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Scent of a man

Mes palourdes, c’est l’été et, vu que je me suis foiré sur les soldes au niveau des fringues (je te jure, quel malheur), l’humeur est au parfum. Je pense bientôt faire l’acquisition d’une fragrance pour cocotte coureuse de dot, en vue d’imprimer une identité olfactive apte à marquer les esprits sur mon passage, voire à attirer tous les regards sur moi et à me mettre à l’abri du besoin pour les six prochaines décennies par le truchement d’avantageuses demandes en mariage et autres propositions de gigoling. Ou juste parce que j’ai envie de changer. Mais je suis bien embêté, parce que je suis passé par tellement de phases parfumées que je ne sais plus vraiment qui je suis, du point de vue de Sephora. C’est un vrai problème, tu sais.

Quand j’étais tout petit, comme presque tout le monde que je connaissais, on m’a collé du Tartine et Chocolat dans les cheveux. C’est probablement parce que les enfants ça pue et que les stocker tous ensemble dans des crèches et autres classes de maternelle doit aussi bien favoriser la multiplication des miasmes divers que les prouts par centaines. Alors on disait tous merci à Tartine et Chocolat. Enfin, surtout les parents et les puéricultrices, j’imagine, parce que moi je m’en foutais un peu. J’avais aussi la savonnette en forme de hérisson. Il paraît que Tartine et Chocolat c’est un truc qui sonne gosse de bourges, mais à l’époque, je me rendais pas compte. Je crois que mes parents non plus, d’ailleurs. Mais ça sentait bon, je crois. Même si à l’époque ça me picotait le nez.
Un peu plus tard, ma mère a acheté Petit Guerlain à mon frère, mais je l’aimais bien aussi. Dedans, y’avait de l’orange, du citron, de la lavande, de la rose et du mimosa… Ouais, en vrai, vu d’aujourd’hui, ça sentait vraiment la fillette, j’avais des goûts de chochotte. Non pas que ça m’étonne, mais bon, l’égo, la virilité, tout ça…
Lorsque j’ai eu l’opportunité de me choisir enfin un parfum de grand, j’ai fait le choix étrange et très capiteux du Opium pour homme de YSL. Ce qui, à 12 ans, donnait vaguement l’impression que j’essayais de faire croire que j’en avais 38. Mais aujourd’hui encore, je continue à beaucoup apprécier ce parfum, qui me tente régulièrement lorsque je croise son chemin en parfumerie : la vanille, le cèdre et le patchouli ont raison de moi. I’m a cheap whore. Ce qui est bizarre, c’est que les pubs de ce parfum et leurs modèles (Alessandro Gassman et Rupert Everett) m’ont toujours laissé de marbre. C’est vraiment la fragrance qui m’a attiré. Mais depuis mes 12 ans, je me suis rendu compte que je ne fréquentais pas de boîte échangiste et que j’avais moins de mille euros sur moi en sortant le soir : bref, même si j’aime bien Opium, il est un peu trop sulfureux et décadent pour un gentil mec à T-shirts de 26 ans. Dommage.
Et puis il y a eu la période Hugo Boss. Un truc auquel il est inenvisageable de s’attaquer à nouveau, passé 18 ans. Helloooooo, soyons sérieux, mon ami, tu fais mourir mes plantes vertes avec ton jus d’acide aromatisé au musc pour adolescentes. Je crois que je l’ai porté essentiellement parce que le marketing me l’avait intimé. Nicolas Duvauchelle nous aura quand même fait acheter quelques merdes.
Par la suite, en toute logique, il y eut le classico des rebattus de la parfumerie masculine. Si tu as moins de 30 ans, tu es difficilement passé à côté du Mâle de Gaultier, de son flacon aux pectoraux de verre et aux fesses parfaites, et de son empreinte si facile à mémoriser, si instantanément plaisante et si répandue, du coup. Car c’est bien le problème de ce parfum, qui m’accompagnait au tournant de l’an 2000 : tout le monde l’a. Bonjour le signe de manque de personnalité quand tu le portes… Ou alors, il faut vraiment le porter tout le temps, le décliner en after-shave et en gel douche, bref le faire vraiment tien. Pas comme l’homme lambda de la rue, quoi. C’est un parfum contraignant, donc…
Petite infidélité le temps d’une saison avec Allure Homme. Ou plus précisément avec une Eau fraîchissante pour l’été, qui m’a en fait servi pendant l’été et l’automne. Un parfum qui avait plus de pep’s que d’habitude, plus pétillant (mandarine) et plus sérieux dans son genre (bergamote). Mais j’ai rapidement replongé pour…
Gaultier 2. Encore du Gaultier. Peut-être par facilité, probablement par goût de la nouveauté, aussi, puisque c’était en 2005 et que j’ai adopté cette petite chose et son flacon rectangulaire presque aussitôt. Mais j’y suis resté un moment, au point que c’était presque devenu mon parfum. Mais j’ai finalement changé d’humeur quand j’ai découvert…
Bon, ok, je n’ai pas DU TOUT craqué pour le bon nom, dans cette série créé par Pierre Aulas qui regorge pourtant de poésie. Tu avoueras que Piège à filles, pour moi, c’est un chouïa hors-sujet. Mais le fait est que cette version d’Ego Facto m’a suivi pendant un an.
Dernier en date, sympa mais un peu plus segmentant dans son genre très porté sur les agrumes, l’Eau d’Orange Verte d’Hermès est très agréable l’été, mais un peu trop « vert » pour l’hiver. J’ai donc cessé de le porter régulièrement depuis plusieurs mois, et je commence seulement à m’y remettre, mais l’alchimie n’est plus la même, l’interruption a cassé quelque chose, notre amour est brisé. C’est bien triste.
Ah la la, quel bordel olfactif, mes crackers… Un jour, peut-être, rencontrerai-je le parfum charmant. En attendant, je cherche toujours la fragrance qui sera capable de m’accompagner à l’année. Je devrais peut-être réclamer un parfum pour homme by Britney Spears ou by Cathy Guetta ?

La langueur d’août

Salut les club sandwiches, c’est moi !
Whouhou ? Y’a plus personne ?
Tu sais, le mois d’août à Paris, c’est assez relou en fait. Y’a personne dans les bureaux, mais en même temps une espèce de pression insidieuse qui consiste à te laisser entendre qu’à la rentrée, t’as intérêt à montrer patte blanche à ta hiérarchie, avec bilan concret et circonstancié de tes activités pendant que tout le monde se dorait la tige quelque part sous les tropiques (connasses).
Bon, en ce qui me concerne, je réussis à m’aménager du temps de cerveau disponible, hein, vu que je me retrouve avec le boulot de trois personnes à faire en plus du mien (une rigolade). C’est la malédiction du dernier arrivé en entreprise. Ou du stagiaire, je ne sais plus. Pour le moment, et compte-tenu de mes expériences, c’est un peu pareil.
Heureusement pour moi, mes collègues ne sont pas les seuls à se la couler douce, et TOUS mes interlocuteurs de travail sont soit injoignables, soit débordés (lol), soit tellement détendus du gland en cette quasi-approche du 15 août que si tu leur demandes de t’envoyer un malheureux fichier jpeg dont tu as un besoin vital pour sauver la planète et éradiquer la famine dans le monde, tu peux être sûr que leur mail va se perdre (c’est fou le nombre de mails qui se perdent) (ça existe vraiment, un mail qui se perd ?).
Au final, qu’est-ce qu’on se fait ch***, j’te dis pas… J’ai dû réussir à finaliser trois tâches en une semaine, et quand ce n’était pas les gens qui ne répondaient pas à leur mail ou étaient partis en pause caca au Guatemala, c’était la technologie qui jouait contre moi (je t’ai déjà dit que j’étais maudit de l’informatique ?).
Nan, vraiment, trop marrant, le mois d’août, hein.
M’enfin là je vais quand même me faire un peu taper sur les doigts à la rentrée, avec ces conneries…

Cette nuit…

… en rentrant sur le coup de cinq heures et des bananes d’un établissement de débauche dansante (en marchant, même pas je cherchais à héler un taxi vu qu’à ce genre d’heure, c’est juste la guerre pour en attraper un), je suis tombé sur le taxi le plus sympa du monde.

Il transportait un passager, mais il s’est arrêté à côté de moi, à ouvert son carreau et m’a lancé « Hey monsieur, vous allez à Saint Germain ? ».

Moi : « Euh, oui, ce coin là, oui ». Je lui donne mon adresse.

Lui, se tournant vers son passager à l’arrière : « Dites, monsieur, ça ne vous dérange pas si on prend le monsieur avec nous, il habite sur le chemin vers chez vous ? ».

Et ça ne dérangeait pas le passager. Je suis donc monté et, une fois arrivé chez moi… le passager et le chauffeur de taxi n’ont pas voulu que je paye ma part de la course, au motif que « c’était sur le chemin, on serait passés là de toute façon » !

Crois-le ou non, j’en suis toujours sur le cul.

Tiens, prends mes poils

Point Laurent Cabrol du jour. Depuis hier (ou plutôt depuis dimanche), on se les caille sévère, t’as remarqué. J’ai même plus le courage de sortir de chez moi. Ce qui ne varie guère des habitudes, diront les langues de pu… euh, certains. Du coup, au boulot, il y a un différentiel d’environ 30°C entre la température du bureau et la température extérieure (c’est des malades du chauffage, là où j’œuvre actuellement) (faudra pas s’étonner si ma crève hivernale survient dès décembre, cette année). L’extérieur, l’endroit où je ne consens à sortir que pour déjeuner et faire mes trajets boulot-clapier, le visage griffé par le froid, et probablement bientôt la couperose. Rappel pour plus tard : arrêter l’alcool. En semaine. Et les cafés. Et la junk-food.

Pffff. Je suis drôlement crevé, tu sais. J’allais chez le dermato pour une obscure histoire de bouton, et je me suis retrouvé nu comme un vers sur sa table de consultation. « Pour vérifier vos grains de beauté », qu’il a dit, « je dois vérifier partout ».

Gné ? Nan mais puisque j’vous dis que j’ai pas de grain de beauté sur le membre, docteur (bon, en vrai si, mais je lui ai pas montré) (faut pas déconner) ! Vous abusez un peu, dis ! Nan, je retire pas mon caleçon, nan. Si, j’ai vérifié, j’ai pas de grain à ce niveau là. Oui, oui, j’ai vérifié, j’vous dis. Oui, j’ai vérifié partout, même derrière. Je suis très souple.

Il a quand même vérifié… Limite il faut s’épiler le maillot pour aller commander un tube d’Effaclar, maintenant. N’importe quoi, la médecine. C’est qu’à poils, il fait encore plus froid, dis donc !

Rien qu’entre le RER et la maison, j’ai dû faire une pause chez Sephura, pauvre de moi. J’avais trop froid pour affronter d’une traite le trottoir et les clochards mourants. J’ai rien acheté. Culpabilité judéo-chrétienne + fauché à l’approche de Noël.

En rentrant, je me suis attaqué à ma fenêtre de salle de bain, le scandale immobilier de l’année : j’ai une fenêtre neuve en double vitrage dans la « pièce » principale de mon clapier, mais le proprio n’a jamais voulu refaire la vieille fenêtre en simple vitrage de la salle de bain, qui « ferme bien, et puis de toute façon on s’habitue ». Mon luc, ouais ! Elle ferme une fois sur trois, la fenêtre, et généralement une fois fermé le loquet se casse la gueule. Alors certes, il y a une petite chaîne de sécurité qui limite l’ouverture, ce qui empêchera un monte-en-l’air d’entrer chez moi par là (comment ça, il suffit qu’il casse le carreau ??), mais bon, vu les températures actuelles, la fenêtre qui ferme pas et/ou qui s’ouvre au moindre coup de vent, c’est un peu l’horreur et l’assurance d’un appartement cosy à 11°C, on va dire.

Donc, j’ai scotché ma fenêtre et mis le chauffage à fond… Et j’ai froid aux pieds. Déménagement, j’écris ton nom.

Et il reste toute une saison comme ça à tirer ?…