Archives par mot-clé : Justifications pour ma fainéantise au boulot

Vinsh, le blog qui fonctionne environ une semaine par mois

Oui, je sais, je me suis absenté. Longtemps. Presque un mois, oui. C’est que contrairement aux apparences, et une fois de plus, le mois de juillet ne rime pas avec vacances. Ce qui est un peu l’arnaque la plus sournoise du monde adulte. Je te jure, parfois, avoir 6 ans et rien à foutre en attendant la rentrée du CP apparaît presque comme une situation enviable. Heureusement qu’il nous reste le shopping. Et encore, ça, c’est seulement quand on ne se foire pas dans le choix des tailles (note pour plus tard : ne plus jamais faire les soldes sur le web). Life sucks, mes oursons en guimauve, life sucks.
Et toi, sinon, ça va ?

Bon, le pire dans toute cette histoire, c’est qu’il y en avait, des trucs à commenter, tweeter, facebooker, bloguer et loler ce mois-ci. Entre les guerres, les crises, les attentats, Tristane Banon, la Grèce et la mort d’Amy Winehouse (suspense insoutenable d’ici quelques jours : mort accidentelle ? Overdose ? Suicide ? Chute dans les escaliers ? Asphyxie avec une miette de biscotte ? Y avait-il des chansons prêtes pour le prochain album ? Comment les ayants droits vont-il gérer et exploiter le cadavre encore tiède sans que ça ne se voie trop ?), c’est vrai qu’on rigole…
Le manque d’inspiration a pu me frapper, aussi, de même que la flemme. Pas vraiment que ça manquait d’actualité morue à te disséquer amoureusement, nan, juste une petite flemme, en rentrant du boulot le soir, à saisir l’ordi et le clavier pour y coucher plus de 140 signes. Oui, Twitter a frappé. Chez moi comme chez plein de blogueurs. C’est que c’est tellement plus simple, de lâcher un micro-commentaire lapidaire sur Matthew Raymonde-Barker de Nouvelle Star X Factor ou la dernière gaffe d’un agriculteur romantique de Misère sexuelle agricole L’amour est dans le pré. Plus rapide aussi. Et la rapidité, tu sais, c’est important sur le ouèbe. J’ai lu ça dans Elle.
Hier soir, vers 23 heures, l’ex-co-loque me téléphonait pour m’informer du décès d’Amy Winehouse. Bon, j’étais au courant depuis plus de trois heures, mais elle était coincée chez sa mémé en Corrèze et venait seulement de recevoir l’alerte de son opérateur sur son téléphone, privée par conséquent de la tourmente qui s’était emparée de toutes les TL Twitter et Facebook. Outre la probable véritable raison de son appel (« je m’ennuie à mourir en Corrèze »), le sujet de son appel éclairait la rapidité et la réactivité du micro-blogging dans les situations de grosse actualité (qu’elle soit people, musicale ou d’un autre ordre). Cette conversation à base de « T’as vu ? Amy Winehouse est morte !! » était complètement à la ramasse, niveau timing. Mais le fait est que, depuis hier soir 20h, il m’a été impossible de rencontrer quelqu’un sans que le sujet de cette pauvre Winehouse ne soit évoqué.
27 ans, c’est presque mon âge. 27 ans, pour crever, c’est moche, très moche. Même sous la houlette glamour du Club des 27. Et surtout à notre époque de surexposition médiatique, où nous avons tous regardé Amy Winehouse sombrer, commentant de temps en temps ses turpitudes, riant de son côté épave rock’n’roll, affirmant doctement qu’elle était incorrigible et qu’elle serait toujours une pauvre camée célèbre, coincée pour toujours entre deux désintox’. C’est qu’elle avait enfoncé le clou dès son premier tube international en 2007 en chantant son refus d’aller en cure. Je ne savais pas ce que signifiait le mot rehab avant qu’elle n’en fasse un tube, et bizarrement elle a contribué à le populariser dans la bouche des français et de leurs médias. On ne lit ni n’entend plus beaucoup le mot désintox’, depuis Amy Winehouse. Elle est en rehab, ça sonne mieux. Mais malgré ce qui ressemble aujourd’hui à un funeste instant musical de lucidité, qu’avons-nous fait pour la sauver ? Rien. Pouvions-nous faire quelque chose ? Probablement pas. Sans faire partie de l’entourage proche de cette fille, comment l’aider, la raisonner, lui arracher sa seringue des mains ? D’ailleurs, même en les côtoyant pour de vrai, peut-on, nous qui ne sommes ni médecins ni rien, aider des toxicomanes de manière décisive ?
L’amour des fans est une source de motivation énorme, paraît-il. Mais le grand public, blasé, qui ne croit qu’aux tubes, a-t-il jamais eu une réelle inquiétude pour le sort de cette rock star toxico ? Cela fait partie du plaisir du rock, probablement, d’admirer quelqu’un qui se brûle les ailes et la vie, quand soi-même on en serait bien incapable, à construire notre existence dans les clous de la société et à nous encanailler dans les seuls produits culturels. Alors pourquoi, et de toute façon comment, aurait-on pu dire à cette fille d’arrêter la descente ? La postérité d’une étoile filante, pouvait-elle espérer mieux ? Une question que se poseront peut-être d’autres starlettes camées dans les prochains mois. Alors, si c’est possible, tentons de nous amender : sauvons Lindsay Lohan.

Ouèbe grève

Bon, ok, je t’ai un peu laissé moisir le Patrick Swayze et la Jennifer Aniston depuis une semaine sur le bloug. Mais la vérité, messieurs dames, j’ai fait face à des contraintes un peu indépassables.

D’abord, j’ai plus eu Internet dans mon chez-moi en forme de cage à lapin. Apparemment, c’est parce que le fil électrique de la BiiiiipBox était pourri. Je me disais bien qu’il était un peu brûlant, parfois, mais bon, comme j’ai des réflexes d’endive alanguie, j’attendais probablement que ça mette le feu à mon appart’.

En gros, le réparateur envoyé par Citron m’a un peu sauvé la vie, tu vois ? Tu pourrais compatir, un peu, je suis passé près de la mort par surchauffe de multiprise, c’est une expérience mystique comme on en vit peu dans l’existence, rien ne sera jamais plus pareil.

Ou pas.

Ensuite, j’ai commencé un nouveau boulot (t’excite pas dans les commentaires, c’est juste un CDD) (et je fais pas vraiment mon métier, en fait) (enfin, je sais pas exactement quel est mon métier, mais c’est pas ce que je fais en ce moment) (mais bon, qui dit CDD, dit pas un stage, et dit donc pas une paie de stage) (enfin, tu vois, quoi).

Et tu sais, quoi ?

Bah là où je travaille maintenant, j’ai bien accès au ouèbe, mais seulement sur les sites qui concernent le boulot. Tout le reste, ça t’affiche un message genre « Ce site est pas très utile pour ton boulot, feignasse, tu souhaites envoyer une demande à l’administrateur réseau pour savoir si il peut te le débloquer ? » Puis tu dois cliquer sur Oui ou Non. « Non, hein ? J’en étais sûr. Retourne au boulot, grosse vilaine ! ». Du coup, adieu blogs, mails, fessebouc… et donc blog mis à jour en loucedé pendant la pause déj’.

J’ai seulement le droit de lire du japonais toute la journée, au final.

Eh ouais.

Faudra pas qu’ils s’étonnent si je me défenestre pendant une réunion, hein !

Et comme mon boulot est un peu abrutiss… euh, fatigant, bah le soir je suis vanné (quand je ne suis pas tout simplement en train de noyer mon épuisement dans un Mojito en ville). Trop vanné pour bloguer, c’te blague. Où va-t-on, ma brave dame ??

Pis sinon, bah j’offre généreusement du temps de cerveau disponible à ma télé.

Bref, c’est pas une période faste pour le bloug.

Mais j’essaye de poster à nouveau très rapidement, parce qu’en plus, c’est trop bête, j’ai des trucs à te raconter.

Pour ça, faudra revenir.

Open space

Hem, sans t’en dire trop, internaute transcendé, en ce moment je suis à la limite de l’état d’esprit décrit ci-dessus, au boulot.

C’est très bizarre, un open space. C’est supposé susciter l’émulation entre les gens, l’auto-surveillance du groupe, la motivation, l’ambiance sympathique, ou que sais-je encore.

Et bien en ce moment, c’est juste le contraire.

J’arrive avec une heure de retard et pars avec une heure d’avance, personne ne relève. Je prends des pauses déj’ de deux heures, personne ne relève. Je circule de bureau en bureau, je cours après les tâches à accomplir, personne ne relève. Je lance des mails « ayé, j’ai fini, kikou lol, tu peux me mettre sur un autre truc maintenant (si tu veux) (je veux pas te donner d’ordre non plus, je sais bien que je suis une sous-crotte, hein), hi hi hi hi 😉 »… personne ne relève.


PITIEEEEEEE, DONNEZ-MOI UN TRUC A FAIRE !!!

Je ne suis que stagiaire, mais quand même, je m’étonne que ça ne les embête pas plus que ça de me voir glander pendant qu’ils bossent (et que, surtout, je me propose de donner des coups de main). A quoi ça sert d’être en open space si personne ne s’offusque de me voir traîner sur des blougs ou sur fesse-bouc, hein ?? Non, ils me cantonnent à mes dossiers, qui sont juste en stand by depuis deux semaines, et je ne suis pas loin d’être à la semaine de 29 heures, à force d’accorder mes horaires à mon utilité apparente ici.

Paradoxalement, j’ai rarement été aussi épuisé ni eu autant de vieilles cernasses de la mort sous les yeux : bah ouais, du coup, je dors peu le soir et je suis intellectuellement épuisé par le vide conceptuel de mes journées.

La consolation : je suis au taquet sur ma recherche de boulot, du coup. Et franchement, si je me fais griller sur Monstur ou sur Keljub, ça ne me fera certainement pas piquer un fard…