Archives par mot-clé : Electro

Top 40 des 90’s : n°17

n°17 : Madonna – Frozen (1998)

 

 


 

WHAT ??? Frozen plutôt que Vogue ?? Bah oui mes lardons, car si Vogue est probablement le sommet de la carrière de Madonna, elle incarne plus le pic d’une montée en puissance brillamment menée dans les 80’s que l’esprit des 90’s, et elle est plus intemporelle qu’autre chose, tandis que Frozen incarne davantage une époque et, surtout, une renaissance. Par ailleurs, confession honteuse s’il en est, avant 1998, moi, Madonna, je savais pas trop qui c’était. Une sorte de star du showbiz à connotation cul, nom le plus connu de la pop culture mondiale, dont j’avais aperçu le visage pas très onctueux et un bout de nichon dans une rediff de Body of Evidence un soir à minuit : a priori, du haut de mes 13 ans (5 à l’époque de Vogue), je n’étais pas dans la cible de cette nénette, estampillée « adulte », qui s’était peu à peu ringardisée avant même que je sois en âge de l’avoir bien identifiée. Et puis il y a eu Frozen

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Top 40 des 90’s : n°30

n°30 : Björk – It’s Oh So Quiet (1995)

 

Vu d’aujourd’hui, Björk est tellement une chanteuse islandaise givrée et underground qu’on a un peu de mal à croire qu’au milieu des années 90, c’était une star de la pop. Son album Post, en 1995, accoucha de trois singles ayant intégré le top 10 anglais (Hyperballad, Army of Me, et donc It’s Oh So Quiet), et son album Homogenic, en 1997, devint un classique. La chanteuse reste, aujourd’hui, pratiquement la seule célébrité islandaise d’envergure internationale, et de cette époque bénie de sa carrière nous sont parvenues quelques mélodies intemporelles, que les clips et la pub se sont chargées de faire vivre. Dont ma chanson préférée. Depuis, Vespertine, Medülla, Volta et Biophilia se sont chargés de paumer le grand public et de concentrer, autour de Björk, un public plus restreint de fans fidèles, et probablement un peu givrés aussi.

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Top 40 des 90’s – n°36

n°36 : Daft Punk – Around The World (1997)

 

L’air de rien, ça va faire 20 ans que Daft Punk a du succès à un niveau “mainstream”, The New Wave étant sorti en 1994, et Da Funk en 1995. Around The World a quant à lui été un joli succès au cours de l’année 1997, où il soutint la promotion de l’album Homework en se démarquant par deux traits distinctifs : ses paroles on ne peut plus simples à retenir, et son clip brillant, qui n’a pas tant vieilli que cela, dans lequel Michel Gondry transpose les instruments en êtres humains, et les notes et battements en mouvements de ces personnages, qui s’animent au même rythme que les instruments qu’ils  « incarnent ».

 

daft-punk around the world

 

Je me souviens qu’on aimait tous cette chanson, mais qu’en boum, on ne savait pas trop quoi en faire, la chorégraphie imaginée par Gondry étant trop complexe (et trop dépendante du décor) pour être reproduite, et la mélodie n’étant dans l’ensemble pas un truc invitant spécialement à danser. C’est là tout le paradoxe de Daft Punk, et de l’électro mainstream dans son ensemble, qu’elle soit le fait de Moby ou de Kavinsky : c’est très joli, très sympa à écouter, ça fait de bonnes synchro dans les publicités pour voitures, voire des hymnes sympa, mais en vrai, ça se danse comment ? Bah comme n’importe quel genre musical dansé par les gens qui ne savent pas danser : un pied puis l’autre, la tête qui bat la mesure, les bras qui ondulent mollement. On perd de vue la finalité dansante de la musique, pour se concentrer sur l’écoute, mais on garde quand même cette image de DJs qui remplissent les clubs et les raves. Du coup, nous dans les boums, on chantonnait Around the wurld around the wuuu-urld, mais comme on se faisait un peu chier on zappait assez vite la chanson pour mettre du Ophélie Winter.

 

 

daft-punk

 

Toujours est-il que Daft Punk a été pour beaucoup dans l’essor de ce que l’on appela par la suite la French Touch, et même dans l’acceptation, par le grand public, de ce milieu a priori élitiste/débauché des DJs, de la musique électro, du monde de la nuit. Autant de choses qui auraient continué à exister sans eux mais qui, en partie grâce à eux, ont trusté les sommets des charts et trouvé le filon des collaborations pop prestigieuses. David Guetta, Bob Sinclar, Martin Solveig, Benny Benassi ou Red One doivent, quelque part, beaucoup à Daft Punk.