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The Hunger Games – Mockingjay: Part 2

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Ils ont fait traîner le truc un peu moins longtemps que Harry Potter ou Twilight, mais tout de même : enfin, nous voila arrivés au bout de la saga Hunger Games au ciné. Passé d’une tentative timide de Lionsgate pour s’incruster dans le filon de la saga young adult à un blockbuster incontournable de fin d’année, le triste destin de Katniss Everdeen a changé de réalisateur et doublé de budget dès son deuxième volet, le studio étant entretemps devenu certain de la rentabilité de son produit. C’est donc sans surprise qu’ils ont décidé de séparer le troisième et dernier volet en deux films, ce qui leur a permis d’allonger la sauce sur quatre films au lieu de trois.

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The Hunger Games – Mockingjay: Part 1

C’est devenu l’argument marketing / foutage de gueule des films adaptés de best-sellers pour gamins ou ados : en s’adossant la supposée noblesse du matériau littéraire et de ses multiples tomes, on développe une série de films prévus à l’avance et présentés comme un tout, une œuvre cohérente et qui n’est complète qu’une fois le dernier volet sorti. Ainsi ce n’est plus un blockbuster et sa suite, mais bien une « saga » que les grands studios nous offrent. C’est pas des trucs sales comme Die Hard 4 ou Rambo 27, c’est une seule et même histoire, ample et noble, développée sur quatre films. Ah boooooon. Ce n’est donc pas « The Hunger Games 3 » qui est sorti en salles la semaine dernière, c’est « Mockingjay ». Ça n’a RIEN à voir. Le problème de ces sagas étant double, quand on est un grand studio : on ne peut pas proposer un volet supplémentaire une fois qu’on a fini de suivre l’histoire des bouquins, sous peine de s’attirer les foudres de hordes de fans plus ou moins hardcore (d’où la probablement très hollywoodienne pression subie par J.K. Rowling pour faire revivre l’univers Harry Potter ailleurs que dans la saga Harry Potter, à travers l’adaptation des Animaux Fantastiques, un manuel de Poudlard créé en 2001 à des fins de merchandising autour du Potterverse et qui va vraisemblablement devenir une trilogie ciné), et on est très tenté d’allonger la sauce en scindant les adaptations de certains bouquins (généralement les derniers) en deux films, qui font donc le double d’entrées. Sauf que la matière proposée par le bouquin ne justifie pas toujours cette dernière « astuce ». C’est exactement ce qui se produit avec la saga Hunger Games, dont le dernier volet, fendu en deux films de deux heures, aurait probablement tiré un meilleur profit, en termes de rythme, d’une adaptation en un seul gros volet bien ramassé de 2h30/3h, que les fans seraient allés voir de toute façon (mais un bien moindre profit en termes d’exploitation commerciale en salles, puisqu’un film de deux heures peut couvrir environ six séances par jour dans une seule et même salle, alors que mathématiquement, un pavé de trois heures ne remplira la même salle que quatre fois par jour) (pas rentable).

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Le Labyrinthe

le labyrinthe

 

 

Je sais pas trop pourquoi, mais les blockbusters adolescents post-apocalyptiques me divertissent toujours avec succès. Je dois avoir le bon âge, ou être de la bonne génération pour cela. Alors certes, tous ne sont pas hyper réussis, et n’ont pas la profondeur psychologique ni le sens jouissif du Grand-Guignol d’un Battle Royale, mais ce sont toujours d’agréables moments en salles. Le fond de sauce est toujours le même : un héros / une héroïne teenager « spécial », qui va foutre le bordel dans un grand jeu de massacre injuste et tyrannique, imposé par des adultes pour des raisons souvent politiques, et qui va restaurer la justice et la liberté du monde entier à la seule force de son courage, de son ingéniosité et de son amûûûûûr. Il sera question de survie, de choix, de pertes d’êtres aimés, et si possible de communion avec la nature (pour le mode survie et la métaphore écolo), en arborant des fringues aussi intemporelles que possible pour que le stylisme futuriste ne rebute pas trop les téléspectateurs de Netflix en 2025. Et presque à chaque fois, le héros est le seul, de tous ses copains de galère remarquablement archétypaux et placides, à avoir un talent particulier qui va lui sauver les miches à de multiples reprises, ou des flashbacks hyper utiles pour faire avancer l’intrigue, ou une personnalité rebelle refusant la dictature quand tous les autres ont l’air d’avoir baissé les bras. Ou tout ça à la fois. Bon. C’est pas toujours hyper vraisemblable, mais il faut bien que le spectateur se projette dans quelqu’un en particulier, hein.

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May the odds be ever in your favor

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Pulvérisant les records  depuis sa sortie aux États-Unis (meilleur week-end de Thanksgiving de l’histoire au box-office U.S., 500 millions de dollars de recettes mondiales en deux semaines, troisième plus gros succès de l’année alors que son exploitation ne fait que commencer), le deuxième volet de la trilogie The Hunger Games (qui sera en fait une saga de quatre épisodes, les producteurs n’ayant, comme d’hab’, pas pu s’empêcher de scinder le dernier volet en deux films histoire d’allonger un peu la sauce) ne devrait pas avoir de mal à rejoindre le club de moins en moins fermé des films ayant dépassé le milliard de dollars de recettes mondiales, ce qui est de bon augure, du moins commercialement parlant, pour les prochains opus. Certes, cet « exploit » est un peu terni par les prix de plus en plus exorbitants des places de cinéma (les recettes gigantesques n’étant donc pas seulement dues – loin s’en faut – à une fréquentation tellement en hausse des salles), et l’on constate que cette barre du milliard est, depuis le succès « surprise » de The Dark Knight en 2008, de plus en plus souvent franchie par les gros blockbusters annuels (jusqu’en 2008, Titanic trônait tranquillement au sommet et n’y était guère dérangé) : sur les 16 films dépassant désormais The Dark Knight au-dessus de la barre du milliard de dollars, 12 sont sortis après lui… et 3 autres (Titanic, Jurassic Park, et Star Wars Episode I) ont bénéficié d’une ressortie ciné en 3D qui leur a fait regagner du galon entretemps.

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