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Peut-être que je n’ai pas de chance. Ou peut-être que j’en ai beaucoup. Ou peut-être que ça n’a pas d’importance, que ça n’a de toute façon rien à voir avec moi, et qu’on s’en fout. Mais c’est vrai qu’après le 11 janvier 2015, voila que le 11 janvier 2016 voit mon anniversaire disparaître sous un raz-de-marée médiatique. J’ai passé la journée de mes 30 ans dans les rues de Paris à défiler avec quelques dizaines de milliers de personnes pour dire non à l’obscurantisme, à la violence et à la connerie. J’ai passé la journée de mes 31 ans à me sentir fébrile et cotonneux, submergé par l’omniprésence de David Bowie dans mes timelines, mes médias, mes podcasts. Et de me souvenir, alors même que je n’ai jamais écouté religieusement cet artiste hors-norme, dont les vrais « hits » dataient d’avant même ma naissance, à quel point il y avait du David Bowie dans la pop que j’écoute et que j’aime.

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La frontière du pays de Candy (ou pas)

Bonsoir les hommes, bonsoir Benjamin, bonsoir le public, c’est Courtney qui te parle, limite en pleine redescente de son week-end (et on est mardi soir).

Je suis désolée (moi Courtney, hein, pas moi Vinsh), mais je vais devoir m’absenter un peu.

(Aaaaaah)

Mais que se passe-t-il donc, messire ?

Bah comment te dire, tu sais, si j’ai fait la bringue pendant une partie du ouikène (au risque de m’endormir sur un canapé ou de vomir en pleine rue) (c’est la classe à la Courtney), c’était un peu pour célébrer / oublier mon passage de douane.

« Qué passage de douane ? Attends, il s’est barré, l’autre naze ? Il a carrément changé de pays sans nous prévenir ??

Moi audience choquée, moi vais aller éponger ma tristesse et mon choc émotionnel chez Mickaël Vendetta, pour la peine ! »Italique

Rhooooo, pas la peine de me la jouer traumatisé, Micheline, tu sais bien que je suis un électron libre, une entité farouchement indépendante, qui voyage à son gré. C’est pour ça que j’ai fait butter Kurt Cobain en embauchant un tueur à gage un lendemain de cuite, sur un coup de tête, mon gros. C’est pas moi, c’est Shawn.

Donc, oui, parfaitement, je visite actuellement un nouveau pays.

Fête ça avec moi, sois pas bégueule, et souhaite-moi donc…

« Bienvenue en Chômagie, Vinsh ! »

Rhooo, t’es trop mignon, mon lardon, fallait pas ! Je suis très émotionné dans mon for intérieur, toussa…

Mais bon, j’ai des CV à envoyer et des parents furax à calmer, alors tu m’excuses, hein. C’est pas comme si j’étais scotché à un bureau en postant pour faire genre « chuis super occupé, regardez comme je tape », désormais. En vrai, je suis surtout scotché à mon clapier et j’essaye d’en sortir dès que possible pour 1) ne pas être trop tenté de regarder les rediffs des Vacances de l’amour et 2) sortir un peu dudit clapier avant d’entamer une dépression et un régime à base de K*nder Country.

Alors voila, je suis allé voir les gentils gens du Paul emploi, qui m’ont collé à la désormais célèbre cabine téléphonique des désespérés qui n’ont ni identifiant ni rendez-vous.

A ce jour, je n’ai toujours pas de rendez-vous, d’ailleurs, parce qu’après trois quarts d’heure de queue et un passage par le téléphone noir, une dame un peu revêche m’a dit que mon Paul emploi de référence n’a pas de rendez-vous disponibles, en fait.

Ah bah chouette alors, et je fais comment, moi, si on me refoule à la frontière de la Chômagie, hein ? Je demande l’asile en Suisse ?

Et bien sûr, je n’ai pas le droit de me pointer à un autre Paul emploi parce que ma convocation (celle que je dois recevoir un de ces jours, quoi), dira un truc du genre « M. Vinsh doit se rendre à CE PAUL EMPLOI LA, ET PAS UN AUTRE, CAPISH ? Son rendez-vous aura lieu le [démerdez-vous] à [démerdez-vous again] heures précises. Ne soyez pas en retard, c’est très mal vu. Bien cordialement, etc. ».

Mais bon, j’attends de voir, c’est juste la petite dame un peu blasée du téléphone qui m’a dit ça.

Il me fatigue d’avance, mon séjour en Chômagie.

Fiesta Gourdassa

Two nights in Paris. Est-ce bien raisonnable, comme dirait un certain sosie de Nicolas Hulot ? Je plante tout de suite le décor. Lieu : Paris. Moment : vendredi et samedi soirs. Personnages : une POC déchaînée fraîchement débarquée de Toulouse, un Méri en pleine possession de ses moyens, et votre serviteur. Se retrouver tous les trois, et rien que tous les trois, jusqu’au bout de la nuit, ça ne nous était pas arrivé depuis des lustres ! Mais à Paris, en plus, avec toutes les perspectives que cela offre ! Ce fut donc un week-end absolument lamentable, comme je l’avais prédit.

Commençons par vendredi soir : POC la grognasse en chef débarque à l’aéroport, encore bronzée de son camping naturiste en Croatie avec le Baron. Première remarque, qui me suivra tout le week-end : j’ai mis une chemise rayée et un pantalon rayé, j’suis trop nul, c’est la honte. Après une heure de galère pour trouver une place de parking, on finit par aller squatter le garage de son cousin dans le Xème. Le programme devait se dérouler ainsi : nous devions dîner en tête-à-tête avec la POC, avant de retrouver le Méri plus tard dans la Marais, et enfin que je n’aille dormir chez ce dernier (le Méri, pas le Marais). Bon, déjà, on s’est incrustés chez le cousin qui recevait son amant et on a bouffé avec eux. J’ai constaté avec plaisir que je pouvais, sans desserrer les dents, passer pour le Baron. Ah, mais non, Monsieur, je ne suis pas le Baron, moi, je suis seulement l’escort boy de la POC, pas son amoureux ! J’aime même pas les filles, de toute façon !

Comment décrire le reste de la soirée, à partir du moment où nous avons laissé ces messieurs tranquilles ? Hmmm, disons que nous avons écumé les bars sans vergogne, sans puis avec le Méri (ah, son légendaire ¾ d’heure de retard !). La soirée de la POC fut gâchée dès le premier verre : whisky-coca light à 9 euros, aaaaaaargh !! Sensation légère de se faire entuber, ici. Et lorsqu’elle a demandé au serveur de lui remettre un peu de whisky parce qu’elle ne le sentait pas, noyé dans le coca, il l’a regardée comme si elle était une demeurée provinciale. D’ailleurs, elle a songé à prendre l’accent pour lui faire pitié : « Putaing, vous êtes pas sèmepa, heing ! ». Heureusement, nous avons ensuite enchaîné avec le Méri (qui a payé sa tournée, whouhou !), traité un barman de connard, discuté annulingus dans la rue, lancé de sensuels et rauques « Bonsoir les hommes » à des inconnus façon Mercedes et Janine, bu une bouteille de Malibu en cinq minutes à nous trois, peloté le décolleté de la POC, tenté de convaincre cette dernière des joies de la sodomie… Bon, à ce moment là, il n’était que deux heures. C’est alors que, sur le chemin du Raidd, après nous être faits insulter en arabe pour avoir refusé une clope à un mec, mes deux compagnons de débauche rencontrent un couple de vénézuéliens et commencent à taper la discute avec eux… en espagnol. Comme je suis d’une patience d’ange (je parle encore moins espagnol qu’allemand), je les plante là avec leurs vénézuéliens pour entrer au Raidd. Ils ont ensuite mis une heure à me trouver, ils s’étaient « paumés », ces nazes. Mouais. Pas grave, je continue de boire. POC finit par arriver avec les vénézuéliens (qui payent leur tournée !!), et m’annonce qu’elle a perdu le Méri : « Il roule des pelles à un basque dans la rue, il s’est barré ». Génial, et je dors où, moi, maintenant ? Passons sur la suite au Raidd, en signalant juste que j’y suis tombé nez à nez avec Magl*ire !! Oui, vous savez, le mec dont on dit que je devrais finir comme lui plus tard : follasse et branché people… Bon, déjà que ça ne m’inspire pas beaucoup quand je le vois à la télé, mais alors là, tout transpirant et entouré de six gardes du corps dans une salle de projection de films gay érotiques, je ne me reconnaissais pas du tout dans le personnage. Peut-être dans quelques années?

En sortant de là, avec POC, on songe à rentrer, mais on se dit que ça ne peut pas faire de mal d’appeler le Méri, s’il s’inquiète encore de nous. On ne sait jamais, il pourrait répondre. Eh bien vous savez quoi ? Il a répondu, et nous a retrouvé avec son plan cul basque en moins de trois minutes ! Le temps de retourner dans une ruelle sombre où il a sucé le basque pour y récupérer sa bouteille quasi-vide (entre un rat et une tâche de sperme, il l’avait oubliée là une heure avant) et la picoler (beurk), on se retrouve dans un dernier bar. Problème (pour moi, pas pour eux) : il est cinq heures du matin. Et je sais pas vous, mais moi c’est un peu ma limite lorsque je me suis levé à sept heures la veille et que j’ai enchaîné vodkas, Malibu, gins et whisky… Je me suis donc endormi comme une grosse crotte au milieu du bar, pendant que POC discutait karaté et ski avec un mec et que le Méri continuait de rouler des pelles à son basque sur le bar, chacun ayant les deux mains dans le froc de l’autre. Claaaaasse !

J’ai décidé de dormir avec POC chez son cousin, finalement, parce que le plan cul du Méri semblait devoir se poursuivre. Et vues les avances éhontées qu’il avait fait à la POC depuis une heure (très suivi dans ce désir par le Méri, qui devient très bi avec l’alcool et se montre toujours volontaire pour tripoter une poitrine sympathique), j’ai préféré ne pas finir la soirée avec eux. Le taxi nous a roulés : 400 mètres à 7 euros (« c’est le tarif minimum ») !! Enfoiré ! Puis, une fois (péniblement) rentrés, la POC s’est agrippée à moi en se couchant, en me disant « Vinsh, j’ai envie d’un kebab, là ! « . « Meuh non, c’est une idée que tu as, là comme ça, demain matin au petit déj’, plutôt, là je suis trop crevzzzzzzzzzz… ».

La journée de samedi a été difficile : allez-retour Yvelines-Seine-et-Marne pour amener le chien de mon parrain (en vacances) chez mes parents, mal de crâne et nouvelle soirée…


Samedi soir : soirée chez le cousin de POC. Je ne connais personne, à part la « vedette » de la soirée, à savoir le Méri (encore). POC n’a plus de voix, enfin si, elle a celle d’un travelo qui aurait abusé de la Gitane sans filtre et aurait foiré son opération des cordes vocales. Le Méri se donne en spectacle et fait étalage de ses performances. Il est bourré. Trop, déjà. Je suis fermé, comme toujours lorsque je ne connais pas bien les gens. Méri m’apprend qu’il s’est envoyé en l’air avec son basque dans la cuisine de son père, et que le « lendemain », une fois le basque barré en catimini (et sans laisser son numéro, salaud !), il a fait croire à son père qui revenait avec des croissants que c’était moi qui avait dormi sur place et que j’avais dû partir pour une urgence ! J’espère sincèrement que le papa n’a rien grillé à 7 heures du matin quand son fils baisait dans la cuisine, sinon merci pour la cote que je vais avoir auprès de la famille, moi ! A la fin de la soirée chez le cousin de POC, le Méri s’était donné en spectacle, s’était torché la gueule, avait traité un pote du cousin de POC de « vieille fiotte » avant de lui rouler des pelles sur le canapé, vomissait partout en dormant par intermittence sur le sol, et avait essayé de se taper le mec du cousin. Autant dire que ce dernier n’était pas d’humeur très rigolarde à ce moment-là. POC n’était pas très à l’aise non plus. On m’a demandé de ramener le Méri chez lui (ce qui a été impossible vu qu’il a quasiment sauté de ma bagnole en marche), en me faisant gentiment comprendre que s’il pouvait ne plus jamais remettre les pieds ici, ce serait aussi bien. Bien mais injustement puni, le Méri a perdu son appareil photo numérique dernier cri dans cette soirée. Cependant il a quand même encore fini dans le Marais, à se taper un faux finlandais, pendant que je manquais m’endormir au volant en rentrant chez mes parents (la fatigue au volant, c’est aussi mal que l’alcool, mes enfants). Aujourd’hui, je pense au Méri qui se farcit un oral décisif, et à la POC qui fait passer depuis ce matin des entretiens de RH avec sa voix caverneuse. Et ça me fait beaucoup sourire. Ce week-end est probablement à mettre dans notre top 3 des « déchets de fin de soirée »…