Archives par mot-clé : Télévision

Adieu Canal Jimmy

 

 

 

C’est ce week-end que disparaît du PAF Canal Jimmy, la « chaîne séries » du groupe Canal+, et si je ne suis plus abonné au satellite ni à la télé par ADSL depuis un moment, ça me fait un petit pincement au cœur de voir partir ce petit dinosaure de la télévision, qui aura tout de même émis pendant 25 ans, autant dire depuis la préhistoire pour une chaîne française non hertizenne. Il faut dire que Jimmy, c’est probablement la première chaîne ouvertement gay-friendly du PAF, et forcément, ça a un peu compté. Spécialisée dans les séries, elle a surtout commencé comme chaîne « jeune », plutôt dirigée vers les 25-35 ans, basant son identité de départ sur une culture ciné et musicale pointue , résolument US, vaguement nostalgique (le nom « Jimmy » étant une référence à James Dean et à Jimi Hendrix, deux icônes cultes doublées de destins brisés), et émettant uniquement le soir, à la suite de Canal J, qui cessait ses programmes vers 20 heures (un peu comme Arte avec la Cinquième / France 5, à peu près à la même époque), ce qui lui donnait une aura plus cool encore.

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Connasse, Princesse kamikaze

 

 

Mai 2015. Alors qu’en bientôt 3 ans, Bref n’a toujours pas transformé l’essai ciné (que le final de la série laissait plus ou moins espérer – et, vu l’ampleur du phénomène à l’époque, on voyait mal pourquoi les créateurs de la série s’en priveraient), Connasse, autre shortcom à succès de Canal, a trouvé matière et motivation à remuer ses fesses pour s’étendre à un format d’1h46 en salles. Tant mieux pour Camille Cottin, qui réussit très bien, depuis deux ans, à s’extraire de cette seule pastille pour enchaîner les projets dans le cinéma français, et ce de manière méritée : elle est réellement drôle. Le fait est que, même si le parfum de sous-produit n’est pas totalement absent du film de Noémie Saglio et Eloïse Lang (en gros c’est la même chose que la shortcom de Canal Plus, mais avec plusieurs saynètes au lieu d’une seule, qui s’enchaînent tantôt à la pharmacie, tantôt à Hyde Park, tantôt dans une chambre d’hôtel, etc. – le tout, plus ou moins lié par des explications stratégiques en voix off qui font office de scénario), Cottin maîtrise à la perfection son personnage et l’aplomb, y compris en langue étrangère, qu’il faut avoir pour dire des horreurs à des passants mortifiés qui pourraient mal réagir à tout instant.

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Glee, grandeur et décadence d’un objet pop polysexuel

Il fut un temps où j’aimais bien Glee. Bon, je n’ai jamais trouvé que c’était de la grande télévision, et j’étais même un peu gêné que la série vole des Emmys et des Golden Globes aux plus intéressantes et abouties Modern Family, The Office ou 30 Rock, à l’époque de son insolent succès (en gros, les deux premières saisons, en débordant un peu sur la troisième si on est sympa). Le dernier épisode de la saison 6 a été diffusé vendredi 20 mars aux États-Unis, clôturant donc environ six années de mésaventures hystériques, musicales et surtout répétitives. Un chant du cygne écrit à l’avance (cette dernière saison, raccourcie à treize épisodes et dont la diffusion n’a débuté qu’en janvier, a été entièrement tournée avant même de débuter sur la Fox, de sorte qu’aucun « ajustement » en cours de route n’a été permis pour les scénaristes), mais bon sang, que ce fut long et pénible…

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