Archives par mot-clé : César

Guillaume cherche le garçon

les-garcons-et-guillaume-a-table-2013-1-g

 

 

L’année 2014 approche à grands pas, et avec elle, les nominations pour les César qui récompenseront les films français les plus réussis (même si ce « réussi » semble plus dépendre de l’humeur du moment que de critères fixes). Du coup, et un peu comme aux États-Unis à l’approche des Oscars, on sent confusément que le calendrier des sorties « de qualité » s’accélère un peu en cette fin d’année, nous livrant quelques drames classiques ou comédies de prestige que les votants auront encore fraîchement en tête début janvier : Violette, La Vénus à la fourrure, Il était une forêt, En Solitaire, Neuf Mois Ferme, Fonzy, T.S. Spivet, et d’ici quelques semaines 100% Cachemire ou le dernier volet de la trilogie « L’Auberge Espagnole »… Mais au milieu de tout cela surnage clairement La Vie d’Adèle, qui en dépit des polémiques devrait rafler pas mal de prix parmi les plus convoités, dans une cérémonie qui a déjà souvent souri à Abdellatif Kechiche et qui aura à cœur de valider son sacre cannois.

 

Continuer la lecture de Guillaume cherche le garçon

Les César 2012, cru indécis

Où l’on reparle de Jean Dujardin (oui, on radote, sur ce blog). Je me demande quand la presse va se calmer autour de la bonne santé du cinéma français, qui a ces derniers mois vu un certain nombre de films sortir sous les acclamations de la critique et du public (au hasard, tous les films français présentés à Cannes en mai dernier, avec une forte appétence pour ceux qui y ont glané un prix). Pas de grosses surprises, donc, dans la liste des principaux films nommés aux César 2012. Mais du coup, parmi tous ces films très très chouchoutés, c’est avec bien des difficultés que des favoris émergent. Les pauvres loulous de l’Académie ont dû ramer comme des jumeaux Winklevoss pour réussir à mettre de l’ordre dans tout ça… 

Une chose est (presque) sûre, ça va être compliqué de voir un film plafonner à plus de 4 ou 5 César, et donc dominer outrageusement la compétition. Rien que Polisse, qui est en compétition avec lui-même dans une bonne moitié de ses nominations, donne le ton. Et puis, il y a cette nouvelle manie, très « Ecole des Fans », de coller 7 nommés au lieu de 5 dans les grosses catégories, aussi. Du coup, le jeu des pronostics (auxquels je suis toujours aussi médiocre) va probablement, cette année, être encore plus risqué que d’habitude…
Meilleur film

La guerre est déclarée
Le Havre
The Artist
Polisse
L’Exercice de l’État
Pater
Intouchables

Sept nommés, dont six films présentés à Cannes en mai 2011… Voila voila… On a une relation un peu idolâtre à notre plus célèbre festival, quand même. Le film le plus nommé de la soirée, Polisse, a de bonnes chances de s’imposer, tant il symbolise les progrès effectués par sa réalisatrice Maïwenn, en seulement trois films (Pardonnez-moi, Le Bal des actrices, et donc celui-ci), dans le traitement de ses thèmes de prédilection, la façon dont elle se met en scène, le talent de directrice d’acteurs qu’elle montre… Je ne vois que The Artist ou le très très surestimé La Guerre est déclarée (outsider de luxe) pour lui ravir ce prix. Le phénomène Intouchables est en embuscade, mais j’y crois moins. N’empêche, le choix final me semble avoir rarement été aussi indécis.
Meilleur réalisateur

Alain Cavalier pour Pater
Pierre Schoeller pour L’Exercice de l’État
Valérie Donzelli pour La guerre est déclarée
Michel Hazanavicius pour The Artist
Éric Toledano et Olivier Nakache pour Intouchables
Aki Kaurismäki pour Le Havre
Maïwenn pour Polisse

Cela a de bonnes chances d’être pour Michel Hazanavicius et son projet un peu fou et arty au départ, devenu blockbuster malin par la force des choses : le prix cannois remis à Dujardin par Robert De Niro, et le succès international permis par la jolie parade du muet. Y’a pas à dire, c’est un coup de génie : un film français (France = berceau du cinéma mondial) muet (= pas besoin pour les américains d’entendre des gens baragouiner en étranger, ni de lire les sous-titres), et en noir et blanc (= élégance, climat film d’auteur assuré), dont l’intrigue se situe à Hollywood (= le rêve américain chez nous, et l’hommage flatteur à leur cinéma, chez eux). Bref, c’est le produit le mieux marketé de l’année 2010-2011. Après les Golden Globes et les BAFTAS, on est obligés de récompenser Michel Hazanavicius d’une manière ou d’une autre. Si ce n’est pas le prix du meilleur réalisateur, ce sera celui du meilleur film. Ou les deux.
Meilleur acteur

Sami Bouajila, dans Omar m’a tuer
François Cluzet, dans Intouchables
Jean Dujardin, dans The Artist
Olivier Gourmet, dans L’Exercice de l’État
Denis Podalydès, dans La Conquête
Omar Sy, dans Intouchables
Philippe Torreton, dans Présumé Coupable

A petit feu, le genre du biopic envahit le cinéma français : ça se voit un peu dans les nominations de ces messieurs. On se désespère que Denis Podalydès l’obtienne un jour, mais ce ne sera pas encore pour cette année (à sa décharge, il est à peu près le seul élément positif de La Conquête, qui n’aura pas l’occasion de concourir au César des meilleurs brushings). Si on veut faire semblant de flipper deux minutes, on peut imaginer qu’Omar Sy peut gagner, vu qu’il a gagné un Prix Lumières et un Globe de Cristal pour Intouchables. Mais en vrai, c’est comme pour Cotillard en 2008 : on ne peut pas décemment snober une performance reconnue à l’international, donc ça va être pour Jean Dujardin.
Meilleure actrice

Bérénice Béjo, dans The Artist
Leïla Bekhti, dans La Source des femmes
Valérie Donzelli, dans La guerre est déclarée
Marina Foïs, dans Polisse
Marie Gillain, dans Toutes nos envies
Karin Viard, dans Polisse
Ariane Ascaride, dans Les Neiges du Kilimandjaro

Karin Viard et Marina Foïs tirent donc leur épingle du jeu dans le film de Maïwenn ? Genre elles ont des rôles plus importants ? Plus de scènes ? Non, pas vraiment, bien sûr. Mais elles ont probablement plus marqué le public et les votants, grâce à leurs dialogues assez savoureusement choisis dans le film, et bien sûr grâce à la très forte et très dérangeante scène dite « de Facebook ». Mais pour mettre tout le monde d’accord, une Valérie Donzelli a le profil idéal de la fausse outsider (cf. Marina Hands, Yolande Moreau, Sylvie Testud) qu’on n’avait pas trop vue venir parce qu’elle n’était pas assez mainstream mais qui a quand même capté l’attention des votants. J’avoue qu’un deuxième César pour la toute mignonne Leïla Bekhti me ferait plaisir, cependant. Mais alors là, ce serait une sacrée surprise. 
Meilleur premier film

17 filles
Angèle et Tony
Le Cochon de Gaza
La Délicatesse
My Little Princess

Je vois bien Le Cochon de Gaza, qui a fait son petit bruit au moment de sa sortie, s’imposer. La Délicatesse n’est pas un film désagréable à regarder (notamment grâce à la performance étrangement nuancée mais drôlatique de François Damiens), mais ce n’est pas à proprement parler un « bon » film, et il a clairement bénéficié de son statut d’adaptation de best seller. Peut-être 17 Filles ?

Meilleur film étranger

Black Swan, de Darren Aronofsky
Le Discours d’un roi, de Tom Hooper
Drive, de Nicolas Winding Refn
Le Gamin au vélo, de Jean-Pierre et Luc Dardenne
Incendies, de Denis Villeneuve
Melancholia, de Lars Von Trier
Une séparation, d’Asghar Farhadi

Plusieurs choix s’offrent à nous. Incendies, le choix de l’exigence. Drive, le choix de la hype. Le Discours d’un Roi, le choix de l’académisme. Black Swan, le choix de l’audace visuelle… Ou Une Séparation, le choix de l’évidence.
Meilleur film d’animation
Joann Sfar a la cote auprès de l’Académie : ça sent bon pour Le Chat du Rabbin, qui était par ailleurs très sympathique. Un Monstre à Paris, porté par l’aura de Mathieu Chédid et de Vanessa Paradis, a quand même une chance de lui faire de l’ombre. Mais bon.
Meilleur acteur dans un second rôle

Michel Blanc, dans L’Exercice de l’État
Nicolas Duvauchelle, dans Polisse
JoeyStarr, dans Polisse
Bernard Le Coq, dans La Conquête
Frédéric Pierrot, dans Polisse

Obvious choice is obvious. Venez tous assister de vos yeux ébahis à l’intronisation de JoeyStarr dans le gotha du showbiz respectable. En plus, c’est mérité.
Meilleure actrice dans un second rôle

Zabou Breitman, dans L’Exercice de l’État
Anne Le Ny, dans Intouchables
Noémie Lvovsky, dans L’Apollonide (Souvenirs de la maison close)
Carmen Maura, dans Les Femmes du 6e étage
Karole Rocher, dans Polisse

Karole Rocher avait l’une des meilleures scènes du film Le Bal des Actrices il y a deux ans. Ce serait intéressant que ce soir pour elle, cette année. Mais la favorite, dans cette catégorie bizarrement pas hyper relevée (ou trop ?), ce sera Noémie Lvovsky pour son rôle de tenancière de bordel dans L’Apollonide (Souvenirs de la maison close)
Meilleur espoir masculin

Nicolas Bridet, dans Tu seras mon fils
Grégory Gadebois, dans Angèle et Tony
Guillaume Gouix, dans Jimmy Rivière
Pierre Niney, dans J’aime regarder les filles
Dimitri Storoge, dans Les Lyonnais

Le seul dont je me souviens qu’il ait « marqué » les gens et les médias lorsque son film est sorti, c’est Guillaume Gouix dans Jimmy Rivière. Pierre Niney, qui a déjà quelques films sous le pied et une petite notoriété, a également un joli potentiel de gagnant.

Meilleur espoir féminin

Naidra Ayadi, dans Polisse
Adèle Haenel, dans L’Apollonide (Souvenirs de la maison close)
Clotilde Hesme, dans Angèle et Tony
Céline Sallette, L’Apollonide (Souvenirs de la maison close)
Christa Théret, dans La Brindille

Christa Théret bénéficie peut-être encore de l’effet LOL. Adèle Haenel aurait pu l’avoir pour Naissance des pieuvres en 2008. Si Clotilde Hesme avait dû l’obtenir, entre Les Chansons d’Amour et Mystères de Lisbonne, elle l’aurait déjà… Naidra Ayadi a une seule scène significative (mais quelle scène !) dans Polisse… Du coup, je serais assez tenté de préférer Céline Sallette, le rôle le plus intéressant et le plus approfondi de L’Apollonide. Mais s’il fallait miser, je dirais Adèle Haenel.

Les César 2011, pour se consoler des NRJ Music Awards

Mes alambics, c’est avec le cœur serré que je poursuis mon exploration vertigineuse des cérémonies de récompenses pompeuses, avec le succès que l’on sait (y’a qu’à voir comment tu as rien commenté sur les NRJ Music Awards) (je te comprends). Aujourd’hui, et un an après avoir joué le jeu des pronostics pour les César 2010, on attaque donc les César 2011, qui seront présidés par une de mes idoles (Jodie Foster) le 27 février prochain. Et pour commencer, on se surprend à remarquer l’absence dans les catégories reines des Petits Mouchoirs de Guillaume Canet, gros succès (un peu exagéré, mais bon, gros succès quand même) en salles. La goutte au nez de Marion Cotillard ne lui rapportera pas un second César de la meilleure actrice, quel dommage.
Meilleur Film
L’arnacoeur de Pascal Chaumeil
Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois
Gainsbourg (vie héroïque) de Joann Sfar
Mammuth de Benoît Delépine et Gustave Kervern
Le nom des gens de Michel Leclerc
The Ghost-Writer de Roman Polanski
Tournée de Mathieu Amalric
Le Beauvois et le Amalric (très très apprécié du milieu professionnel, Amalric) partent avec deux ou trois longueurs d’avance sur leurs poursuivants. Je pense que ça va se jouer entre eux. Ayant personnellement été très remué par Des hommes et des dieux, je miserais sur celui-ci. Notons qu’on a décidé de starfucker Roman Polanski en souvenir du Pianiste, mais que ça nous aurait arraché la gueule de nommer Ewan McGregor ou Pierce Brosnan pour leurs compositions dans le film.
Meilleur Réalisateur
Mathieu Amalric pour Tournée
Olivier Assayas pour Carlos, le film
Xavier Beauvois pour Des hommes et des dieux
Bertrand Blier pour Le bruit des glaçons
Roman Polanski pour The Ghost Writer
Là, pour le coup, c’est indécis. On est très très contents d’avoir pécho un Golden Globe grâce à Carlos, mais on a Beauvois, Amalric et Polanski sur le feu, alors… Je pense que Mathieu Amalric a de bonnes chances. Deux César du meilleur acteur et un César du meilleur réalisateur, ça aurait de la gueule, dans le genre « Hey, les autres pays, regardez, on a un génie, chez nous ! ». Je regrette, comme souvent, l’absence de François Ozon, que l’Académie déteste cordialement.
Meilleur Acteur
Gérard Depardieu (Mammuth)
Romain Duris (L’arnacoeur)
Eric Elmosnino (Gainsbourg (vie héroïque))
Jacques Gamblin (Le nom des gens)
Lambert Wilson (Des hommes et des dieux)
Gérard Depardieu, dans son film intello-zarb, va-t-il nous faire une Yolande Moreau (vieille à cheveux gras comme lui, qui a eu deux César aussi, pour des films intello-zarb) ? Son dernier César remonte à 1991, ce qui commence à faire un bail quand on sait quel monument français il est supposé représenter à l’international. Je pense personnellement que ça va être pour Lambert Wilson, cette année. Eric Elmosnino peut également bénéficier de l’effet biopic, mais j’y crois très moyennement, le film n’ayant pas fait l’unanimité pressentie… Si Romain Duris obtenait le César du meilleur acteur pour L’arnacoeur après tous les films d’auteurs qu’il s’est fadé pour en arriver là, ce serait extrêmement bizarre.
Meilleur Actrice
Isabelle Carré (Les émotifs anonymes)
Catherine Deneuve (Potiche)
Sara Forestier (Le nom des gens)
Charlotte Gainsbourg (L’arbre)
Kristin Scott Thomas (Elle s’appelait Sarah)
Nouvelle tentative pour Kristin Scott-Thomas, qui se casse le cul depuis trois ans à enchaîner les rôles dans des films français en espérant probablement glaner une compression pour décorer sa cheminée. Isabelle Carré a déjà gagné, et son film sent la naphtaline. J’eus été un peu plus convaincu si elle avait été nommée pour Le Refuge, d’Ozon (quoiqu’elle avait bien 10 ans de trop pour le rôle). Restent la reine Catherine Deneuve qui, avec deux César de la meilleure actrice dont le dernier date de 1993, reste injustement loin derrière Isabelle Adjani et ses désormais cinq César, et la rafraîchissante Sara Forestier, dans le très chouette film Le nom des gens (tu l’as pas encore vu ?? Vas-y, bordel). Je prends un risque et mise sur cette dernière.
Meilleur Premier film
L’arnacoeur de Pascal Chaumeil
Gainsbourg (vie héroïque) de Joann Sfar
Simon Werner a disparu de Fabrice Gobert
Tête de turc de Pascal Elbé
Tout ce qui brille de Géraldine Nakache et Hervé Mimran
J’ai de la sympathie pour la plupart de ces films, mais je serais curieux de voir le mignon et bancal Tout ce qui brille s’imposer. Mais je ne me fais guère d’illusion. L’arnacoeur est nommé aussi pour le meilleur film, ce qui montre que l’Académie l’a remarqué, et devrait booster les votes en sa faveur. Quel que soit le vainqueur, le discours de remerciements devrait toutefois être rafraîchissant et un peu moins poussiéreux que le reste de la soirée.
Meilleur Film étranger
Les amours imaginaires de Xavier Dolan
Bright Star de Jane Campion
Dans ses yeux de Juan José Campanella
Illégal d’Oliver Masset-Depasse
Inception de Christopher Nolan
Invictus de Clint Eastwood
The Social Network de David Fincher
Il faudra m’expliquer comment Illégal, film franco-belge, se retrouve nommé dans la catégorie film étranger quand The Ghost-Writer, film franco-germano-britannique, concourt pour le prix du meilleur film français. Inception étant un beau succès en France en 2010 mais restant pour le moment un peu boudé par les cérémonies de récompenses, je verrais bien Xavier Dolan ou David Fincher l’emporter. Si Clint Eastwood gagne pour la 48ème fois, ça va commencer à devenir ridicule.
Meilleur Film d’animation
Arthur 3, la guerre des deux mondes de Luc Besson
L’homme à la Gordini de Jean-Christophe Lie
L’illusionniste de Sylvain Chomet
Logoroma de H5 (François Alaux, Hervé de Crécy et Ludovic Houplain)
Une vie de chat de Jean-Louis Felicioli et Alain Gagnol
Il paraît que cette catégorie a été créée exprès pour pouvoir récompenser L’illusionniste, alors… C’est, en effet, typiquement le genre de film old school que l’Académie aime récompenser (voir le précédent Triplettes de Belleville). Logorama peut remercier les Oscars.
Meilleur Acteur dans un second rôle
Niels Arestrup (L’homme qui voulait vivre sa vie)
François Damiens (L’arnacoeur)
Gilles Lelouch (Les petits mouchoirs)
Michael Lonsdale (Des hommes et des dieux)
Olivier Rabourdin (Des hommes et des dieux)
Niels Arestrup l’a déjà eu l’année dernière pour Un Prophète, et Michael Lonsdale a fait l’unanimité dans Des hommes et des dieux (en plus, il a bientôt 80 ans, il faut se dépêcher si on veut le récompenser)… Mais j’ai quand même très envie que François Damiens l’ait.
Meilleur Actrice dans un second rôle
Anne Alvaro (Le bruit des glaçons)
Valérie Bonneton (Les petits mouchoirs)
Laetitia Casta (Gainsbourg (vie héroïque))
Julie Ferrier (L’arnacoeur)
Karine Viard (Potiche)
C’est un peu la catégorie sinistrée cette année, sans vrai leader ni challenger évident. L’Académie aime beaucoup Karin Viard, mais elle n’est pas non plus renversante dans Potiche (qui plus est, un film du honni Ozon). Je miserais bien sur Valérie Bonneton, assez drôle dans Les Petits Mouchoirs, à moins que Anne Alvaro, méconnue du grand public mais déjà récompensée il y a dix ans pour Le Goût des Autres, ne vienne semer le trouble. Laetitia Casta en Brigitte Bardot, bénéficie quant à elle de la triple caution biopic + people + potiche qui fait l’actrice et qui s’avère être douée… Le pronostic est difficile, mais je vais dire Casta : c’est un peu LA chance à saisir, depuis le temps qu’elle essaye de nous prouver qu’elle est actrice.
Meilleur Espoir féminin
Leïla Bekhti (Tout ce qui brille)
Anaïs Demoustier (D’amour et d’eau fraîche)
Audrey Lamy (Tout ce qui brille)
Léa Seydoux (Belle épine)
Yahima Torrès (Venus noire)
Ici, il y a apparemment une favorite, Léa Seydoux, dont je n’ai toujours pas vu un film alors que tout le monde persiste depuis trois ans à s’extasier sur sa beauté, son charisme et son talent. Personnellement, j’aurais tendance à penser à Leïla Bekhti, touchante et plutôt drôle dans le sympathique Tout ce qui brille. En plus, obtenir le César du meilleur espoir juste après son mec, ça fait une jolie histoire. Yahima Torrès, enfin, bénéficie de l’aura de ses « aînées » Sara Forestier et Hafsia Herzi, qui avaient obtenu ce trophée, chacune dans un film d’Abdellatif Kechiche (dont la Venus Noire a bizarrement été snobée pour les catégories principales)…
Meilleur Espoir masculin
Arthur Dupont (Bus Palladium)
Grégoire Leprince-Ringuet (La princesse de Montpensier)
Pio Marmaï (D’amour et d’eau fraîche)
Raphaël Personnaz (La princesse de Montpensier)
Edgar Ramirez (Carlos, le film)
L’Académie n’a pas osé nommer François Sagat pour Homme au bain de Christophe Honoré, que personne n’a vu de toute façon (à part 35 pédés parisiens au MK2 Beaubourg). Ce sera donc probablement pour Edgar Ramirez, histoire de valider le succès de Carlos.
Et vous, mes poulpes, vous avez des pronostics, des préférés ? Ou vous vous en battez l’oeil (cas bien plus probable) ?

Déjà mars

Le mois de février a été à l’image du mois de janvier : un brin vide. Dix posts dans le mois, en comptant celui-ci, pas plus. On est loin du niveau de décembre, hein ? Laisse tomber tes espoirs de midinette qui aurait espéré se taper Emmanuel Moire (nu) à la sortie d’un de ses concerts, c’est pas demain que je vais reprendre un rythme de quarante posts par mois, on est pas chez Mry, ici, on ne puise pas l’inspiration dans tout ce qui passe.
Hier, les César, donc, avec pas beaucoup de surprises et un duo comique pas hyper réussi à la présentation (le gros blanc gêné juste après le « Et est-ce que vous avez déjà vu une Laura Smet en pleine forme ? » restera dans les annales, mais vraisemblablement pas pour les bonnes raisons) (ce qui ne m’a pas empêché d’être bon public sur plein d’autres moments) (comme sur celui de la vanne à Vanessa Paradis). Seule mini-surprise, le doublé de Tahar Rahim : pour l’Histoire, ce n’est pas la pire prestation qui pouvait s’attendre à recevoir pareille distinction.
Et sinon, Isabelle Adjani a été magique, perchée et poétique, à la hauteur de ce qui en fait une icône. Lui coller Gérard Depardieu dans les pattes ne pouvait certainement pas éclipser son habituelle verve de tragédienne.
Isabelle, quelle déesse… Par contre, la pauvre Marion Cotillard était toute crispée sur scène, et toute consternée par les quelques gags bien nazes de Valérie Lemercier et Gad Elmaleh (la tête qu’elle faisait pendant la chanson « Ar-ti-san » était assez drôle) (de même que celle de tout le public d’ailleurs). Charlotte Gainsbourg a fait la gueule toute la soirée, en revanche, elle est peut-être stressée par les Victoires, la pauvre. Ou alors elle s’emmerdait ferme, va savoir.
Rendez-vous pour les Oscars donc. Je ne les verrai même pas, en principe.
Et sinon, autre chose dans ma laïfe à te raconter ? Mais tu es bien indiscret, lectorat, tu sais. J’ai passé quelques jours chez mes parents, j’ai passé des entretiens, j’ai crevé un abcès, j’ai lu, j’ai cherché d’autres entretiens, j’ai résolu de mettre de l’ordre dans mon clapier, à défaut d’en mettre dans mon existence, je me suis surpris à rêver une nouvelle fois d’ailleurs…
Mars sera décisif (ou pas), mais sera avant tout positif. Parce que, là, le visa en Chômagie, il commence à me les péter sévère.