Archives par mot-clé : Gwen Stefani

Gwen Stefani – Misery (Clip)

 

 

 

Bah c’est toujours pas fameux, niveau catchyness, mais ça va au moins avoir un joli clip pour se défendre en télé. Gwen croit encore en l’exploitation de This Is What The Truth Feels Like, en dépit de résultats globalement décevants jusqu’à présent. C’est déjà bien qu’elle y mette les moyens et un peu de cœur. Pour le reste, hélas, je ne me fais guère d’illusions sur le potentiel tubesque de ce joli objet vaguement gagaesque dans ses prétentions esthétiques.

Gwen Stefani – Misery (Lyric Video)

 

 

 

This Is What The Truth Feels Like, le troisième album studio de Gwen Stefani, n’est pas encore sorti qu’il a déjà engendré trois singles. Si les deux premiers n’ont pas fait de vagues dans les charts, le staff de la chanteuse compte probablement sur Misery, troisième single aux sonorités très actuelles (on imagine aisément les nouvelles princesses pop de l’ère Charli XCX, Tove Lo et autres Carly Rae Jepsen sur ce morceau), pour redresser la barre, la mise en bacs de l’album approchant dangereusement, sans tube à se mettre sous la dent pour s’assurer le soutien des radios. La lyric video du single est en tout cas charmante, limite désuète mais jolie, avec des illustrations de la chanteuse elle-même. A la production et à l’écriture, on retrouve Mattman & Robin, alias Mattias Larsson et Robin Fredriksson, qu’on a déjà croisés récemment dans les discographies de Taylor Swift, Adam Lambert, Carly Rae Jepsen, Hailee Steinfeld, Tove Lo ou encore Selena Gomez, et Julia Michaels à l’écriture, déjà songwriter sur Used To Love You et sur les derniers hits de Justin Bieber, Selena Gomez ou Nick Jonas : pas forcément sur les singles les plus dévastateurs de ces deux dernières années dans les charts, mais en tout cas bien dans la tendance des sons actuels.

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Gwen Stefani – Make Me Like You

 

 

 

 

Le comeback de Gwen Stefani, et le lead single du futur album This is what the truth fells like, prévu pour le 18 mars, est assez symptomatique des évolutions récentes de l’industrie du disque et des stars du tournant des années 90-2000. On ne sait plus trop à quoi se mesure désormais le succès, Adele étant à peu près la seule chanteuse vendant actuellement assez de caisses d’albums ET de singles pour qu’on soit sûrs qu’elle cartonne « objectivement ». Genre y’a beaucoup de gens qui paient pour avoir accès à ses contenus, quoi. Les autres mesurent leur succès tantôt en nombre de vues YouTube, en rotations radios, en écoutes Spotify, en bruit médiatique, en classement « Trending 140 » des chansons dont on a le plus parlé depuis une heure sur Twitter, en rentabilité de leur tournée où chaque place coûte un bras et où les gens viennent davantage écouter le best of que le dernier album, en classement de l’album pendant les deux premières semaines de mise en vente, en Grammy Awards… Single numéro un des ventes ou album au sommet des charts pendant des semaines, il faut choisir : on a désormais rarement les deux, et plus souvent aucun des deux, même quand on s’appelle Beyoncé, alors on définit un tube par d’autres critères. Et pour une Taylor Swift ou une Katy Perry, combien de stars moins solides, de one hit wonders ou de grosses pointures d’il y a quinze ans qui ne semblent plus soulever les foules avec leurs nouveautés ? Bref, dans une industrie qui a vu son modèle économique radicalement évoluer au cours des quinze dernières années, le temps du single-roi, avec son sacro-saint support CD 2 titres, est révolu, et voila que le succès d’un hit, d’un album ou plus globalement d’un artiste, ne se mesure plus vraiment à sa capacité à livrer du hit qui meuble le sommet des ventes de singles pendant des semaines, mais à plein d’autres outils de mesure plus ou moins objectifs, selon ce qui l’arrange.

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La Pop-Pouffe d’octobre

 

 

 

C’est peu dire que le comeback de Gwen Stefani, entamé il y a plus d’un an, peine à faire des vagues. Vu les résultats de Baby Don’t Lie et Spark The Fire dans les charts, on peut même parler de cata : toujours respectée par la profession et attendue comme le messie par une horde de fans gays qui n’achètent plus de disques surmotivés, Gwen Stefani ne pâtit pas encore trop, en termes d’image, de son grand âge (46 ans) qui, il y a une petite décennie, valait déjà à une Madonna une image de cougar / mamie / vieille peau en perte de vitesse. Et pourtant, c’était l’époque de Hung Up, c’est dire si on fait à Madonna un procès en jeunisme et en coolitude qu’on ne songerait pas un instant à faire à Gwen. L’aura « lead singer de groupe de rock », peut-être…

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