Archives par mot-clé : Marvel

Deadpool

 

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C’était LE sujet pop culture incontournable sur le web cette semaine : Deadpool, le succès « surprise » de Marvel au box-office mondial. Surprise parce que c’est un héros a priori moins connu du grand public (et donc moins bankable sur le papier) que Spider-Man ou Hulk ; surprise aussi parce que la tête d’affiche est Ryan Reynolds, un acteur réputé pour son absurde capacité à truster des premiers rôles alors qu’il enchaîne les fours commerciaux (un peu comme Taylor Kitsch), les gros studios lui manifestant une confiance assez hallucinante compte-tenu de son passif au box-office. D’ailleurs, Green Lantern avait déjà laissé une trace assez indélébile, côté blockbuster de superhéros, dans la filmo du pauvre Ryan, qui depuis 2011 n’a joué que dans des daubes qui se sont vautrées en salles (Echange standard, RIPD) ou dans des films indés dans lesquels il n’était pas mauvais, mais qui n’avaient de toute façon pas vocation à taper dans les 100 millions de dollars de recettes (The Voices, Captives, La Femme au tableau). Bref, Ryan Reynolds, c’était pas vraiment un foudre de guerre du box-office mondial, mais le garçon est tellement ridiculement un cliché du beau gosse américain bas du front mais plein de sex-appeal, et a tellement d’obstination et de suite dans les idées, qu’il a fini par, enfin, imposer le rôle qui devrait lui donner le statut de superstar mondiale, après lequel il court depuis vingt ans. Deadpool a en effet engendré 135 millions de dollars de recettes aux États-Unis en un week-end. Du jamais-vu pour un film Rated R, interdit aux moins de 17 ans, depuis Matrix. Ce lundi 15 février étant un jour férié aux États-Unis (le Presidents’ Day), les prédictions tablent même sur 150 millions de recettes sur trois jours.

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Jessica Jones

 

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Pas très attiré jusqu’à présent par les séries Netflix (pas beaucoup accroché à House of Cards ni Orange is the new black, petits coups de cœur pour Unbreakable Kimmy Schmidt et Sense8), j’ai loupé pas mal de choses : Daredevil, Bloodline, Grace and Frankie, BoJack Horseman, Marco Polo, Wet Hot American Summer: First Day of Camp, The Killing… Mais ces dernières semaines, les frémissements du web autour de Master of None, Making a Murderer et Jessica Jones ont piqué ma curiosité. Dans le cas de cette dernière, cela faisait même un moment que je l’attendais, puisque la seule annonce, fin 2014, de la présence de Krysten Ritter dans le rôle principal m’avait motivé pour me lancer.

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Ant-Man

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Je n’en ai pas grand-chose à foutre des Marvel ou des DC Comics adaptés sur grand écran. Je ne me perçois pas comme geek. Je ne lis pas de comics, je ne connais pas grand-chose de la « mythologie » de ces matériaux de base qui, selon beaucoup, devrait être scrupuleusement respecté par les réalisateurs qui les utilisent au ciné. Je n’accorde pas beaucoup d’importance au fait de voir tous les volets de la saga Avengers ou X-Men. Et pour tout dire, je ne suis pas non plus très à l’aise avec ce concept cinéma, relativement inédit à une telle échelle, qui consiste à programmer tellement de suites, de sequels et autres spin-offs issus du même univers, qu’on sera gavés comme des oies de deux à trois films Marvel par an d’ici 2024, mis sous perfusions de blockbusters qu’on nous somme de tous voir pour détecter les connexions, pour le moment hyper-anecdotiques, qu’il y a entre eux. Je n’étais donc pas hyper pressé de voir Ant-Man.

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Le triste déterminisme du box-office mondial

June 20th, 2014 @ 02:40:02

 

Parmi mes habitudes un peu grotesques, guidées par ma manie des classements et des hit-parades, se trouve ma visite régulière de la page Wikipédia intitulée « Liste des plus gros succès du box-office mondial ». Une page dont le principal attribut, un tableau listant les 100 plus gros succès, en termes de recettes, du box-office mondial de tous les temps, évolue régulièrement, au gré des nouvelles entrées. Enfin, je dis régulièrement, mais je veux surtout dire vite. Alors certes, s’il y a de plus en plus de films qui dépassent le milliard de dollars de recettes (il n’y en avait que 4 en 2008, 21 à présent), on sait que c’est en grande partie à cause de l’inflation, la place de ciné plein tarif coûtant désormais le prix d’un scooter. Le petit tableau montrant le top 10 « tenant compte de l’inflation » est d’ailleurs un peu plus équilibré (et moins mobile), en termes de répartition des succès dans le temps, que le grand. Continuer la lecture de Le triste déterminisme du box-office mondial