Archives par mot-clé : Lenny Kravitz

50 couvertures d’albums qui traverseront le temps

 

 

Un peu comme avec les livres, une grande partie de la phase de séduction (et donc de décision) avant d’acheter (ou de cliquer sur le lien streaming, hein) un album, outre le fait de déjà connaître l’artiste ou d’en avoir entendu parler par la presse, par le web ou par une connaissance, va se jouer dans les quelques secondes dont dispose la couverture pour te marquer la rétine. Une habitude héritée du disque (vinyle ou CD), qui pourrait sembler obsolète aujourd’hui mais qui demeure un élément central du mix marketing de la musique en 2016. Un petit carré qui vient illustré la « fiche » ou la page de stream d’un album quel qu’il soit. On peut imaginer que dans quelques années on se sera affranchis de ce format carré, voire de la nécessité d’accoler une seule image à un œuvre donnée pour lui servir de « visage », mais en attendant la couverture, ça reste une part non négligeable de l’identité d’un album, qui peut t’en détourner ou te faire décréter que ça a l’air naze, ou pas pour toi, avant même d’avoir essayé. Pourtant, quelques-unes retiennent fortement l’attention au premier regard et, que ce soit parce que l’album en question a eu beaucoup de succès par la suite ou juste parce que le visuel est puissant, sont entrées dans l’histoire de la pop culture, de manière au moins aussi marquante que le matériau musical qu’elle promeuvent… A ce titre, même dans plusieurs décennies (et certains en ont déjà quelques-unes sous le capot), il y a fort à parier qu’elles continueront de fasciner et de pousser les novices à tendre la main (ou le clic) vers elles. Iconiques, graphiques, atypiques ou juste trop belles ou trop fortes pour qu’on ne s’y attarde pas, elles ramènent la musique à sa pleine dimension d’objet, et si possible de bel objet, pour que l’expérience esthétique soit complète. Et bien souvent sans que l’artiste (photographe, dessinateur) ne bénéficie de la même visibilité que les musiciens, alors que son impact sur le destin de l’album peut se révéler aussi fort que le contenu musical lui-même. Une petite cinquantaine de couvertures qui titilleront probablement la curiosité des internautes des futures générations dans vingt, trente ou cent ans, indépendamment de la qualité des contenus qu’elles cachent.

Continuer la lecture de 50 couvertures d’albums qui traverseront le temps

Katy Perry Super Bowl Halftime Show 2015

 

 

Ce n’était pas le live du siècle, d’ailleurs le Halftime Show ne l’est jamais vraiment, c’est le bordel, ça part dans tous les sens, ça dure à peine dix minutes et le public hurle pendant à peu près l’intégralité de la performance, mais c’est aussi un déluge de pyrotechnie, de couleurs criardes et de délire mégalo comme l’Europe ne saura peut-être jamais les faire (m’est avis que quelques artistes K-Pop font encore plus fort, encore plus kitsch, encore plus bariolé à l’occasion) (oui, les requins danseurs sont kitsch, mais bon, je crois que c’était le but, hein).

Continuer la lecture de Katy Perry Super Bowl Halftime Show 2015

May the odds be ever in your favor

hunger-games-catching-fire-2013

 

Pulvérisant les records  depuis sa sortie aux États-Unis (meilleur week-end de Thanksgiving de l’histoire au box-office U.S., 500 millions de dollars de recettes mondiales en deux semaines, troisième plus gros succès de l’année alors que son exploitation ne fait que commencer), le deuxième volet de la trilogie The Hunger Games (qui sera en fait une saga de quatre épisodes, les producteurs n’ayant, comme d’hab’, pas pu s’empêcher de scinder le dernier volet en deux films histoire d’allonger un peu la sauce) ne devrait pas avoir de mal à rejoindre le club de moins en moins fermé des films ayant dépassé le milliard de dollars de recettes mondiales, ce qui est de bon augure, du moins commercialement parlant, pour les prochains opus. Certes, cet « exploit » est un peu terni par les prix de plus en plus exorbitants des places de cinéma (les recettes gigantesques n’étant donc pas seulement dues – loin s’en faut – à une fréquentation tellement en hausse des salles), et l’on constate que cette barre du milliard est, depuis le succès « surprise » de The Dark Knight en 2008, de plus en plus souvent franchie par les gros blockbusters annuels (jusqu’en 2008, Titanic trônait tranquillement au sommet et n’y était guère dérangé) : sur les 16 films dépassant désormais The Dark Knight au-dessus de la barre du milliard de dollars, 12 sont sortis après lui… et 3 autres (Titanic, Jurassic Park, et Star Wars Episode I) ont bénéficié d’une ressortie ciné en 3D qui leur a fait regagner du galon entretemps.

Continuer la lecture de May the odds be ever in your favor

Le Majordome, les droits civiques, et Oprah

forest-whitaker-in-the-butler-movie

 

C’est probablement présomptueux de ma part, quoique je ne m’identifie pas à l’ensemble de la communauté gay, mais j’ai tendance à voir un parallèle entre le goût actuel du cinéma grand public pour la lutte historique pour les droits civiques de la communauté afro-américaine et les heures sombres de l’Apartheid (Invictus, The Help, Hairspray, Django Unchained, Lincoln) et la lutte, bien actuelle et avancée à des stades divers selon les pays, pour l’égalité des droits entre gays et hétéros. Comme si se projeter dans les luttes contre les injustices passées (et pourtant pas si effacées que cela à ce jour), faisait écho et donnait un peu plus de courage pour faire face à celles d’aujourd’hui. Droits des gays, droits des femmes, droits des roms… Ils sont encore nombreux, les combats à terminer (mais se termineront-ils un jour ?) pour qu’une catégorie de la population ne soit pas considérée comme moins humaine, moins digne qu’une autre. Blanche ou pas, nationale ou pas.

Continuer la lecture de Le Majordome, les droits civiques, et Oprah