Archives par mot-clé : Peur

Before I Go To Sleep

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Nicole Kidman n’est plus une actrice à la mode. Si son heure de gloire est probablement à situer du côté de 2001 (avec les sorties de Moulin Rouge! et Les Autres) ou de 2003 (avec son oscar pour The Hours), l’actrice australienne est depuis passée un peu plus sous le radar. La faute à des films plus discrets (Rabbit Hole, Margot at the Wedding, Birth), à des soupçons de botox qui l’auraient rendue complètement placide et inexpressive, et à quelques spectaculaires plantades commerciales (Australia, Ma Sorcière Bien-Aimée, Grace de Monaco) qui l’ont, peu à peu, coupée de son public, écornant son image de « plus grande actrice d’Hollywood », bankable et au parcours sans faute. Maintenant qu’elle approche la cinquantaine et le douloureux cap de la merylstreepisation de sa carrière d’actrice (que certaines réussissent et d’autres moins), Nicole Kidman peut toutefois compter sur ce qui a fait sa renommée mondiale : les rôles dramatiques de femmes triturées par des évènements douloureux. C’est bien cela qui, plus qu’autre chose, la différencie aux yeux du public d’autres grandes beautés plastiques comme Julia Roberts ou Sandra Bullock, mégastars portant elles aussi impeccablement la robe fourreau sur le tapis rouge des oscars.

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Lolilol Academy

monsters university

On n’a pas pu s’empêcher, en France, de traduire le titre de manière foireuse, comme d’hab’. Évidemment, pourquoi se priver de caler un « Academy » dans un titre pour qu’on comprenne bien que ça parle d’études ET que c’est américain ? C’est qu’on en a eu, depuis la Star Ac’, du titre de film mal traduit de cette manière pour attirer le djeunz’ : String Academy, Rock Academy, Basket Academy, Sex Academy, Kung-Fu Academy… Pour plus d’exemples de la risible habitude française de traduire dans un anglais de cour d’école des titres anglais généralement très corrects, se reporter au très bon Tumblr Pardon My Titres, tenu par Virgoblog. En tout cas, Monsters University n’échappe pas à l’usage, et a même fait des mécontents, du coup.

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Ma passionnante vie avec les animaux domestiques

Je hais les chats! Pas de bol, mon parrain, chez qui je loge actuellement (je le rappelle pour ceux qui ne suivent pas, au fond), en a un. Et comme ma mère, qui les déteste également, je les attire. D’ailleurs, est-ce que c’est une malédiction perso, ou une situation fréquente, que ces bestioles se dirigent toujours vers ceux que cela hérisse? Mais si, vous savez, cette tendance qu’ils ont à vous sauter sur les genoux lorsque vous êtes assis à papoter, et à s’agripper avec les griffes quand vous voulez les dégager. Non, vous voyez pas? Toujours est-il que ce chat m’aime bien. Et que ce n’est pas réciproque. Ne vous méprenez pas, je ne déteste pas les chats comme je déteste les serpents: je les trouve jolis, mignons quand ils sont petits, élégants quand ils sont grands et se prélassent dans une vie de rêve faite de glandouille et de Whiskus (hmm, y’a bon, le Whiskus, surtout quand je marche dedans le matin!), ça fait classe dans un salon… Mais rien à faire, il y a un détail rédhibitoire, insurmontable pour moi, chez les chats: ils ont des griffes. Et s’il y a bien un truc qui m’a traumatisé quand j’étais petit, c’est de m’être fait râtisser l’avant-bras en rouge! Je suis hyper douillet, déjà, et en plus, mine de rien, un chat c’est dégueulasse: ça traîne on ne sait où, ça se lave à la langue, ça pisse une substance qui doit être radioactive tellement elle pue.
Bref, le clébard de mon parrain, ça va, parce que j’aime bien les chiens (j’en ai presque toujours eu) et qu’en plus il est vieux et malade donc calme. Mais cette espèce de boule de poils qui saute, donne des coups de pattes griffues et répand son Whiskus en sauce dans la salle de bain pendant la nuit, c’est juste pas possible. Et voila-t-y pas que ce matin, il s’est mis en tête de me réveiller. Je précise que mon parrain et sa femme m’ont installé dans la chambre de leur fille aînée, qui vit aujourd’hui à Lyon. Problème: elle a justement le lit que le chat préfère, celui où il vient se lover pendant sa journée de glande (parce qu’il n’est pas en stage, c’te feignasse). J’avais trouvé une solution consistant à m’enfermer pendant la nuit, mais il se trouve que dans un accès de colère, la fille de mon parrain a un beau jour pété sa porte, et que désormais cette dernière ne ferme plus, ni à clé ni tout court. Je bloque donc la porte toutes les nuits avec mon sac (mes soirées sont passionnantes) pour l’empêcher de venir sournoisement m’égorger ou tout simplement dormir sur SA couette… et donc sur moi.
Mais ce matin, je l’entends pleurnicher pendant dix minutes devant la porte, qu’il tente d’ouvrir de sa tête, pendant que je m’offre ma demi-heure d’immobilisme post-réveil-matin dans le lit. J’étais notamment tout paumé dans mes pensées, à la suite du visionnage hier soir de The Bubble, de Eytan Fox, une sorte de Sex and the City tragique à Tel Aviv qui m’a laissé songeur jusqu’à 2h du mat’: c’est quand même vachement du bol, pour un homo, de naître à certains endroits et pas à d’autres… Et soudain, alors que je somnolais tranquillement je sens… des coups de GRIFFES sur mes orteils!! Il était entré, le salaud! Et il s’attaquait déjà à moi! Autant vous dire que j’ai cessé aussitôt de somnoler, j’ai fait un bond d’un mètre au-dessus du matelas. Et ensuite? Ben, vous avez vu La Cité de la Peur, avec le chat dans l’escalier? En gros, le chat a fait pareil, mais à travers la chambre. Non mais…

J’ai découvert par la suite, dans la salle de bain, qu’il y avait quelque chose d’inhabituel. Il faisait étonnamment bon. Genre 16°C, ce qui est super chaud pour cette salle de bain où je me gèle tous les soirs. Et c’est là que j’ai compris: je dois laisser toutes les nuits la fenêtre ouverte pour que le chat puisse sortir, mais hier soir, frigorifié sous ma douche, je l’ai fermée, et pas ré-ouverte. C’est donc ça que le pauvre matou d’amour était venu me manifester: son mécontentement de ne pas pouvoir sortir chier son Whiskus. Sale bête! Tu pouvais pas aller réveiller tes maîtres, plutôt??