Archives par mot-clé : SM

Disclosure feat. Lorde – Magnets

 

 

 

Comme prévu, Caracal, le nouvel album de Disclosure, est sorti cette semaine et se dirige tout droit vers la première place des charts anglais. Histoire de bien nous faire baver d’envie sur leur comeback, ils ont entraîné avec eux la communauté des fans de Lorde, qui attendaient depuis des mois un inédit de leur messie. Voici donc Magnets, quatrième single extrait de l’album, et son clip chelou à la limite du NSFW mais pas vraiment cul non plus.

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Ellie Goulding – Love Me Like You Do

 

 

 

Et le nouveau numéro 1 des charts anglais, après sept semaines (dont six consécutives) de règne de Mark Ronson et Bruno Mars avec leur Uptown Funk, est donc Love Me Like You Do, le single que la mignonne Ellie Goulding, l’ancienne sweetheart qui avait chanté Your Song au mariage de William & Kate, et qui s’est depuis largement compromise dans la production dance à coups de featurings chez Calvin Harris, a pondu sur la B.O. de Fifty Shades of Grey.

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The Weeknd – Earned It

Dans les prochaines semaines, Dakota Johnson va donc devenir une star. Enfin, peut-être. Le rôle d’Anastasia Steele sera celui de sa grande percée, mais on lui souhaite de s’en tirer mieux que sa grand-mère (Tippi Hedren, bien souvent réduite à son rôle dans Les Oiseaux) ou que sa mère (Melanie Griffith, bien souvent réduite à Working Girl) pour réussir à décoller cette étiquette et à imposer son nom dans la durée au box-office.

 

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Barbie is a slut…

… Mais bon, en fait, c’est pas une surprise. Déjà elle s’habille tout le temps ras-la-salle de jeux, elle roule en décapotable et elle ne sait plus rien faire d’autre que traîner à la plage avec ses copines Skipper et Kévina. Il y a bien longtemps que « Barbie dans sa cuisine » ou « Barbie fait du cheval avec un pantalon marron moche et une bombe sur la tignasse » font grise mine à côté de « Barbie s’habille comme une catin pour aller faire la teuf au Spring Break à Malibu avec plein de Ken autour d’elle ». Bah ouais, Barbie, c’est pas une femme ordinaire. Ou plutôt ça ne l’est plus. On a bien essayé de nous faire croire que la poupée mannequin, malgré ses dimensions corporelles absolument impossibles à trouver chez un être humain normalement constitué, était une reine de la normalité (qui cuisine, entretient sa maison, voire pond des gnafrons), la vérité est ailleurs. Barbie doit aujourd’hui assumer son statut d’icône idéale du sexe féminin, et rester en cohérence avec son physique: avec un corps pareil, Barbie n’est pas une ménagère modèle pour les petites filles, elle est la jeune femme que les natives des années 1980 rêvaient d’être en regardant Beverly Hills en 1992. Elle vend du rêve. Une existence rêvée où le rôle du jouet comme simulation de la vie adulte et de ses responsabilités n’est plus d’actualité: donc exit l’aspirateur, le baby-sitting ou le cabinet vétérinaire. Barbie, aujourd’hui, elle est là pour s’éclater.
Et du coup, mesdemoiselles, vous pouvez pratiquement cesser de la détester (à part bien sûr pour ce qui est de jalouser son mode de vie hédoniste à base de fête et de débauche, digne d’une tentatrice): Barbie ne vous somme plus de vivre comme elle en ayant le même look qu’elle! Elle se contente de vous narguer, depuis son univers parallèle fait de fêtes, de soleil, de belles bagnoles et de drague, où on peut picoler à la plage toute la journée en gardant le corps de Kate Moss. Et vous savez bien, toutes, même âgées de cinq ans, que c’est fictionnel (d’autant plus quand Barbie est super-héroïne ou princesse du Royaume de Paillettes-Land).
D’une existence calquée avec hypocrisie sur celles de femmes auxquelles elle ne pouvait biologiquement pas ressembler (et qui se sont pourtant par milliers lancées dans des régimes sans fin pour lui ressembler, à elle), Barbie est passée à une existence irréelle, bling bling et sans moindre point commun avec le véritable monde adulte. Les fillettes de 2008 ne sauraient percevoir la différence, mais elle est de taille: leur Barbie n’est pas la femme qu’elles chercheront à devenir, ni même la figure sexiste de femme de ménage docile qu’elles chercheront à dénigrer en grandissant. Nan, leur Barbie, c’est une p***. Et franchement, à part pour sa liberté sexuelle, on n’a pas grand-chose à lui envier. Elle a plein d’ennemis, elle est sapée comme aucune femme visible en pleine rue par les pitits nenfants, et elle se fight en permanence avec tout ce qui bouge. Epuisant. Heureusement qu’elle le fait à notre place! Héroïne, Princesse à robe ridicule, dotée de pouvoirs magiques… Barbie est désormais assumée pour ce qu’elle est: un fantasme, une réminiscence de magie, une figure totalement hors de la réalité humaine. A ce rythme là, on s’étonne qu’elle ne se destine pas davantage à un public adulte, qui certes n’est plus en âge de jouer à la poupée (quoique, il y a des pervers partout) mais qui, dans certains cas, considère cette icône culturelle comme une véritable célébrité.
Voila qui est peut-être réparé avec la sortie de « Barbie pute »… euh, pardon, « Barbie Black Canary », en hommage à une héroïne de comics, autre ressort de la pop-culture du vingtième siècle. Evidemment, compte-tenu de ses sapes, il se trouve des gens pour gueuler que ce n’est pas pour les petites filles. Et Wonderwoman, elle porte les fringues de Heidi, peut-être?? Mais surtout, pour le coup, l’objet « Barbie SM », ainsi qu’elle a d’ores et déjà été surnommée par la presse, risque de devenir culte pour bien des collectionneurs à l’Oedipe mal embouché. Bas résilles et veste en cuir, rrrrrr… Voila pourquoi cette Barbie nous gène: sensée être fictive, elle rappelle un peu trop des femmes réelles qui, dans la réalité, s’habillent comme ça pour sortir avec des messieurs très vilains. Et il ne faudrait pas que les petites filles aient envie de ça! Mais franchement, vous croyez qu’elle va faire envie aux gamines de sept ans, Barbie pute, avec ses sapes toutes sombres et même pas changeables et qu’on sait pas ce qu’elle est supposée faire??
Barbie, ce n’est pas que pour les enfants. Parce que Barbie, désormais, c’est rien d’autre qu’une Paris Hilton avec un fessier moins bas. Et ça, c’est bien digne de mes lectures intellectuelles préférées! (Qui a dit que je ne lisais que des magazines??)
Donc, merci Barbie d’être devenue une vraie connasse qui s’assume! Tu fais vachement moins tâche dans ma culture de mollusque, du coup!