Archives par mot-clé : Vie du blog

Stop

Vous l’aurez peut-être remarqué, ça ne bouge plus trop, ici. Il y a un ras-le-bol qui traîne, lancinant et pour plein de raisons, dans mon petit crâne, et j’ai décidé de l’écouter et de passer à autre chose. J’ai donc pris une décision qui ne va pas plaire à quelques-uns, et dont tous les autres se taperont royalement: j’arrête d’écrire sur ce blog. C’est dommage, mais c’est comme ça. Je ne vais pas supprimer le blog (en tout cas, pas tout de suite), ainsi je laisse la possibilité à mes quelques amis contributeurs de laisser un dernier message, ou même, s’ils le souhaitent (mais j’en doute fort) de continuer à envoyer des articles à l’avenir.

Je quitte ce blog parce que je m’y sens seul, que je n’ai plus envie de m’astreindre à y écrire quotidiennement compte tenu de l’absence totale d’interactivité qui y règne depuis quelque temps, et parce que je ne me reconnais plus vraiment dans ce que j’y vois. Et non, ce n’est pas à mettre sur le compte de ma transition dans la vie parisienne. Je dis cela sans amertume, mais quitte à être tout seul sur un blog, j’aime autant qu’il soit seulement à moi. Je vais donc évoluer vers d’autres horizons bloguesques, bien que je ne sache pas encore exactement quelle approche adopter. Si vous êtes malins, et je n’en doute pas, vous saurez où me chercher. Dans le cas contraire, je laisserai un article avec un link, quand il y aura matière à linker.

Cette petite aventure du Cercle Futile, avec son nom un peu magique et un peu grotesque tapé au hasard au moment de sa création, prend donc fin ici. Merci beaucoup à ceux qui l’ont rendue drôle et réactive, et qui, probablement, m’en voudront de les lâcher en plein rush télévisuel de l’été. Eh oui, plus de résumés de Koh-Lanta, ni de l’Île de la tentation, ni de L’Amour est dans le pré, qui, je le sais, avaient leurs adeptes (PM va probablement être furax, c’est Moldavia qui va morfler)! Mais ne vous inquiétez pas, ma carrière de blogueur n’est pas totalement finie non plus. Et puis, pour les résumés TV, il reste toujours la remarquable plume de POC la téléphage, qui fait ça bien mieux que moi au demeurant!

Bref, ne me pleurez pas, un blog qui dépérit à vue d’œil c’est déjà tellement triste! Et puis, qui sait, en libérant la place pour mes petits camarades contributeurs de ce blog, je vais peut-être les remotiver à écrire, et à maintenir ce petit espace ouèbe en vie.

Sinon, tant pis, il y aura toujours une cinquantaine de pervers par jour pour demander à voir des animatrices télés à poil dans des mises en scène SM…

Sans regrets, donc, ce blog va pouvoir, au mieux, continuer à vivre au gré des disponibilités et inspirations de Lilibuzz, Cacahuète, Modestime, Alphonsine, Macha, Mirabelle ou Lombrick Lubrick… et au pire, mourir tranquillement avec la postérité des robes de Catherine Laborde. Et c’est tout le bien que je lui souhaite!

A bientôt !

RSS? DTC!

Vous aussi, vous êtes abonnés à un tas de flux RSS qui vous permettent de suivre ce qui se passe sur vos blogs/sites préférés? C’est drôlement bien, mais en fait c’est aussi un peu envahissant par moments, non? Genre on ne peut plus ouvrir sa page N*tvibes ni sa boîte mail sans être inondé. On perd déjà un temps fou à traîner sur Internet (regardez-moi, là, encore à bloguer en journée…), mais la lecture de ces flux nous détourne souvent de choses plus importantes à faire. Combien de fois avez vous juste voulu vérifier vos mails pour une durée souhaitée d’environ une minute trente, pour finalement passer un quart d’heure à lire vos flux, vous mettant ainsi en retard pour votre rendez-vous avec Jacques-Henri qui, justement, est vachement à cheval sur la ponctualité?
Voici donc une solution toute trouvée, pour lire vos nombreux flux RSS dans un endroit où 1) vous avez le temps, et 2) vous vous faîtes de toute façon un peu… enfin, voila quoi.
Donnez donc une double utilité à votre papier toilette: imprimez-y vos flux RSS, grâce au RSStroom Reader de Yi Tien Electronics (non, ceci n’est pas un billet sponsorisé, mais devant l’énormité de la chose, je me permets de citer)!

Poétique, n’est-il pas?

Moi, j’adore. Surtout lorsque j’apprends (regardez la dernière ligne) que la version Deluxe de l’appareil permet, grâce à un capteur biométrique, de reconnaître l’usager.

6 juin 2008, un nouveau sommet du glamour vient d’être atteint. Qui qui donc se torche le derrière avec mes flux RSS?

Big Brother is watching you (and he’s already started with your rectum).

One year old, blog! Daddy’s proud!

Aujourd’hui, le thème du post a été très facile à trouver. Rien d’exceptionnel, me direz-vous, vu que j’ai succombé au phénomène très tardivement et que, du coup, des centaines d’autres blogs ont connu ça avant celui-ci. Mais tout de même, signalons-le, car beaucoup d’autres blogs (dont certains lancés par moi-même) ont connu une durée de vie bien plus courte. Une telle longévité se salue: ce blog a aujourd’hui un an. Il y a un an, jour pour jour, je rédigeais, d’une main et d’un style hésitant que je trouve risible aujourd’hui, le tout premier post écrit ici. J’y disais, tel une Carla Sarkozy avant l’heure, que je ferais de mon mieux, et je crois ne pas avoir déçu les franç… euh, les lecteurs, à ce niveau-là. J’espère que vous m’avez trouvé suffisamment inspiré, réactif, régulier, agréable à lire, sympa. Ne rayez pas la mention inutile.

Alors, pour marquer le coup, je vais dévoiler un petit secret lié à la naissance de ce blog: il y a quelques blogs que je lisais bien avant de créer celui-ci, et qui, chacun à leur manière, m’ont donné l’envie de me lancer. Une envie qui m’a titillé au cours de l’été 2006 (été mythique pendant lequel je harcelais pas mal de personnes, dont les contributeurs de ce blog, d’une bonne dizaine de mails collectifs par jour pour leur raconter ma vie, au risque de me les mettre à dos). Et puis, le 5 mars 2007, je me suis enfin lancé, après m’être creusé la tête pour trouver un nom débile à ce blog, ainsi qu’un quelconque objectif. Finalement, la futilité, voire l’inutilité flagrante du phénomène m’explosant au visage, ce fut le terme « cercle futile » qui fut testé et approuvé par Blogger, pour un blog sans prétention aucune, adressé à tout le monde et à quelques personnes en même temps.

Et parmi ses « papas-blogs », qui l’ont inspiré ou pas, et qui restent de toute façon radicalement différents, on compte:

POC la téléphage: pour le ton et l’obsession maladive de la télévision, qui ne se reflète pas tellement sur ce blog au bout du compte, mais qui m’amuse énormément chez cette demoiselle au style irrévérencieux et aux analyses satiriques souvent très justes. En plus, j’étais en stage à Toulouse lorsque, m’embêtant royalement par une belle journée de juillet, j’ai découvert ce blog et cette toulousaine. Moi je dis, c’est le destin… ou pas.

Vingtenaires: parce que c’est un blog collectif, avec une administratrice, Nina, qui écrit plus souvent que les autres, et quelques potes à elle, rédacteurs occasionnellement motivés, ça rappelle un peu ce blog, non? Enfin, moi, quand je les lisais, c’était un peu le genre de format que je voulais pour ici. Au bout du compte, il n’y a plus guère que moi pour écrire ici, vu que tous mes co-rédacteurs sont débordés/ont laissé tomber. Mais bon, j’y crois encore!

Matoo: pour la richesse langagière et de contenu, qui va du cinéma aux bouquins en passant par le théâtre, les expositions et la vraie vie. J’aurais bien aimé, comme lui, parler un peu moins de ma gueule et un peu plus de culture, mais que voulez-vous, on ne se refait pas. Je continue de vous encourager à y aller.

Gauthier: découvert par hasard sur son ancien blog, j’ignorais qu’il était une star de la pédé-blogosphère, mais j’aimais bien le ton. Et c’est vrai qu’ici, c’est un peu un pédé-blog (avec des rédactrices FAP). Mais je dois admettre que, n’étant ni célibataire, ni une bombe sexuelle enchaînant les conquêtes, ni addict à toutes les substances dangereuses de la création, je livre des posts un peu moins sexys. Boh, c’est une autre ambiance!

Larouquine: si ce blog parlait de cul, j’aimerais le faire aussi bien que Larouquine, qui pour son jeune âge a un palmarès étonnant et garde vraiment la tête froide, à gérer un blog aussi chaud (et ses quelques lecteurs tordus)! En même temps, ce blog a le bon goût de ne jamais basculer dans la vulgarité gratuite, et de parler de plaisir féminin sans tabou. Voila qui expliquera à Cacahuète pourquoi ses histoires d’orgasmes me laissent de marbre!

– Room de luxe: blog aujourd’hui disparu, dont les brefs posts complètement désenchantés, suicidaires et poétiques n’étaient pas du tout du même ton ni de la même qualité littéraire que ce blog, mais je le lisais souvent.

– Pink Martini the first: blog disparu aujourd’hui également (quoique, il y a à présent à la même adresse un blog zarb en anglais auquel je ne pige rien). Le ton ressemblait un peu à ce qu’il y a ici, le jeune homme était gay, fleur bleue et pas prise de tête. Dommage que cela ait cessé. Je n’avais pas très bien suivi, mais apparemment, il avait eu un grave accident, des amis à lui donnaient des nouvelles de temps en temps en écrivant un post, et puis un jour, je suis revenu… et plus rien. C’est triste, parce que c’était un mec jeune, sympa, et que son blog était peut-être, de tous ceux que je viens de citer, celui qui ressemblait le plus à celui-ci…

Voila, c’est en lisant ces gens que j’ai réussi à me convaincre que non, le blog ce n’est pas un truc complètement nul. C’est vrai que ça ne sert pas à grand’chose, mais c’est agréable de lire les gens, ce qu’ils ont envie de partager, leurs coups de gueule, leurs histoires, leurs coups de coeur. C’est une vision bien niaise, mais après tout, lecteur, ne faut-il pas être un peu niais pour lire ces lignes?

Toutes les bonnes choses ont une fin

C’est bien de commencer le blog comme ça, je trouve. Un acte de naissance en forme de dernier mot. Une envie de tout compliquer, comme ça, d’entrée de jeu, pour que personne ne soit surpris par la suite, qui sera géniale et merdique, compliquée en somme. Mon tout premier post, donc, et je n’en suis pas peu fier. Il faut dire que je me suis pris la tête avant de me décider à créer mon blog: pas envie de m’astreindre à une rédaction régulière, pas sûr d’avoir des trucs à dire, un peu peur de m’exposer à des lecteurs, inconnus ou non… C’est plutôt mal parti, me direz-vous après avoir lu ces premières lignes. Honnêtement, je ne crois pas. J’ai eu des encouragements, voire des sommations, de la part de certains amis qui, un jour, je l’espère, viendront écrire quelques lignes ici avec moi. Des encouragements qui m’ont donné envie de partager mes petites chroniques, ailleurs que dans des mails collectifs. Et c’est bien la première fois que je me dis que j’en ai envie. Suffisamment envie pour sauter le pas de créer un blog, d’ailleurs, c’est pas si mal!

Je me suis déjà demandé pourquoi certaines personnes écrivent sur ce genre de support. Les journaux intimes existent depuis longtemps! Alors, pourquoi ce succès pour les blogs? Pour ma part, j’ai une raison futile (déjà): l’envie de me lire, de voir ce que je suis capable de pondre, et surtout si j’en suis capable! Et puis, je commence à vraiment apprécier la sensation de mes doigts qui dansent avec une agilité grandissante sur mon clavier.

Il m’est arrivé de lire des blogs auparavant, et je les ai parfois trouvés marrants, brillants, et d’autres fois nazes et prétentieux. De mon côté et dans mon coin, je n’ai pas la prétention de faire mieux ou pire, je vais égoïstement essayer de créer celui que j’ai toujours eu envie de lire. Pas celui qui parle de moi et de ma petite vie, non, ne surestimez pas mon ego (quoique celui-ci puisse s’avérer surdimensionné, par moment). Il y aura de ça, bien sûr (après tout, c’est mon blog), mais pas seulement. Non, je pense surtout à un blog qui parlerait de ce que j’aime, de ce qui m’a fait rire, des sujets sur lesquels j’ai envie d’échanger. Un blog pour moi, quoi, mais aussi pour vous, s’il réussit à vous plaire. Promis, je ferai de mon mieux pour être assidu, proposer un contenu futile mais de qualité, et réagir aux commentaires!