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C’est dingue, tout c’que t’achètes, c’est cul nu !

Imprégnons-nous, avant la sortie de Sex and the city – Le film ce mercredi, de l’ambiance greluche. Voila un leitmotiv culturel bien peu ambitieux, mais qui a au moins eu le mérite de justifier notre risible programme télé d’hier soir. Quatre mariages et un enterrement pour commencer. Je connais ce film par cœur, j’explose de rire avant chaque gag tellement je le vois venir. Et puis, il y a Kristin Scott Thomas, mon héroïne de toujours… Son ton pince sans rire et sa classe naturelle irradient le film, même si elle n’est qu’un personnage secondaire. « Scarlett, tu es aveugle, elle a l’air d’une immonde meringue », « J’ai été lesbienne une fois au lycée, pendant vingt minutes. Autant dire que ça ne compte pas », « Comment va tronche de cane? », etc. L’actrice la plus marquante de mes jeunes années, un peu la femme de ma vie!

Dans le même temps, Cacahuète décidait de sacrifier sa blonde toison (plus si blonde que ça) en s’étalant une coloration « blond naturel et chatoyant » sur le crâne. La délicate odeur d’ammoniac et de cheveux qui cramaient nous a flatté les narines pendant tout le film. Hélas, telle Samantha Jones ruinant ses poils pubiens pour cacher le fait qu’ils devenaient gris, Cacahuète a été trahie par la petite boîte

A terme, nous dirons pour sa défense que Blondie, c’est has been depuis au moins 25 ans. Place à Roussie, donc!

Il n’en fallait pas moins pour profiter dans les meilleures conditions d’un bon gros épisode de Confessions intimes. Oui, on aime enchaîner les comédies niaises et les programmes intellectuellement plus exigeants, lors de nos soirées télé. On est un mollusque ou on ne l’est pas!

Comme à chaque fois, la misère intellectuelle de nos candidats au quart d’heure de célébrité était édifiante. Commençons par le début : Danielle, qui visiblement n’a qu’un seul T-shirt à se mettre sur le dos (organisons un Danielle-thon!), n’est pas du tout contente de la vie menée par sa fille Shanna, gogo danseuse. En même temps, quand on donne un prénom pareil à sa fille… Bon, bref. Au début, je me suis dit que Danielle était une vieille réac’ qui n’assumait pas le fait d’avoir élevé sa fille comme une future lofteuse. Il faut dire que, d’après la voix off, c’est elle qui a poussé sa fille à faire des défilés et du mannequinat dès son plus jeune âge. Rien d’étonnant à ce que, faute de percer, la nénette finisse par se tourner vers les métiers d’exhibition où l’on veut bien d’elle. Mais voila, une très fine analyse est proposée par la Une : Shanna a 25 ans et vit toujours chez sa mère, mais elle PREND SA VIE EN MAIN! A 19 ans, elle a rencontré un kéké qu’elle croyait être l’homme de sa vie et qui lui a fait pondre un môme. Et comme, depuis, leur histoire s’est terminée, elle s’est reprise en main en gagnant sa vie en freelance dans les boîtes et les bars. A ce moment là du sujet, je me dis : yes, go Shanna, prends-toi en main! En plus, Shanna, c’est une Vitaa, si on y réfléchit. Je la soutiens à fond. Danielle hurle, dès que sa fille revient de son shopping chez Pouffashop, des « C’est porno! », « T’as les fesses à l’air alors qu’il fait frais » et autres « C’est dingue, tout ce que t’achètes, c’est cul nu! ». Phrase culte en devenir. Puis vient le fou rire assez irrépressible, lorsqu’une copine à peu près aussi vulgaire qu’elle déclare à Shanna qu’elle fait un métier dégradant et de mauvais goût, et qu’elle danse de manière trop provocante. Le poêle se fout du poêlon, je trouve, mais bon. Et peu à peu, je réalise surtout que Shanna entretient une situation parfaitement anormale : 25 ans, un job, mais toujours chez sa mère, baby-sitter pas chère pour son gamin, qu’elle ne prend même pas la peine de prévenir quand elle sort et qu’elle provoque en permanence en lui montrant ses shootings photo pour Pouf Mag…

Il y a un moment dans la vie, Shanna, où il faut: 1) couper le cordon, ou 2) faute de mieux, accepter que les parents chez qui on vit n’ont pas envie de nous mater en train de faire l’amour à un poteau métallique… Shanna ressemble à une ado de 15 ans qui provoquerait sa mère en exhibant sous ses yeux tout ce qui pourrait la gêner. Elle l’emmène même, pour des raisons qui demeurent obscures, à un enterrement de vie de garçon où elle s’effeuille complètement sur les genoux de mecs en rut. Danielle est effondrée, et décidément cette pauvre Shanna est une victime des préjugés. Mais voila, elle a 25 ans, un moutard dont sa mère s’occupe à sa place et une paye qu’elle claque dans des gaines en similicuir et des colorations dignes de Lova Moor. Au bout du compte, j’ai fini par prendre parti pour Danielle, qui se fait quand même légèrement entuber par sa fille sur ce coup. Sept mois plus tard, et grâce à l’intervention providentielle de la psy de l’émission, dont la coloration n’a rien à envier à celle de Shanna (et encore moins à celle de Cacahuète), mère et filles sont complices et se comprennent à nouveau. Danielle prend même la défense de sa fifille lorsque celle-ci se fait traiter de nana vulgaire sur Internet. La famille, c’est vachement beau.

Le deuxième sujet mettait en scène l’homme idéal. Philippe, individu bedonnant bénéficiant d’un fort seyant trou dans l’avant de sa dentition, est l’homme parfait. Il le fait même dire à tout le monde. Chez le coiffeur… euh, pardon, au coiffeur, s’approchant d’une cliente impressionnée par les caméras de l’émission, il lui demande : « Madame, vous me trouvez comment? ». Elle, désarçonnée : « Euh… ». Lui, pas démonté : « Plutôt sympathique, non? ». Elle, aimable: « Euh, oui… ». Lui, l’aidant à compléter : « Et marrant, mignon, bien habillé!… ». Puis, se tournant vers le coiffeur : « Tu vois, y’a pas que moi qui le dis! ». Bah si, mec, justement.

Si Philippe en restait là, ce ne serait pas bien grave, mais il a une bonniche et une gamine d’un an et demi, qu’apparemment il néglige. C’est pour ça que Confessions intimes se devait d’intervenir! En fait, Philippe est juste le roi des beaufs: le soir, il rentre chez lui pour s’enfermer dans une pièce où il joue au DJ, pendant que Bonnicha mange des nouilles devant la télé et que sa mioche essaye de dormir. Voir Philippe et son implantation capillaire défaillante dans une pièce de 12 mètres carrés, avec les spot lights et le micro pour crier « C’est chaud ce soir au Macumba », c’est probablement ce que j’ai vu de plus drôle dans la soirée d’hier soir. [Enfin, mis à part la coloration de Cacahuète qui n’avait finalement pris que sur l’arrière de sa tête…] Pendant ce temps là, Bonnicha pleure beaucoup parce que son kéké de Philippe sort en boîte sans elle, se prend pour un lover et s’intéresse plus à sa voiture qu’à elle. On sent qu’elle n’est pas loin d’ouvrir le gaz, la pauvre. En même temps, comme l’énonce sagement son compagnon clairvoyant, c’est à la femme de rester à la maison pour faire le ménage et s’occuper des moutards. « Quand je rentre, si je crache par terre, j’veux que ça fasse des ricochets ». Classe. « Fuiiiiiis, Bonnicha!!! », avons-nous hurlé devant notre écran. Elle a dû nous entendre puisque le reportage nous apprend que, six mois plus tard, elle est partie avec sa gamine sous le bras, et que Philippe est beaucoup plus heureux sans elle : il a vachement plus de temps à consacrer aux femmes qui « sont toutes après [lui] » et à ses activités de DJ. Tout est bien qui finit bien, donc.

Avant de nous pieuter, nous nous sommes quand même attardés devant le troisième sujet : la grognasse maquée mais d’une jalousie maladive. Un grand classique de la maison, donc sans grand intérêt, mais qui avait au moins un argument pour nous retenir : ça se passait à Bordeaux. On peut donc vous affirmer que la prod’ a fait faire à nos tourtereaux des allers-retours pas du tout spontanés dans la rue Sainte Catherine pour mettre en scène leur engueulade en public. Notez que la jeune fille, que nous appellerons Grelucha, considère que si son mec croise dans la rue un individu de sexe féminin à moins de 20 mètres de distance, c’est qu’il la drague. Autant dire que le jeune homme, que nous appellerons Moudugenou, n’a pas souvent la paix lorsqu’il sort de chez lui. Le choix de ce pseudo, Moudugenou, est dû au fait que, par ailleurs, ce garçon se montre (par amour probablement) d’une tolérance assez impressionnante face à sa castratrice dulcinée. Une nouvelle analyse très profonde de la voix off nous apprend que Grelucha a passé la majeure partie de son enfance à errer de foyer en foyer, et que c’est pour ça qu’aujourd’hui, par peur de l’abandon, elle impose sa jalousie infernale à son malheureux amoureux. L’exemple édifiant : le couple reçoit une amie de Grelucha pour la soirée. A peine la demoiselle a-t-elle passé le pas de la porte que Grelucha lui saute dessus pour un contrôle de douane : « Ouvre ton manteau! T’as mis quoi, une jupe? Non, un pantalon…Bon, ok. Un peu décolleté ton top, mais bon, ça va. Tu aguiches pas mon mec, ok, espèce de piège à hommes/chiennasse lubrique!! ». La copine est donc super à l’aise, d’autant que, finalement, elle n’est autorisée à enlever son manteau qu’une demi-heure plus tard lorsque, au bord de la syncope, elle demande l’autorisation de ne pas mourir de chaud. Voyant que Moudugenou parle à sa pote, Grelucha, décidément possédée par l’Antéchrist, lui assène un « Tu pourrais me regarder moi, quand tu lui parles à elle ! Moi j’suis ta copine, elle c’est rien« . Grelucha entretient bien ses relations amicales, et ne semble pas avoir conscience du fait que, ce faisant, elle crée entre son amoureux et sa copine une connivence qu’ils n’auraient jamais eue autrement. Plus tard, alors qu’elle s’apprête à sortir avec son allumeuse de copine, Grelucha enferme Moudugenou dans l’appartement et prend plein de précautions avant de partir. Elle planque les magazines télé (non, pardon, les « livres ») dans la chambre fermée à double tour, afin que son copain ne se masturbe pas sur des photos obscènes de Valérie Damidot. Elle lui bloque son téléphone portable, afin qu’il n’appelle pas les sal*pes en chaleur qui lui courent après (dont elle a de toute façon effacé toute trace dans son répertoire). Moudugenou trouve que « c’est lourd ». Perso, j’aurais profité de l’absence de Grelucha pour me barrer et ne jamais revenir, mais bon… Moudugenou est un peu mou du genou.

Heureusement, la psy de l’émission, toujours aussi artificiellement blonde, reçoit les tourtereaux en consultation express à l’hôtel Ib*s de la gare. Après une analyse approfondie du cas de Grelucha, elle prescrit une thérapie de choc : la jouvencelle se rend au jardin public, où elle abandonne en pleurant un ourson en plastique, symbole de son passé douloureux. Abandonner un objet pour conjurer la peur de l’abandon, encore un mystère de la psychothérapie. Mais ça a l’air de marcher, puisque Grelucha tombe en pleurant dans les bras de Moudugenou, qui lui dit qu’il l’aime. C’est beau. J’aurais bien aimé voir ce qu’il advenait : 1) de l’heureux couple, très certainement reparti comme en 40 depuis le tournage de l’émission, et 2) de l’ourson en plastique, probablement becqueté par les cygnes du jardin public…

Shame on me

Honte à moi: hier, je n’étais pas très inspiré, mais il y a au moins un évènement qui aurait dû retenir mon attention, un minimum: nous avons enfin les 12 candidats à la présidentielle!! Et moi qui ne relève même pas… Je commence vraiment à avoir un QI d’huître.
Il faudra donc choisir entre: Nicolas Sarkozy (UMP), Ségolène Royal (PS), François Bayrou (UDF), Jean-Marie Le Pen (FN), Dominique Voynet (Les Verts), Olivier Besancenot (LCR), Marie-George Buffet (PC), Arlette Laguillier (LO), Frédéric Nihous (CPNT), Philippe De Villiers (MPF), Gérard Schivardi (PT) et… José Bové (altermondialiste). Voila, je suis quand même fier de m’être souvenu de tout le monde (sauf Schivardi, j’ai eu besoin de mon 20 minutes pour m’en rappeler). C’est donc moins de candidats qu’en 2002, et 4 femmes sur 12 candidats, soit un tiers! Personnellement, je sais déjà pour qui je voterai, je ne fais donc pas partie des indécis qui font fluctuer les sondages quasi-quotidiennement. Je pense toutefois que les choses vont bouger de manière un peu plus significative maintenant, vu que des candidats qu’on n’a pas trop vus (Arlette, Schivardi, etc.) vont maintenant faire jeu égal avec les autres en termes de temps d’antenne. Attendons de voir, donc.
Sinon, deuxième « Honte à moi » puisque j’associe dans un même post cet évènement (important, quand même), avec ce qui suit:
Rassurez-vous, vous les malheureux qui avez raté le Confessions intimes d’hier soir: en fait, il n’y avait personne pour faire du lancer de teckel en amateur. A moins que je l’aie loupé, vu que je n’ai pas regardé en entier, mais ça m’étonnerait: ils l’auraient au moins mis dans l’annonce du début. Finalement, et comme à chaque fois, l’essentiel était dans les quatre premières minutes de l’émission, qui présentent les sujets. Donc, hier soir, il y avait:
– un père de famille insupportable qui égayait la vision d’un reportage intitulé « Je veux et j’exige une famille parfaite »: ce monsieur, qui a au moins le mérite de se reconnaître « jamais content », fait vivre un enfer à sa famille, dans laquelle il veut que tout soit nickel. Ainsi, il hurle sur sa fille qui a mal briqué la salle de bain (fais le toi-même, dunaze!), traite son fils de tous les noms sur le terrain de handball où il n’a pas marqué assez de buts (les caméras et les camarades de jeu du gamin en profitent également), et fait se désoler sa femme qui le voit « si mal dans sa peau »… J’ai eu un peu envie de l’achever à la pelle;
– une grognasse inbuvable de mon âge qui flique son copain par jalousie incontrôlable, genre il a le droit de sortir manger un kebab, mais seul et dans un resto vide (elle a dû être cocufiée une fois quand elle avait 14 ans, et ne s’en est jamais remise): un classique de la maison;
– l’habituel beauf qui préfère son idole à sa femme: hier, c’était au tour de Johnny Hallyday de bénéficier de « promo » par un fan horripilant, qui préférerait que sa femme « chante, danse et demande à ce que je monte le son » plutôt que de se plaindre d’entendre du Johnny 20h/24 (heureusement, il dort), et qui nous a montré ses collectors… Bon, parmi les collectors, il y avait une bouteille d’eau croupie que Johnny a balancée dans le public lors d’un concert et que notre fan a un peu bue car c’est de l’eau « bénite » et qu’il avait l’impression de sentir le sang de Johnny « couler en moi », mais il y avait aussi quelques vrais collectors. Beuh…
– enfin, le naze qui néglige sa copine, mignonne quoiqu’un peu beaufette, au profit de ses potes (la présentation du sujet ne disait pas s’il faisait aussi du tuning), que je n’ai pas vu puisque j’étais au lit.
Ils font quand même un peu tout le temps la même chose, dans Confessions intimes, non?
Sinon, et comme les mots croisés de 20 minutes me l’ont appris en amphi cet après-midi (comme quoi, ce n’est pas complètement inutile), culture: c’est aujourd’hui la Journée de la Francophonie. Bon, on s’en fout un peu, mais ça permet de rappeler que le français est la neuvième langue du monde, avec quelques 200 millions de francophones (donc autant de lecteurs potentiels de mon fabuleux blog), répartis sur tous les continents. Les pays dans lesquels on trouve le plus de francophones sont la France (63 millions), la République Démocratique du Congo (24), l’Algérie (16), la Côte d’Ivoire (12), le Canada (11), le Maroc (10) et le Cameroun (7).
Il faut que j’arrête de penser Grand Oral, moi, je vais faire fuir mon maigre lectorat…

Le dilemme de 22h29

La libération n’ayant eu lieu qu’à 20h10 (merci l’Acadie), je viens d’émerger de mes repas, calins et autres zigouigouis. Je sèche un peu ce soir, c’est la pénurie dans ma vraie vie et dans ma télé. Toutefois, quand on tape « confessions intimes » sur Google images, on tombe, entre autres belles choses, sur la magnifique photo ci-contre. Si le Confessions intimes de ce soir contient cette séquence, je me demande si je peux me permettre de le louper… Mais voila, il y a un mais, et culturel s’il vous plaît: au même moment (dans 5 minutes, quoi), M6 diffuse Pulp Fiction, film que j’ai déjà vu 50 fois mais adoré. Que faire??

J’vais peut-être aller me coucher, en fait. Ma vie est passionnante, décidément, je crois que le pouvoir secret du boulot donné par kiki33, c’est de me rendre tout mou. On fera mieux demain (surtout si j’opte pour TF1).

L’émission de qualité du lundi soir

Depuis que Bataille et Fontaine ont déclaré forfait (ou ont été virés de TF1 pour avoir osé faire moins de 30% de part d’audience, je ne sais plus), les deuxièmes parties de soirée du lundi sont bien tristes, sur TF1. Le rideau avait cet immense avantage qu’il permettait de faire autre chose pendant (genre la vaisselle, oui, j’ai une vie passionnante), vu qu’une fois qu’on avait saisi l’enjeu dramatique, il n’y avait plus qu’à attendre. En effet, en moins de 30 secondes (et encore, je suis gentil), on comprenait toute la situation: Micheline voulait revoir sa fille qu’elle avait malencontreusement perdue de vue depuis 20 ans et espérait qu’elle accepterait de lui parler, Monique voulait renouer avec Jean-René qui l’avait plaquée mais qu’elle aimait à la folie… A partir de là, le temps que la prod’ diffuse un reportage pas du tout risible à base de photos personnelles et de commentaires qui n’étaient pas du tout de la prostitution affective, et que la nana de l’émission, qui n’avait vraisemblablement que ça à faire, traverse la France pour amener son enveloppe à l’heureux destinataire, on en avait bien pour un quart d’heure par invité à faire monter la sauce du suspense… Juste le temps nécessaire pour nettoyer mes casseroles, donc.
Malheureusement, avec Confessions intimes, c’est beaucoup plus compliqué. Cette fantastique émission propose en effet des sujets sur des gens en crise, souvent des couples, qui se confessent à la caméra de TF1. Enfin, je dis qu’ils se confessent, mais en fait, ces confessions face à la caméra représentent généralement deux phrases, parfois trois. L’essentiel de l’émission consiste plutôt à suivre le couple en crise dans sa vie quotidienne, ce qui donne l’occasion de voir des comportements à la limite du surnaturel. A la fin, la super psy de l’émission, Catherine Müller, explique au couple ce qui ne va pas chez eux. Les deux en prennent acte, s’embrassent pour enterrer la hâche de guerre, et tout est bien qui finit bien.
Hier soir, le sujets étaient prometteurs, mais franchement je ne les ai pas suivis comme je l’aurais voulu. Il faut dire que Confessions intimes est un concept très addictif: les images de la caméra suivant le couple doivent représenter en tout et pour tout 10 miniutes de reportage, pas plus. C’est un peu comme pour l’Île de la tentation, autre programme de haute qualité de TF1: il y a l’annonce du sujet, au début, qui dévoile à peu près 80% de l’intrigue, et des images qui reviennent régulièrement (on annonce le reportage qui viendra après, on remontre les images à la psy, etc.). En conséquence de cela, on a envie de voir des choses qu’on a pas déjà vues dans l’annonce, et on se retrouve à regarder tout le reportage, qui doit contenir 3 minutes de séquences inédites.
Bon, j’en arrive aux sujets d’hier. Il y avait d’abord une espèce de mégère, dont j’ai oublié le nom, qui vit avec un homme qu’elle oblige à faire son ménage tous les jours dès 6h du matin. J’exagère à peine. Après visionnage, je me suis dit que c’était probablement LA femme la plus horrible du monde. Heureusement que Confessions intimes renouvelle régulièrement ce vivier! En gros, comme elle l’a hébergé quand il était dans la mouise, elle estime que ce ménage, il le lui doit. Et comme c’est un homme qui la déçoit beaucoup parce qu’il ne la traite pas « comme une princesse », elle se réfugie dans une belle histoire d’amitié avec sa chienne. Sa chienne, c’est sa seule amie, la seule qui la comprenne vraiment. Alors pour marquer cette relation dans l’esprit des gens, la dame habille et coiffe sa chienne comme elle, et elle est toute fière que les passants se retournent sur son passage dans la rue. Bon, j’ai pas tout suivi, de mon évier, mais en gros, la psy (qui n’était même pas Catherine Müller), a conseillé au couple (la femme et l’homme, pas la femme et la chienne) de songer à assainir légèrement leur relation. Ah bon?
Ensuite, Catherine Müller (ouf, elle n’a pas démissionné!) a pu conseiller un autre couple, Robert et Samantha. Ce sont des noms fictifs, à nouveau, je n’arrive pas à les retenir au-delà de ma nuit de sommeil. Samantha, donc, chante très mal. Comme pas mal de personnes qui chantent mal, elle veut faire carrière dans la chanson. Pour ce faire, elle chante dans les boîtes de sa région en espérant qu’un producteur la repèrera. Robert, lui, souhaiterait que sa femme se consacre à lui et à la ponte de quelques chiards. Incompatibilité sur ce terrain, donc. J’ai bien essayé de voir le talent de Samantha, mais je me suis rendu compte qu’en boîte de nuit, à part danser en snobant son mari et brailler une chanson sur l’estrade à 3h du mat’, ben elle ne s’y prend pas de la meilleure façon pour percer. Je dis ça, je dis rien, si ça se trouve, dans quelques mois Samantha sera n°1 du top albums, mais ça me semble quand même mal parti. Après avoir mis de l’animation au milieu de la clientèle bourrée de la boîte, donc, Samantha s’aperçoit, à la dure réalité du jour, que son mari n’est pas très content. Catherine Müller lui explique qu’elle a une double personnalité: Samantha le jour, et ‘nom de scène de Samantha’ la nuit… Trop contente de se percevoir comme un cas psychologique de type agent secret (et donc spéciale et intéressante), Samantha promet de sauver sa personnalité du jour, pour l’amour de Robert. C’est très beau. Dans six mois, se prenant pour une artiste névrosée, schizophrène, torturée et incomprise de son mari qui continuera à lui demander de pondre des gnafrons, elle demandera à se faire interner ou mettre sous antidépresseurs, et se sentira enfin officiellement spéciale et intéressante.
J’ai décroché au début du dernier reportage, qui mettait en scène David et sa copine. Bon, je n’attaquerai pas sur le physique, c’est pas mon genre. En gros, il l’a cocufiée pas mal de fois depuis le début de leur relation, et elle a perdu confiance en lui. Elle passe son temps à le fliquer, à contrôler les nouveaux numéros de son téléphone et à lui faire les poches. Et quand il a le malheur de croiser un être humain de sexe féminin dans la rue, je vous raconte pas le scandale! Lorsque j’ai éteint ma télé, je commençais à comprendre David…