Archives par mot-clé : TV

Adieu Canal Jimmy

 

 

 

C’est ce week-end que disparaît du PAF Canal Jimmy, la « chaîne séries » du groupe Canal+, et si je ne suis plus abonné au satellite ni à la télé par ADSL depuis un moment, ça me fait un petit pincement au cœur de voir partir ce petit dinosaure de la télévision, qui aura tout de même émis pendant 25 ans, autant dire depuis la préhistoire pour une chaîne française non hertizenne. Il faut dire que Jimmy, c’est probablement la première chaîne ouvertement gay-friendly du PAF, et forcément, ça a un peu compté. Spécialisée dans les séries, elle a surtout commencé comme chaîne « jeune », plutôt dirigée vers les 25-35 ans, basant son identité de départ sur une culture ciné et musicale pointue , résolument US, vaguement nostalgique (le nom « Jimmy » étant une référence à James Dean et à Jimi Hendrix, deux icônes cultes doublées de destins brisés), et émettant uniquement le soir, à la suite de Canal J, qui cessait ses programmes vers 20 heures (un peu comme Arte avec la Cinquième / France 5, à peu près à la même époque), ce qui lui donnait une aura plus cool encore.

Continuer la lecture de Adieu Canal Jimmy

Les 20 ans de Friends en 20 liens

FRIENDS -- NBC Series -- Keyart -- NBC Photo

Cette semaine, le web n’a semblé parler que des vingt ans de Friends, sitcom devenue culte au point d’être celle à laquelle on compare presque toutes les autres séries comiques. Jamais vraiment sortie de nos vies depuis qu’elle s’est terminée, la série de David Crane et Marta Kauffman reste présente à nos esprits grâce à ses multi-rediffusions sur NRJ 12, France 4, D8, D17, Comédie+, RTL9, AB1, M6, W9, NRJ Paris… Mais aussi parce que certains de ses acteurs n’ont jamais complètement disparu des radars, et bien évidemment parce que l’impact de Friends se fait encore sentir, aujourd’hui. Moi-même, qui n’ai pas vraiment eu l’occasion d’être un fan de la première heure (je n’avais que neuf ans en 1994, c’était déjà bien si j’avais conscience de l’existence de Shannen Doherty, alors de là à m’imaginer en veille, depuis l’autre côté de l’Atlantique, sur les nouveautés séries de NBC…), je dois dire que je continue à sentir l’influence de Friends dans certaines de mes private jokes et micro-réflexions du quotidien. Je ne pourrai probablement plus jamais employer le verbe pivoter ou lire « unagi » sur un menu de restaurant japonais sans avoir un sourire en coin. J’ai fini par complètement oublier pourquoi je dis régulièrement Oh My God quand aucune autre expression ne suffit à exprimer ma perplexité. Je ne me suis jamais résolu à jeter mon vieux T-Shirt Smelly Cat commandé à prix d’or par correspondance. J’ai presque cru que j’allais kiffer la colocation (avant de comprendre, douloureusement, à l’épreuve des faits, que je n’étais qu’un ours égoïste tenant finalement à ne partager son espace privé jour et nuit qu’en couple), et ça m’a taraudé d’essayer jusqu’à ce que l’occasion se présente enfin, en 2008. Je me demanderai toujours comment on enlève un soutien-gorge avec une seule main, même si concrètement ça ne me servira à rien. Je comparerai toujours les couples-phares des séries à Ross et Rachel. C’est comme ça. Même si Friends a des défauts et a pu donner l’impression de tourner en rond sur la fin (sans parler de l’horreur de sa VF, qui non seulement faisait perdre un nombre incalculable de blagues et d’idiomes, mais a en plus vu la moitié de son casting vocal changer dans les deux dernières saisons – pour un résultat encore plus atroce), elle reste une référence générationnelle importante pour la plupart des gens nés avant 1988. Et le web s’en est donné à coeur joie cette semaine. Continuer la lecture de Les 20 ans de Friends en 20 liens

Walk of Shame

 

Walk-of-Shame-2014

 

 

Encore une victime du titrage français pourri. Walk of shame était pourtant un si sympathique titre, bien plus raccord avec ce qui se passe dans le film, et tout à fait compréhensible pour les 50 spectateurs parisiens qui sont allés le voir aux Halles (maintenant que l’UGC Orient-Express est fermé, ces « petits » films US qui n’intéressent que cinq blogueurs et dix fans de Judd Apatow n’ont plus vraiment leur salle dédiée sur Paris). Mais non, il a fallu nous pondre ce titre pourri et cette affiche rappelant de manière à peine subliminale Very Bad Trip. On a échappé de justesse à American Sexy Morning ou à Very Bad Gueule de Bois, à mon avis…

 

Continuer la lecture de Walk of Shame

The Chuck Cunningham Syndrome

happy-days-chuck

Question temps de cerveau disponible, quand tu me colles devant une série télé, a fortiori si c’est une sitcom, on peut dire que je suis pas le dernier à mettre mes méninges au placard. Pourtant, et même si cela peut me prendre un ou deux visionnages supplémentaires avant de relever l’incohérence, un détail scénaristique m’apparaît parfois, et me chiffonne évidemment : un personnage, généralement secondaire, disparaît de la série sans explication. Or j’ai découvert récemment que ce phénomène, maintes fois observé en télévision (et généralement consécutif à des problèmes avec les acteurs concernés, ruptures de contrats, problèmes personnels, ou autres), portait un nom : il s’agit du syndrome Chuck Cunningham. Le syndrome Chuck Cunningham, kékécé ?

Continuer la lecture de The Chuck Cunningham Syndrome