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Solange – Cranes In The Sky / Don’t Touch My Hair

 

 

 

 

 

 

C’est fou comme Solange Knowles, qui est apparue dans le sillage de sa grande sœur avec des ambitions et un début de carrière qu’on pourrait qualifier de dispensables (pas de vrai hit – malgré le sympathique I Decided – pas d’identité musicale forte, la vague impression qu’elle surfait sur la notoriété de son patronyme pour se faire une mini-carrière et du fric sans trop d’efforts, l’essentiel de ses revenus musicaux venant de crédits d’écriture venant de textes pour Beyoncé), a réussi son virage de muse hipster. Entamé avant celui de sa soeur, ce tournant lui a permis d’acquérir une solide fanbase en ligne, qui la suit de clips en festivals musicaux, faute d’acheter ses albums (elle a dû en vendre moins qu’Alizée au total, la pauvre). La voici donc de retour en 2016, quatre ans après Losing You et deux ans après la fameuse altercation entre elle et son beau-frère dans un ascenseur, pour redonner un vernis de respectabilité à son  actu. Résultat : l’album A Seat At The Table, sur lequel elle co-écrit tous les titres et où Beyoncé est totalement absente, où l’on retrouve des collaborations avec Lil’Wayne, Raphael Saadiq et Kelly Rowland. Et pour lancer tout ça, deux clips pour le prix d’un : Cranes In The Sky et Don’t Touch My Hair. Problème : ce n’est pas très fun, pas très pop, pas très intéressant, dans la droite lignée des machins hipsters chiants que pond le R’n’B post-Beyoncé à la pelle depuis 2013.

Lady Gaga – Perfect Illusion

 

 

 

On s’y habitue, à ce titre. Voila donc le clip, ambiance festoche dans le désert, comme pressenti. C’est pas un lead single de la puissance de Bad Romance (entré 15ème au Billboard Hot 100 cette semaine : pas la folie), c’est un peu flat tendance simpliste, mais la mélodie gagne en efficacité à chaque nouvelle écoute, et on sent que la chanteuse a envie de faire oublier le semi-échec de Artpop. Elle n’est plus aussi insupportablement omniprésente qu’il y a cinq ans, elle a un peu manqué au paysage pop : il y a moyen que l’album Joanne marque la fin de l’année. Mais en es temps obscurs où plus personne ne peut réellement compter, dans les charts, sur sa name recognition

Glory

L’une des particularités de Britney Spears, c’est que son étonnante longévité médiatique est inversement proportionnelle à l’intérêt que le public lui porte dans les bacs. Des 30 millions de ventes de Baby One More Time, elle est passée aux 24 millions de Oops ! I Did It Again…, aux 15 millions de Britney, aux 10 millions de In The Zone, aux 3 millions de Blackout, aux 4,5 millions de Circus, aux 800 000 de Femme Fatale et aux 600 000 de Britney Jean… Bref, elle est désormais loin de ses glorieux standards de début de carrière, qui firent d’elle un véritable phénomène culturel, et une tête de proue de l’industrie. Même avec les circonstances d’un marché dominé par le streaming, quand une Adele dépasse toujours sans peine les dix millions d’exemplaires vendus, l’excuse de la crise du disque est faiblarde de la part de l’une des plus grosses stars de la pop mondiale. Britney, c’est aussi deux albums de remixes et cinq (CINQ) best of en dix ans. Un signe inquiétant, avec sa résidence à Las Vegas, de momification précoce de la carrière de celle qui reste, de manière de moins en moins justifiée, la popstar la plus scrutée du XXIème siècle. Britney, artiste vintage condamnée à vivre sur sa gloire passée et sur son répertoire d’il y a quinze ans pour intéresser des cars de touristes dans le Nevada, à la manière d’une Cher ou d’un Elton John ? Il semblerait, oui. Inutile de dire que, les Américains adorant les belles histoires, le moment est venu pour la chanteuse de nous prouver qu’on a tort, de rebondir et de pondre son Ray of Light, son album de la maturité, celui qui doit la faire briller à nouveau au firmament des charts mondiaux. Et les critiques de s’enflammer pour Glory, l’album merveilleux qu’on n’attendait plus, malgré sa pochette moche et son lead single dégueulasse : c’est génial, c’est brillant, c’est une réinvention. Ah bon.

Review, titre par titre.

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