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Comment écrire un post dans la solitude la plus complète…

Il suffit de le faire pendant que tout le monde regarde la demi-finale de rugby, bien sûr! Bon, du coup, je vais pas me fouler, vu que personne n’a l’audace de traîner sur le net en ces instants si précieux à nos amis les patriotes sportifs. Je vais faire un post en forme de liste, comme cela arrive parfois lorsque je suis fatigué, lorsque c’est le week-end ou lorsque je suis d’humeur maussade (autant dire, en cumulé, la majorité du temps).

– Epuisante réunion avec le jean slim cet après-midi: une nouvelle fois, quatre heures pour se distribuer les tâches et essayer de voir qui est susceptible de donner du fric à une association étudiante. Je me demande si nous parviendrons un jour à nos objectifs de départ. On en est quand même arrivés à citer des noms de boîtes totalement improbables, dont nous sommes quasiment certains qu’elles nous enverront bouler et qui ne touchent même pas de loin notre domaine d’activité. Il faut l’avouer: on a besoin de blé, et tout donateur sera le bienvenu désormais (sauf si son logo fait moche sur notre MySpace, parce que quand même, on a trop la classe, on va pas foutre une enseigne de supermarchés à mousquetaires dans nos mécènes, faut pas déconner).

– Les journaleux reviennent de Lille demain (sauf le Méri qui court un marathon à Dunkerque et ne rentre que lundi… il a de ces idées). Je suis assez furieux contre eux car ils avaient promis de faire un post de leur semaine lilloise. Mais je connais les excuses, je les sors donc à leur place: ils avaient plein de choses à faire, ils avaient pas accès à Internet, ils avaient oublié (ou plus probablement: « ah bon, tu nous avais demandé ça? »)… et puis de toute façon, ce blog, c’est moi qui l’ai créé, eux ils n’ont rien demandé au départ, alors je vais pas me mettre à les emmerder et à les contraindre avec ça.

– Je ne crois pas que je serai un jour en mesure de répondre en allemand à un prof d’allemand qui me parle en allemand. Hier encore: « Haben Sie den text gut verstanden? » « Ah ben nan, trop pas. Enfin si, j’ai compris le thème, mais bon, il faudrait me traduire un mot sur deux, minimum ». Jouer au bouffon qui ne comprend jamais rien et qui n’hésite jamais à répondre en français (oui, je sais, on appelle ça de l’insolence) m’a jusqu’à présent toujours protégé… des exigences des profs.

– Je dois trouver un stage qui me plaise. Rapidement. Sinon je vais me décourager face à tous les trucs que je dois faire avant. Il me faut une échéance excitante. Et aussi savoir dans quel Master spécialisé je me tire l’année prochaine. Car oui, c’est quasiment certain, je poursuis les études l’année prochaine. Une petite année, une petite dernière, pour ne pas me retrouver dans le vrai monde des grands tout de suite. Et pour viser le job que je veux (ok, je sais pas encore exactement quel job je veux, mais la démarche volontariste est bien là, je vais quand même potentiellement aller m’enfermer à Valenciennes!).

– Mes voisins hurlent à intervalle régulier devant leur télé. C’est vraiment chiant. Il se passe quoi, déjà, ce soir?

– Je ne devrais pas traîner toute la journée sur Facebook, à force de m’y ennuyer je m’ajoute des amis auxquels je ne parle pratiquement jamais. Pratique un peu snob pour avoir une liste d’amis dépassant les 20 personnes (en-dessous, c’est la te-hon), à laquelle je pourrais ne pas adhérer mais que je suis. Après tout, j’ai pu constater sur certains profils que c’était le cas de tout le monde. C’est fou la propension qu’a Facebook à gonfler virtuellement ma cote de popularité, du coup.

– Cacahuète doit m’appeler après le match. Si elle ne le fait pas, elle a intérêt à me laisser un commentaire d’excuses, au minimum, sinon je lui colle un partenariat d’asso avec Princesse Tam-tam (et obligation de se balader en string dans le hall de notre bel institut une fois par semaine pour promouvoir la marque)!

Voila, c’est à peu près tout ce que je suis capable de traire de ma maigre inspiration ce soir. Peut-être que ça ira mieux demain, avec un ou deux cafés dans le sang, un cinéma et un éclaircissement dont j’ai besoin.