Archives par mot-clé : LGBT

The Real O’Neals [Pilote]

 

the real oneals abc poster

 

 

Le 2 mars dernier, ABC lançait une nouvelle sitcom, The Real O’Neals, portée par Martha Plimpton (Raising Hope) et Jay R. Ferguson (Mad Men), qui s’inscrit dans la droite lignée des autres comédies familiales, actives ou disparues, de la chaîne : The Goldbergs, Fresh Off The Boat, Dr Ken, The Middle, et bien sûr celle qui les inspire toutes, Modern Family. La série, créée par Casey Johnson et David Windsor, est basée sur la véritable histoire de Dan Savage, le célèbre journaliste / activiste LGBT à l’origine du projet It Gets Better, qui est d’ailleurs producteur exécutif de la série. Le lancement de The Real O’Neals a été quelque peu boosté pollué par une campagne bigote de One Million Moms et autres associations religieuses, qui accusaient la série, avant même son lancement, de promouvoir une mauvaise image de la famille catholique traditionnelle. Il faut dire que Dan Savage n’est pas forcément leur personnalité préférée, et que l’activisme du producteur exécutif sert à la fois d’épouvantail et d’argument marketing à la série.

Continuer la lecture de The Real O’Neals [Pilote]

Carol

carol cate blanchett

 

Figure de proue du cinéma gay depuis Poison en 1991, Todd Haynes a su évoluer, de film en film, vers des productions capables de mêler thèmes subversifs et académisme policé. De Velvet Goldmine à Far From Heaven en passant par I’m Not There, l’homosexualité est ainsi toujours plus ou moins présente dans sa filmographie, à travers un narrateur, une androgynie ou un questionnement plus frontal des mœurs corsetées des sociétés occidentales. Toutefois, s’il avait bossé ces dernières années pour la télévision (Enlightened, Milderd Pierce), il avait plus ou moins disparu des salles, en tant que réalisateur, depuis près de dix ans.  C’était donc un petit événement de le revoir sous cette casquette, au Festival de Cannes 2015, avec Carol, un film qui a fait une belle unanimité sur la Croisette et qu’on prédisait aux plus hautes places du palmarès. Étrangement, il dû se contenter d’un prix d’interprétation féminine pour la seule Rooney Mara, négligeant au passage Cate Blanchett, peut-être punie pour son cabotinage de femme fatale bourgeoise 50s, ou peut-être pour ne pas trop encombrer la catégorie puisqu’Emmanuelle Bercot avait également été récompensée, ex-æquo avec Mara, et qu’on sait bien que Cate Blanchett, telle une Marion Cotillard ou une Meryl Streep, est à Cannes à peu près chaque année ; on a donc encore le temps, et d’autres occasions, de la récompenser à l’avenir. Reste que, parti si tôt parmi les favoris des oscars 2016, Carol s’est logiquement fait rattraper en route par les The Big Short, The Revenant et autres Spotlight, et ne devrait au final avoir de réelles chances de figurer au palmarès que pour ses costumes (et encore, il y a du lourd en face) et Rooney Mara, assez inexplicablement reléguée second rôle, si elle s’impose face à Alicia Vikander. Une bien étrange campagne de la part de la Weinstein Company, pour l’un des mélos lesbiens les plus ambitieux et les plus mainstream de ces vingt dernières années.

 

Continuer la lecture de Carol

La Pop-Pouffe de juillet

 

 

Un peu disparue des radars depuis Really Don’t Care, son duo avec Cher Lloyd en 2014, Demi Lovato voudrait bien réitérer, voire dépasser, son exploit de 2012 dans les charts, lorsque Heart Attack, son plus gros hit à ce jour, avait atteint le top 10 dans les pays anglo-saxons. Pour ce faire, elle a décidé d’user d’une méthode qui a fait ses preuves : casser son image avec un titre et un clip tonitruants.

  Continuer la lecture de La Pop-Pouffe de juillet

One Big Happy : moderne famille

 

onebighappy

 

Depuis la fin de Happy Endings en 2013, Elisha Cuthbert, celle qui était la plus « star » du lot lorsque la série avait commencé (merci 24), a aussi été l’une des plus discrètes : Adam Pally a vite rebondi dans The Mindy Project, Damon Wayans Jr dans New Girl, Casey Wilson dans Marry Me, Eliza Coupe dans Benched… C’est donc un plaisir de la retrouver dans un rôle principal, dans une série de network. En l’occurrence, One Big Happy, sur NBC, qui est (semi-bon signe) une création de Liz Feldman, l’une des scénaristes régulières de 2 Broke Girls.

Continuer la lecture de One Big Happy : moderne famille