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Bleu marine et blue. Ebloui pareil…

Que d’émotions et de séquences nostalgie ce week-end dans la boîte à troubadours, mes enfants ! Entre la fin de la Carac, Patrick Sébastien et les gitans, le concours du plus beau freak de France, la spéciale Noël de Drucker et les rediffs d’Alias dont je découvre l’existence sur la six, nos belles chaînes hertziennes ne se foutent décidément pas de notre goule, en cette période de fêtes !

Mais le vrai chamboulement existentiel, celui qui fait que notre vie ne sera plus tout à fait la même (si, si, avouez), c’est samedi vers 17h50 qu’il est survenu… Oui, samedi, horreur, désespoir et chanson de Patrick Bruel, nous était servi le tout dernier épisode de Sous le Soleil.

Ouais, je sais ce que vous allez me dire : comment ne vous ai-je pas prévenus, afin que nous puissions tous communier ensemble à distance devant ce grand tournant de l’histoire de la télévision ? Bah pour tout vous dire, j’ai même pas d’excuse, j’ai simplement oublié d’en parler. Quelle tête en l’air je fais, ma bonne dame !


Alors pour être tout à fait honnête avec vous, Sous le Soleil, bah ça faisait bien deux-trois ans que je n’avais pas regardé, même pas cinq minutes en zappant un samedi après-midi de désœuvrement. Incrédibeul quand on me connaît, isn’t it ? Mais la vérité, ma fille, je regardais pas. Tout comme je ne regarde pas Plus Belle La Vie, mais pour d’autres raisons (presque les mêmes, en fait) que je ne détaillerai point ici.


Enfin bon, ce que j’essaye de vous dire en prenant des détours de dix kilomètres, c’est que j’étais totalement paumé en découvrant l’intrigue de cet épisode final. J’en étais resté à quelque chose du genre : Laure était en taule parce qu’elle avait tué un mec qui en voulait à sa famille, Jessica était maire de Saint-Tropez et mariée à Baptiste, le médecin de la clinique de Saint-Trop’ qui était parti enseigner à Harvard (rien que ça) pendant que leur fils adoptif était devenu une star du R’n’B, Caroline la barmaid-chanteuse était devenue avocate et se tapait un gitan dans un ranch, Alain et Valentine les deux méchants de service devaient en être à leur 96ème séparation environ…

Donc, Sous le Soleil, c’était un peu le grand huit de l’ascension sociale à Saint-Tropez (avec, en sus, recyclage une fois par saison d’un élève de la Carac, qui trouvait dans un micro-rôle dans la série son quart d’heure de gloire) (c’était beau) (ou pas).


Et v’la’ti pas que samedi, je comprends plus rien : le générique a été remixé à la sauce dance (pfff), Laure se marie avec un type que je connais pas et Grégory, l’homme de sa vie depuis toujours, est devenu son meilleur pote ; Jessica se marie avec un mec qui fait une pub pour un fromage (« et tu vois, les meilleures choses dans la vie sont les plus simples ») ; Eva se marie avec un type que je connais pas non plus, mais faut dire que de toute façon je connais pas Eva, nouvelle venue dans le casting elle aussi… Bon, pour la défense de la série, admettons que, comme pour Melrose Place, les scénaristes avaient un peu testé toutes les combinaisons sexuelles possibles du casting : Jessica et Laure ont dû se taper à peu près tous les mecs de la série, alors il fallait bien renouveler les ingrédients amoureux. Entretemps, Caroline est morte, mais ça je le sais uniquement grâce à POC… Comment et pourquoi notre barmaid devenue avocate en quatre épisodes (le temps de passer l’examen du barreau) est décédée, cela reste un mystère pour moi. Mais entre prises d’otages, séquestrations et séismes, toute l’équipe de Sous le Soleil a apparemment bien morflé depuis quelques mois, alors la prod’ a décidé de leur rendre leur liberté (et leur probable destin professionnel de comédiens d’Hélène et les garçons) en leur offrant une fin heureuse.


Bon, le pitch, c’est que les trois mariages (n’importe quoi, ça, déjà) ont lieu en même temps à la fin de l’épisode, mais qu’avant les futures mariées ont eu des doutes de la muerte, avant que tout se finisse bien sous le soleil couchant (c’est beau, ce que je dis). Les wedding planners des trois mariages sont Alain et Valentine, les ex-méchants qui sont devenus le vieux couple / caution comique (pas drôle, forcément) de l’histoire. Quant à tous ceux qui étaient les amis de Laure, Jessica et la décédée Caroline pour la vie, leurs BFF quoi, bah en fait ils ont disparu du casting et ne sont même pas revenus en special guests pour assister aux mariages de leurs amies. Toutes ces belles amitiés brisées, c’est moche. Du coup, devant toutes ces évolutions incompréhensibles, j’ai à peine été ému par le remake de la scène culte du générique, qui faisait office de scène finale : Laure plongeant en robe de mariée dans la mer depuis le ponton du bar de la plage. Cultissime, je vous dis. Mais qui m’a laissé de glace. Vraiment, quel dommage de ne pas avoir réuni tout le casting « originel » une dernière fois: que sont devenus Benjamin, Louis, Clara, Bernard Montiel, Macha Béranger ?? Avouez que ça aurait eu de la gueule, comme final !

M’enfin bon, la prod’ a manqué d’opportunisme et de sens du recyclage sur ce coup, quel gâchis de casting… On se croirait à la Carac, tiens.


Mais le vrai bilan de tout ça, c’est qu’avec Sous le Soleil, c’est un peu les années 90 qui disparaissent de nos écrans (pour mieux revenir dans nos fringues et nos influences musicales) (pas glop) (quoique). Et ça, j’en verserais presque ma petite larme a posteriori, tiens…


Mais en fait nan.

Vis ma vie de no life: un week-end au volant

Transcendant…

« Soooooous… le soleeeeeeeeeil… »* Sous le soleil (bordelais) exactement. Bon, c’est pas que je vous aime pas, mais je ne vais rien poster du week-end, pour la simple et bonne raison que je descend sous le soleil de Bordeaux. Pour profiter du soleil? Bah nan, même pas: pour vider les derniers cartons de mon appartement, car je dois libérer les lieux!

Je vais donc, en voiture sivouplé, profiter du merveilleux chassé-croisé entre les juilletistes et les aoutiens. Journée classée rouge aujourd’hui par Bison Rusé, et noire demain « entre 5h et 22h ». Ouais, toute la journée, quoi. Et devinez quoi: je pars justement demain matin, au volant de mon ex titine, à 5 heures pétantes, pour 600 kilomètres que je vais conduire du début à la fin dans les embouteillages, avec seulement quinze cartons à charger en arrivant, peut-être une pause pour manger/boire, huit heures de sommeil dans la foulée, puis re-600 kilomètres au volant le lendemain. Et on sera dimanche soir…

J’aime ma vie.

* Si je vous ai mis le générique de la série dans la tête, je n’aurais pas complètement perdu ma journée! Mouarf!