Archives par mot-clé : Femmes

Pharrell Williams – Marilyn Monroe

 

 

J’en ai déjà causé ici et je n’en démords pas, c’est un tube. S’il n’a pas l’attrait marketing d’un Happy et de tout son habillage de storytelling optimiste, Marilyn Monroe a un refrain superbe, un clip faussement féministe qui fera plaisir aux unes et dégainer leurs analyses assassines aux autres, et probablement le soutien nécessaire des radios et des chaînes de télévision pour devenir l’un des hits de l’été 2014. En attendant qu’il sorte Hunter en single ou, plus probablement, le duo avec Miley (ou celui avec Justin). Entre ça et ses collab’ avec Kelly Rowland, Kylie Minogue, Ed Sheeran et la moitié du gratin de la pop mondiale, on n’est pas sortis de l’auberge avec le Timbaland de 2014…

Les gazelles, trop fortes pour le cinéma

 

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Ça partait assez mal, avec cette affiche atroce qui laisse entrevoir une comédie potache bien standard dont la seule différence avec une énième comédie ratée d’Alexandra Lamy, de Judith Godrèche ou de Virginie Efira serait un casting plus frais (adjectif à traduire par « des meufs moins connues qui coûtent moins cher à faire tourner ») et cette tagline absolument navrante « Après Le Cœur des Hommes, la Chatte des Femmes ». Au secours. On s’imagine assez vite la comédie vaguement trash mais hyper classique répondant crânement au machisme assumé par un féminisme vindicatif et un peu puéril. C’est dire si Les Gazelles est au final une (bonne) surprise.

 

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Inna Modja, ou le vrai tube de l’été

C’est le dernier jour d’août, et presque le premier jour de septembre. S’il devait rester un tube FM de l’été 2011, ce serait peut-être celui-ci, bien soutenu par les radios, et probablement par sa maison de disques. L’album a un peu fait parler, un second arrive d’ici novembre, avec certainement un ou deux singles supplémentaires pour le porter. La jeune artiste, superbe, a toutes les chances de séduire le plus grand nombre, si elle a le bon goût de confirmer.

Parallèlement à cela, sa fiche Wikipédia (comment vivait-on avant Wikipédia ?) nous apprend qu’elle a subi des mutilations génitales enfant. Ce qui jette un froid, quand même. Elle s’engage aujourd’hui contre cette pratique, et c’est bien (même s’il serait préférable de ne pas en avoir besoin) qu’une vedette incarne le visage de cette cause, malheureusement toujours d’actualité. Il y avait bien eu Waris Dirie à la fin des années 80 (à ce propos, si tu en as l’occasion, essaye de voir un jour le film Fleur du Désert, passé quasi-inaperçu chez nous l’année dernière), mais depuis, peu de personnalités pour prendre la parole de manière récurrente et « expérimentée » sur cet enjeu.
Bon, je sais, en pleine crise de la dette, de la taxe soda, des impôts qui te tombent dessus et des élections qui approchent, t’en as rien à battre de l’excision. N’empêche que c’est une horreur, encore encouragée par des croyances pseudo-médicales débiles, qui mutile chaque année des milliers de femmes ; lesquelles ne connaîtront jamais le même potentiel de plaisir sexuel que les autres femmes, mais pas seulement : infections, conséquences psychologiques et autres complications lors des accouchements sont aussi au menu. Tout cela au nom de la domination masculine, sous couvert de « soigner » l’hystérie ou l’épilepsie féminine.
Bref, ne réduisons pas Inna Modja à cela : elle a avant tout chanté dans nos oreilles tout l’été, et son French Cancan faussement désuet aura pour toujours un goût d’été 2011. Mais saluons aussi son courage et sa volonté de prêter sa voix aux femmes mutilées. En espérant simplement qu’elle ne devienne pas un simple porte-étendard dont la carrière artistique sera phagocytée par son histoire personnelle. T’as qu’à demander à Corneille…

Sans (trop d’) artifices

… Jennifer Aniston a 39 ans, elle en aura 40 en février prochain, et elle est belle comme le jour (connasse) dans le dernier GQ américain. Pas trop mal, d’ailleurs, GQ, dans le genre mag pour hétéro pas trop crétin (mais un peu quand même) (un mag, quoi). L’édition française n’est pas trop indigne.

Quand à Jennifer, elle mériterait une actualité plus chargée (et de tourner dans des films moins pourris) parce que c’est loin d’être une grosse mauvaise.

Je te choque, lectorat transi ? Tu ne me reconnais pas, de bon matin ?

Bah oui. Mais là tout de suite, c’est good mood. Ouais, ça m’arrive aussi.

Enjoy, c’est pas tous les jours. C’est pas comme quand la caissière du Sephura me pose la question la plus conne de la terre en regardant la lime à ongle que je viens d’acheter : « Vous voulez un emballage cadeau ? » et que je la regarde en clignant des yeux pendant huit secondes… Nan, en fait, là aussi, j’étais de bonne humeur.

Mais c’est la Bisounours attitude ici, ça va pas du tout !

Moui.

On n’est pas obligé d’être aigri ni de critiquer à tout va sur la blogosphère, non plus (ce doit être l’approche de Noël, ça me ramollit). Et là, je suis de bonne humeur et je fais ce qui convient: j’admire, un point c’est tout !

« Prrrrrrrrrrt »

Et si t’es pas content, Jennifer te dit prout. Ah merde, j’ai failli être poétiquement nickel jusqu’à la fin, mais non finalement…