Archives par mot-clé : Dating

UnREAL

 

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Il y a quelque chose d’incroyablement frustrant dans les émissions de dating, de type Bachelor, dont il ne subsiste actuellement en France que les déclinaisons L’Amour est dans le pré et Qui veut épouser mon fils ? (qui entamera sa quatrième saison ce week-end), et qui a fini par me détourner de ces émissions, qui au départ m’amusaient pourtant : leur prévisible mais pénible montage affreusement répétitif.

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Case of the e-Darling date

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Parfois (souvent, en fait), je découvre des séries avec des mois de retard sur leur calendrier de diffusion originelle. C’est-à-dire qu’à part les rentrées des gros networks américains (ABC, CBS, Fox) et, un peu, du câble (HBO, Showtime), je ne suis pas forcément à la recherche permanente de petites perles venant de partout dans le monde, ou même de chaînes anglo-saxonnes que je « connais » moins. C’est ainsi que je suis, pour le moment, totalement passé à côté de Banshee, par exemple, ou que j’ai de grosses lacunes en séries anglaises. C’est donc toujours avec plaisir que je découvre, sur le tard, des séries que je me fais un plaisir, si elles sont réussies, de binge watcher en trois jours. Dates est de celles-là : diffusée en Angleterre, elle n’est passée dans mon radar (en l’occurrence, dans celui de l’Homme) qu’il y a deux semaines. Je ne l’ai pas binge watchée parce que je n’ai pas trop le temps en ce moment (on est le 13 février et je vais TOUJOURS à la piscine deux fois par semaine) (genre, euh, j’ai rentabilisé mon abonnement trimestriel, quoi) (l’hallu est totale dans mon entourage), mais aussi parce que, avec la trêve hivernale de certaines séries, c’est pas le moment de se descendre tout ce qu’on a sous la main en deux jours. On déguste et on savoure.

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Recherche fille de ferme pour travaux ménagers et solitude à combler

Mon romantisme échevelé me perdra (hin hin hin – rire diabolique). Hier soir, comme on peut s’y attendre, j’ai donc regardé « L’amour est dans le pré » sur le six. Cette émission au post-modernisme frappant est l’un des régals de l’été télévisuel. Ils sont donc encore quelques-uns à tenter cette roulette russe paysanne du cœur, cette année encore. Concentrons-nous sur les quatre agriculteurs dont la misère sexuelle a été jetée en pâture aux téléspectateurs hier soir. Ils ont des collègues (très prometteurs) que nous découvrirons plus intimement la semaine prochaine, mais hier soir, c’étaient eux, les stars. On ne va pas leur enlever ça, on n’est pas des chiens!

Commençons par Christophe, le monoexpressif éleveur de vaches. Du haut de ses 39 ans, il a déjà choisi parmi les trentenaires célibataires un chouïa désespérées qui se sont présentées à lui en masse, celle qui partagera sa vie. Bon, en même temps, c’est bien connu, je suis nul en pronostics, mais là, ça me semble évident : notre brave paysan a trouvé sa perle rare en la personne d’une hôtesse de l’air au regard bov… euh, noyé dans le trouble de ses sentiments. Il la trouve jolie (question de goûts), mais elle fait surtout penser à une incarnation de la niaisitude. Ils seront très heureux. Bien obligé d’en choisir une deuxième pour venir visiter son tr… euh, son humble demeure, il a retenu une brave vendeuse de robes de mariages, vraisemblablement frustrée de faire son métier sans avoir de bague au doigt. C’est vrai que ce doit être lourd d’avoir des clientes qui vous demandent tous les jours de votre vie si vous êtes mariée. « Non? Oooooh…« . Notre vendeuse tente, une fois arrivée à la ferme, de déstabiliser son adversaire en lui disant qu’elle admire les hôtesses de l’air qui gardent le sourire en permanence comme des cruches même quand on se montre exaspérant avec elles, sous-entendant qu’elle fait un peu un métier de conne. Elle ne se rend pas compte que, ce faisant, la so sexy stewardess gagne encore des points auprès du paysan, qui cherche un peu une femme potiche à défaut d’une fille de ferme. Pas grave, elle croit en ses chances, et elle se bat. Go, gentille vendeuse! Mais à mon avis, elle perd son temps avec le ténébreux Christophe, qui a déjà trouvé dans sa niaise hôtesse de l’air l’incarnation de ses fantasmes aériens et la femme soumise prête à prendre un quart temps pour aller s’enterrer dans son village. Finalement, l’agriculteur envoie ses deux potentielles femmes dormir dans des chambres recouvertes de photos de lui, ce qui provoque en moi une interrogation sur son degré de narcissisme.
Notre second candidat, Loïck, est supposé être sexy parce qu’il a des yeux bleus. Le fait qu’il ait accessoirement une dégaine disgracieuse, des bonnets de laine et l’air d’un tueur psychopathe ne semble émouvoir personne. Bon, j’exagère (à peine), le garçon a l’air très gentil. Par contre, si c’est possible, il est encore moins bavard que son collègue précédemment cité. Après une séance parisienne de speed dating où il a apparemment été mis très mal à l’aise par la horde de nénettes en manque qui le complimentaient d’une voix enamourée sur ses yeux, il en a choisi deux. La prod’ lui a facilité le choix en lui mettant la candidate la plus allum… euh, mignonne dans les pattes 24 heures avant l’arrivée de sa rivale. Suspense insoutenable : vont-ils craquer dès la première nuit et s’offrir une partie de débauche dans sa maison-témoin (absolument aucune décoration dans cette maison, c’en est flippant)?? Pff, tu parles, on n’est pas sur la Une ici…
Nathaël a, tout d’abord, un nom bizarre. Mais les filles ont accouru par dizaines vers ce beau parti qui élève des chèvres en Ardèche. Parmi les dix qu’il a rencontrées au speed dating, on relèvera notamment une virago glossée qui a débarqué avec piercing à la langue, chewing-gum ostensiblement mâchouillé et débit de voix d’un début de soirée au Macumba. J’ai cru qu’elle allait le bouffer, tellement elle l’intimidait en cherchant à imposer sa « forte personnalité ». Bizarrement, il ne l’a pas retenue, lui préférant une mignonne parisienne et une gentille fille à gros bras, qui fera potentiellement une solide fille de ferme. L’ambiance n’est pas super chaude le premier soir entre les trois tourtereaux (il faut dire que, comme chaque année, la présence des caméras n’est pas vraiment un atout pour ces gens là, dont l’aspiration première ne semble pas tant que ça être le passage à la télé). Mais on le sent, Nathaël est chaud comme la braise. Moi je dis que ça va plus tarder à se galocher, là-dedans.
Je termine par ma candidate favorite, Cécile, qui élève des chèvres et cultive du piment au pays basque. Cécile a 44 ans et est « prête à accueillir quelqu’un dans sa vie ». Traduction : Cécile n’en peut plus. Comme je la comprends. Alors, par où commencer ? D’abord, Cécile n’a gardé que quatre prétendants à la suite des nombreuses lettres reçues, où certains lui parlaient kama sutra tandis que d’autres lui affirmaient aimer les hommes. Elle n’a pas eu beaucoup de bol au casting, donc. Malheureusement, les choses ne devaient pas s’arranger avec la « crème de la crème » qu’elle avait soigneusement sélectionnée. D’abord, ils ont tous joint à leur lettre des photos d’eux datant d’une bonne vingtaine d’années. Du coup, alors qu’elle croyait rencontrer de fringants trentenaires ou quadra, elle se retrouve en face de vieux croûtons qui font peur. L’un d’entre eux se montre plein de désir, conquis qu’il est déjà par cette maîtresse femme. Mais elle en choisit finalement deux autres (bizarrement, les deux pires du lot) : un moustachu à cheveux longs et gras, qui se dit déjà prêt à partager son lit mais qui ferait presque passer José Bové pour David Beckham, et une espèce de simplet qui ambitionne plus de vivre avec ses chèvres qu’avec elle. Cela a même l’air d’être la raison principale pour laquelle il a envoyé sa lettre : son rêve, ce n’est pas la construction d’un foyer d’amûûr avec Cécile, mais bien de vivre avec des chèvres (« les chèvres, c’est ma vie »). J’ai vraiment très peur pour Cécile, là. Le dîner à trois dans la maisonnette de la dame est à peu près aussi chaleureux qu’une veillée funèbre, et pour couronner le tout, elle envoie ses deux Don Juan dormir à l’hôtel : elle n’a pas de place pour eux chez elle…
Voila qui est très prometteur pour les prochaines semaines. La naïveté de tous ces gens, qui ont l’air d’être dans une démarche sincère (bien qu’ils me fassent rire par bien des aspects), me donne presque des relents de culpabilité. Les regarder s’enliser dans de grotesques marivaudages romantico-sexuels sur fond de bouse est tout simplement jubilatoire. Il est fort dommage pour eux que les téléspectateurs soient aussi pourris et morts de l’intérieur que moi…
La six nous gâtait hier soir en programmant un « Que sont-ils devenus? » consacré aux candidats de l’année dernière. Le gros sarthois n’a pas minci mais a changé de femme : lui et le sosie obèse de Laure Manaudou n’avaient finalement pas grand-chose en commun, alors il en a changé pour un modèle plus mince mais portant le même prénom. Aujourd’hui il coule des jours heureux. Le breton qui avait préféré la grassouillette blonde vaguement vulgaire à la niaise brunette alsacienne (pour finalement se prendre un vent) est toujours célibataire, et ça n’a pas l’air d’aller fort. Les deux frères simplets de Gironde ont trouvé le bonheur, même celui qui avait avoué à ses prétendantes avoir rencontré une autre femme au bal avant leur arrivée et qui n’avait pas compris pourquoi cela les avait fait fuir. Hubert, le fermier qui se baladait pieds nus s’était finalement mangé un râteau l’année dernière, mais il est aujourd’hui parfaitement heureux avec une des jeunes femmes bizarres qu’il n’avait pas retenues au speed dating parisien. Enfin, Sandrine, la dauphine de Miss Doubs qui avait préféré un suisse falot à un beau gosse briard (la conne!) est de nouveau célibataire. Ce n’est pas encore aujourd’hui qu’elle se mariera pour la forme avec un fils de substitution pour reprendre l’exploitation de son père.
C’est une impression, ou ce « Que sont-ils devenus? » revient à dire que l’émission est inefficace??

Prehistoric Meetic

Je ne sais pas vous, mais moi je garde peu de souvenirs de l’émission Tournez Manège, que je regardais chez mes grands-parents. Il faut dire que j’avais 4 ou 5 ans quand je regardais, pas beaucoup plus, et 8 ans quand ça a disparu de l’antenne en 1993. Je m’interroge encore sur la signification du titre: invitation à la tournante? allusion au romantisme du manège à chevaux de bois? jeu de mot manège/ménage?…
Toujours est-il que j’étais trop petit pour comprendre ce qui pouvait se dire de drôle dans cette émission, et pas assez critique (manque de recul) pour me rendre compte des risibles coupes 80’s arborées par tous ces célibataires. J’éxècre Arthur (la vidéo est un vieil extrait des Enfants de la Télé), mais les gens qui bossent pour lui font parfois du bon boulot! Ce qui est rassurant dans ces images pour ceux d’entre vous qui êtes célibataires (non, je ne suis pas condescendant, je pourrais moi aussi être célibataire!!), c’est que vous n’en êtes pas encore là. Mais qui sait, ça viendra peut-être au niveau de votre look, vu que des horreurs comme les lunettes à grosses montures de plastique ou les imprimés tapisserie sur les fringues reviennent à la mode… N’empêche, Tournez Manège a réussi à déboucher sur un certain nombre de mariages! A-t-on des statistiques sur les scores de Meetic sur le marché nuptial? Dans le bon vieux temps, on savait y faire, niveau romantisme high-tech!

Depuis, Evelyne Leclerc fait de la pub pour le « fil de l’amitié » (il faut dire qu’avec un bagage comme Tournez Manège, elle fait autorité de manière hyper crédible sur le créneau de la rencontre), qui n’est pas SOS Détresse mais plutôt une sorte de téléphone rose/réseau cul pour les 45 ans et plus, tandis que Fabienne Egal et son magnifique carré court sont brièvement réapparus sur le câble. Les temps sont durs. Quoi qu’il en soit, les filles, tant que vous n’entendez pas la voix de Dieu (que ce soit métaphysique ou une plaisanterie) et que vous restez carrément toniques, il vous reste une chance au grattage, mais aussi une chance au tirage…