Archives par mot-clé : Saoirse Ronan

Brooklyn

 

brooklyn saoirse ronan

 

Grand oublié du palmarès des derniers oscars, Brooklyn n’était malheureusement le favori d’aucune des trois catégories dans lesquelles il était nommé. Éclipsé par Spotlight dans la catégorie Meilleur film, par The Big Short dans la catégorie Meilleur scénario adapté (après les scénarios de An Education et Wild, Nick Hornby était pourtant un nom crédible, mais ce sera pour une prochaine fois)  et Brie Larson dans la catégorie Meilleure actrice, Brooklyn a bien vite été estampillé « petit film » remarqué à Sundance début 2015, mais qui n’avait plus aucune chance de faire autre chose que de la figuration une fois que, l’automne venu, les gros studios sortiraient leur artillerie lourde à l’approche des Golden Globes. Et c’est franchement dommage, car le film de John Crowley est l’un des plus jolis films de ce début d’année.

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Vanity Fair Hollywood Issue 2016

vanity fair hollywood issue 2016

 

En pleine polémique #OscarsSoWhite bis, Vanity Fair frappe juste avec son Hollywood Issue 2016, 100% féminin, 100% fierce, et ouvert aux minorités. Viola Davis est méconnaissable, Jane Fonda a réussi à s’incruster dans le premier tiers (qui, en-dehors de J-Law, semble avoir pris le parti de l’anti-jeunisme), Helen Mirren a l’air de s’ennuyer ferme. Mais c’est quand même, comme chaque année avec Annie Leibovitz, une des plus belles photos « résumant » le sommet de la chaîne alimentaire du showbiz US. On a donc, sous l’objectif de la photographe, 13 actrices qui ont fait 2015 à Hollywood, et qui vont faire 2016. Parmi elles, les cinq nommées de l’année à l’oscar de la meilleure actrice : Jennifer Lawrence, Cate Blanchett, Charlotte Rampling, Saoirse Ronan (dont on ne sait toujours pas trop comment prononcer le nom, mais apparemment c’est un peu comme Cersei Lannister) et l’ultra-favorite Brie Larson. Vanity Fair a eu du flair, ce shooting ayant probablement été réalisé avant les nominations. La thématique de l’année, le total look black, est élégante mais un peu austère, du coup.

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Oscars 2016 : nominations attendues, palmarès incertain

 

i told you so

 

Les nominations pour les oscars 2016 ont été annoncées aujourd’hui, dans la foulée d’une cérémonie des Golden Globes légèrement surprenante, dimanche dernier. Dans une année présentée comme indécise, dépourvue de favori s’imposant d’emblée, on pensait que l’association de la presse étrangère hollywoodienne répartirait équitablement ses trophées et miserait sur le drame journalistique Spotlight. Faisant la course en tête en nombre de nominations, le film de Tom McCarthy est pourtant reparti bredouille, tout comme Carol et The Big Short, autres dramas de prestige qui briguaient les récompenses et semblaient, il y a encore quelques semaines, faire la course en tête. Les oscars vont-ils réparer cette apparente hécatombe ou, chose rarissime, dérouler le tapis rouge au même réalisateur, Alejandro Iñárritu, deux années de suite (seuls Joseph Mankiewicz et John Ford l’ont fait avant lui, et c’était il y a plus de soixante ans) ? Les survivants des principales catégories, après tous ces rebondissements, sont donc :

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Du biopunk

the host

Je ne suis pas un grand amateur de science-fiction. Non pas que j’aie beaucoup essayé, d’ailleurs, hein, mais que veux-tu, en librairie, ces bouquins à la tranche grise argentée et aux couvertures un peu kitsch évoquant vaguement l’esthétique futuriste de Fritz Lang dans Metropolis ne m’ont jamais trop stimulé le lobe : engins volants, humanoïdes, robotique fantasmée et autres totalitarismes réduisant les êtres humains à des pions… Perso, ça ne m’a jamais trop attiré, et même si je sais, par ouï-dire, que des auteurs comme Isaac Azimov sont des must absolus de la littérature du XXème siècle, je suis depuis toujours intimidé par ce genre. Pour la même raison que j’ai eu tant de mal à me mettre sérieusement à lire Harry Potter, par exemple : foisonnement de personnages, de logiques, de représentants d’autorités fictives, de factions et autres clans ennemis… Le tout avec des traductions parfois approximatives si l’on a, en plus, la fainéantise de lire tout ça en français. Je n’ose même pas imaginer comment ça doit faire mal au crâne de lire les bouquins de Game of Thrones.

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