky se serait mis le public gay dans la poche, mais le public gay est ingrat : que tu sois out, c’est bien, mais il faut soit que ton album soit génial, soit que tu sois over-hype, soit que tu pondes un gros tube bien pouffe, si tu veux qu’ils achètent vraiment ta came. Ricky Martin n’est plus rien de tout ça, à l’heure actuelle.

 

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