Archives par mot-clé : Meryl Streep

Ricki and the Flash

 

ricki and the flash scene

 

Sept ans après Rachel Getting Married, qui aurait pu valoir un oscar à Anne Hathaway s’il n’y avait pas eue en face d’elle cette année-là la long overdue Kate Winslet dans The Reader, Jonathan Demme, le réalisateur culte du Silence des Agneaux et de Philadelphia, revient avec Ricki and the Flash, un autre film tournant autour d’une héroïne marginalisée par son environnement familial. Mais là où Anne Hathaway campait une vibrante Kym à peine sortie de désintox, Meryl Streep est plutôt une marginale qui ne semble, a priori, pas regretter ses choix. C’est, malgré tout, autour des figures imposées d’un même type d’événement, un mariage, que leur confrontation avec leurs proches va leur donner l’occasion de faire la paix avec elle-mêmes.

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Into The Woods

 

Into-The-Woods-affiche

 

On le sait, Disney veut se moderniser, dépoussiérer son image de faiseur de films féériques conservateurs, avec ses princes impeccables et héroïques et ses princesses cruchasses et réac’, qui ont pourtant fait sa gloire depuis 70 ans. C’est que la maman d’aujourd’hui, née dans les années 80, n’a pas très envie que sa petite fille s’identifie à Blanche-Neige ou à Cendrillon telles que Disney les a conçues en 1937 ou 1950. Nous voila donc, depuis quelques années, avec des princesses qui réfléchissent, hésitent, n’ont pas peur du célibat, voire sont encore plus courageuses que les garçons : Mulan, Merida, Maleficent, Giselle, Tiana… Parfois elles trouvent l’amour, parfois non, mais elles ne se laissent plus « sauver » et définir uniquement par leurs aspirations conjugales. C’est donc dans ce contexte que Disney a fait appel à Rob Marshall, adaptateur de romans et de livrets de comédies musicales pas forcément très digestes (Chicago, Mémoires d’une Geisha, Nine…) pour adapter la comédie musicale-culte de Stephen Sondheim et James Lapine.

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Les Oscars 2015

 

oscar winners 2014
Suck it, losers !

 

L’année dernière, je n’avais pas forcément vu venir les deux gagnants de 2014, que furent finalement Matthew McConaughey et Cate Blanchett, mais j’avais vu émerger quelques-uns des sérieux concurrents qui leur ont fait face dans la course au Golden Globe puis à l’Oscar (Leonardo DiCaprio, Tom Hanks, Sandra Bullock, Bruce Dern…), tout en me plantant spectaculairement sur d’autres. Du coup ça m’a donné envie de refaire un tour du côté des films en tournage, en post-production ou simplement prévus pour sortir en novembre aux Etats-Unis, histoire de voir qui est en train de placer ses pions pour choper une statuette l’hiver prochain. Comme l’année dernière, je ne vais pas m’attarder sur les films eux-mêmes, dont il est bien difficile de dire d’avance s’ils seront des classiques de bonne facture ou des œuvres trop ambitieuses qui se prendront une volée de bois vert à leur sortie. Mais un acteur ou une actrice peut émerger vainqueur d’un film qui n’aurait jamais pu prétendre à l’Oscar du meilleur film (ces dernières années, Meryl Streep dans The Iron Lady, Jamie Foxx dans Ray, Cate Blanchett dans Blue Jasmine, Marion Cotillard dans La Môme…).

 

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Meryl, cette déesse…

Bon, autant avouer, Meryl Streep, c’est pas la femme la plus sexy de la planète. Pas plus aujourd’hui qu’il y a vingt ans, d’ailleurs. Mais quel talent, quelle flamme… quelle femme, comme dirait un certain Hub’!

Car si Mamma Mia m’a permis de passer un excellent moment hier soir, alors que je sortais de dix heures de boulot et d’une heure de métro qui, les unes et l’autre, m’avaient péniblement porté jusqu’à une salle de cinéma, à la recherche d’un vide-cerveau, c’est un peu, ou beaucoup, grâce à elle. Cette femme est juste l’une des meilleures actrices que je connaisse, et même dans une prestation qui est loin d’être sa meilleure, elle irradie la pellicule de son talent et de son plaisir de jouer. Plaisir qu’elle partage à l’évidence avec le reste du casting. Et, peut-être pour ça, ou peut-être parce que j’étais d’humeur à rigoler, j’ai juste adoré ce film. Difficile de croire que Meryl a été crédible dans ces rôles-là:

… lorsqu’on la voit comme ça:

Bon, et puis évidemment, il y a le répertoire surexploité d’Abba. Si tu aimes Abba, lecteur, tu passeras une heure et demie à sourire jusqu’à tes grandes oreilles. Oui, j’imagine mon lectorat doté d’appendices auditifs imposants, ça me permet de relativiser. Relativiser quoi? T’occupe, va. A l’inverse, si tu gerbes Abba et ses soupes du genre Waterloo, Dancing Queen ou Money, Money, Money… Bah tu vas avoir envie de sauter par la fenêtre. Coup de bol pour toi, les cinémas n’ont pas de fenêtre. Mais ne te fais pas de mal inutilement, va.

Le scénario? Pas trop d’intérêt, mais on s’en fout. On est dans une adaptation de comédie musicale de Broadway, que diable, on est pas venus là pour se faire un drame intello. Les comédiens? Sympas, mais personne n’est capable de chanter ET de jouer avec le même talent. Chacun a donc sa petite lacune, touchante au demeurant. Et l’ambiance? Bah c’est bien ça qui fait que vous allez aimer: c’est kitsch, c’est coloré et bruyant, c’est autant une ode à l’amitié qu’une histoire d’amour gnangnan…

J’aime pas, j’adore!

Décidément, je suis de bonne humeur, ces jours-ci, j’écris de moins en moins de langue-de-puteries, ici.