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Vanity Fair Hollywood Issue 2014

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J’en parle peu, mais chaque année, je guette le Hollywood Issue de Vanity Fair, numéro « marronnier » de mars (mois choisi pour sa concordance avec les Oscars), qui est quasiment toujours iconique, et vaut au moins pour sa large couverture, dépliable en trois, qui offre une photographie forcément subjective des stars qui « font » Hollywood cette année-là : espoirs sur le point d’exploser et/ou d’obtenir un oscar, stars les mieux payées du métier… Chaque année, le Hollywood Issue, c’est l’aperçu, pour la postérité, de ce qu’étaient les A-Listers de l’année. Outre-Atlantique, ça glose pas mal sur le fait que ce numéro de mars 2014 met en Une pas moins de six acteurs « de couleur » : Chiwetel Ejiofor, Idris Elba, Michael B. Jordan, Chadwick Boseman, Naomie Harris et Lupita Nyong’o. Et par « de couleur », ils veulent dire noirs, hein. C’est bien simple, c’est presque autant qu’il n’y en avait eu dans toutes les éditions du Hollywood Issue réunies. Et on en est à la vingtième édition. Auparavant, il y avait eu des apparitions d’Angela Bassett (en 1995), de Will Smith (en 1996), de Jada Pinkett (en 1997), de Djimon Hounsou (en 1998), de Thandie Newton (en 1999), d’Omar Epps (aussi en 1999), de Don Cheadle (en 2003), de Chris Rock (en 2007), de Kerry Washington (en 2005), de Zoë Saldana (en 2008), d’Anthony Mackie (en 2011) et de Adepero Oduye (en 2012). Absences curieuses : Halle Berry, Jamie Foxx, Denzel Washington, Samuel L. Jackson… Et si c’est rafraîchissant, c’est surtout un peu triste qu’on soit en 2014 et que ce soit un « évènement » de constater que, ça y est, Hollywood a (un peu) dépassé le racisme et le quota du black de service. D’ailleurs, le constater, n’est-ce pas déjà le souligner, comme si les acteurs noirs n’étaient pas juste des acteurs, au même titre que Tom Hanks ou Leonardo DiCaprio ? N’en restent pas moins de superbes clichés comme seuls de grands amoureux du glamour comme Mario Testino ou Annie Leibovitz savent les mettre en scène.

 

 

Le très laid cru (laid cru, huhu) 2013 (l’exception, peut-être le pire en vingt ans)

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2012, qui avait flairé sans le savoir le duel entre Jennifer Lawrence et Jessica Chastain aux oscars 2013

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2011, quand Ryan Reynolds était presque le roi d’Hollywood

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2010, The Virgin Suicides issue

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2009, l’exception Obama

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2008, quand on croyait qu’America Ferrera ferait autre chose qu’Ugly Betty

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2007, édition couilles

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2006, la couverture culte

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2005. Kate Winslet attendait désespérément son oscar, Kate Bosworth était un espoir, Sienna Miller avait une carrière

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2004, la classe : à part Alison Lohman, aucune disparue au compteur

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2003, première édition couilles

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2002, l’année qui sentait les 90’s

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2001, duel de générations

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2000, smells like (white) teen spirit

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1999, l’essor des blondes next door

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1998, cru glacé (et Vince Vaughn était mince)

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1997, quand Jennifer Lopez, Renée Zellweger et Charlize Theron étaient des espoirs hollywoodiens

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1996, quand on croyait que les brushing des 90’s étaient mieux que ceux des 80’s (et puis, la pose swag de Matthew McConaughey <3)

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1995, les méconnaissables quadra/quinqua d’aujourd’hui (Julianne Moore !!)

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C’est, globalement, toujours intéressant de revoir ce qui caractérisait chaque époque : le photographe choisi, les acteurs stars, l’esthétique du moment. On voit par exemple que Meryl Streep est vraiment redevenue à la mode au tournant du siècle, que Scarlett Johansson fascinait les photographes il y a dix ans (trois Hollywood Issues de suite !) et que Jennifer Lawrence prend le relai aujourd’hui, que Sarah Jessica Parker évoquait déjà furieusement Carrie Bradshaw lorsqu’elle n’était qu’une valeur montante du ciné trois ans avant le début de Sex and The City, ou encore que le bankable hollywoodien des 90’s était beaucoup plus orienté teenagers qu’aujourd’hui, où Vanity Fair préfère lustrer l’égo de personnalités qui ne seront peut-être pas au générique de American Sex Rigolo Academy ou de Fast & Furious 14, mais qui leur assureront quelques interviews et couvertures de prestige dans les prochaines années. Les temps changent, même à Holllywood.

Gayest Thing Ever #2

Salut les dindons, c’est Marie-Antoinette qui te parle. 

Je ne sais pas si tu as vu le documentaire The September Issue (sorti en 2009) (vintage !), qui suivait quelques semaines dans le quotidien de la déesse/diablesse Anna Wintour (rédac’chef du Vogue US, qui inspira à son ancienne assistante Lauren Weisberger son roman Le Diable s’habille en Prada), tout en suivant la préparation du numéro de septembre 2007, l’un des plus épais de l’histoire du magazine. C’était vraiment hyper intéressant, j’avais pas appris grand’chose mais j’avais trouvé l’envers du décor assez vertigineux, entre allusions fielleuses, méchancetés glaciales et talent modesque indéniable. Voir Anna Wintour rejeter très calmement (et sans que personne ne lui dise jamais rien) toute la série de photos d’un shooting à 100.000 dollars, c’est un peu du surréalisme, mais c’est justement ce surréalisme qui fait la célébrité de la dame. Et pis j’avais découvert l’existence de Grace Coddington, aussi : sorte d’alter-ego angélique de la démone, elle apportait une dimension artistique et humaine non négligeable à tout ce fatras de fanfreluches et d’égos sur-dimensionnés.
Je dois probablement être le pédé le plus minable de la planète pour avoir appris l’existence du duo Anna Wintour / Grace Coddington en septembre 2009 à l’occasion de ce film. C’est que je suis un peu un poulpe, tu sais. Toujours est-il que le magazine Candy (qui est un peu le Têtu The Advocate des transsexuels, et dont je t’avais déjà causé ici) (faut suivre) (tu vois qu’il y a de la cohérence éditoriale, ici) propose ces jours-ci une série de photos dédiées à ce duo improbable de jumelles karmiques maléfiques. Voici donc les sosies transsexuels et bitchy d’Anna Wintour et de Grace Coddington.
Je ne sais pas s’il existe quelque chose de plus queer au monde. Une bien belle manière de terminer l’année, en somme (la photo du chat en haut, c’est juste parce que j’aime bien) (par contre, j’aime toujours pas les chats).

Allez, bonne année 2011, mes poivrons verts !

Mouarf du mardi

>> Matoo fait de nouveau la pub de Fluide Glacial (décidément, il faudrait que je me décide à l’acheter un de ces quatre, pour voir), et allez savoir pourquoi, cet extrait m’a fait hurler de rire…

Bon, allez, c’est juste une petite dédicace affectueuse à ma co-loque, qui ne m’en voudra pas trop pour ça, je crois. Personne n’est parfait (sauf moi), loin s’en faut.

Quoi, entends-je ? Tu es indigné de mon manque de créativité littéraire en ces lieux, en te pondant un post de quatre lignes dont la substantifique moelle a été pompée ailleurs ?

Je ne vais même pas chercher à me défendre, lecteur, sur ce coup c’est totalement vrai. Mais j’ai les yeux d’un lapin myxomatosé et le stress d’une dinde le 23 décembre (un mix fort viril épicé au cheveu grisonnant qui apparaît en petits groupes organisés sur mon prolifique crâne). Oui, lecteur, j’expérimente actuellement et depuis vendredaï le non-stage, le non-travail et la non-certitude absolue. Évidemment, ce sont aussi des non-vacances…

Bref, je te raconterai plus ma laïfe quand elle sera passionnante. En attendant, je te meuble l’espace ouèbe, je te propose du contenu, j’endors ta vindicte et je ris sous cape à la perspective de ma prochaine grosse ânerie en ces lieux…

Sans (trop d’) artifices

… Jennifer Aniston a 39 ans, elle en aura 40 en février prochain, et elle est belle comme le jour (connasse) dans le dernier GQ américain. Pas trop mal, d’ailleurs, GQ, dans le genre mag pour hétéro pas trop crétin (mais un peu quand même) (un mag, quoi). L’édition française n’est pas trop indigne.

Quand à Jennifer, elle mériterait une actualité plus chargée (et de tourner dans des films moins pourris) parce que c’est loin d’être une grosse mauvaise.

Je te choque, lectorat transi ? Tu ne me reconnais pas, de bon matin ?

Bah oui. Mais là tout de suite, c’est good mood. Ouais, ça m’arrive aussi.

Enjoy, c’est pas tous les jours. C’est pas comme quand la caissière du Sephura me pose la question la plus conne de la terre en regardant la lime à ongle que je viens d’acheter : « Vous voulez un emballage cadeau ? » et que je la regarde en clignant des yeux pendant huit secondes… Nan, en fait, là aussi, j’étais de bonne humeur.

Mais c’est la Bisounours attitude ici, ça va pas du tout !

Moui.

On n’est pas obligé d’être aigri ni de critiquer à tout va sur la blogosphère, non plus (ce doit être l’approche de Noël, ça me ramollit). Et là, je suis de bonne humeur et je fais ce qui convient: j’admire, un point c’est tout !

« Prrrrrrrrrrt »

Et si t’es pas content, Jennifer te dit prout. Ah merde, j’ai failli être poétiquement nickel jusqu’à la fin, mais non finalement…