Archives par mot-clé : New York

Jessica Jones

 

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Pas très attiré jusqu’à présent par les séries Netflix (pas beaucoup accroché à House of Cards ni Orange is the new black, petits coups de cœur pour Unbreakable Kimmy Schmidt et Sense8), j’ai loupé pas mal de choses : Daredevil, Bloodline, Grace and Frankie, BoJack Horseman, Marco Polo, Wet Hot American Summer: First Day of Camp, The Killing… Mais ces dernières semaines, les frémissements du web autour de Master of None, Making a Murderer et Jessica Jones ont piqué ma curiosité. Dans le cas de cette dernière, cela faisait même un moment que je l’attendais, puisque la seule annonce, fin 2014, de la présence de Krysten Ritter dans le rôle principal m’avait motivé pour me lancer.

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Love is strange

 

 

On avait laissé Ira Sachs en 2012 avec Keep The Lights On, drame intimiste sur l’histoire d’amour contrariée entre un artiste contemporain (alter ego du réalisateur) et un jeune avocat toxicomane, inspirée de sa vie réelle. Un film à l’époque unanimement salué par la critique, même si je n’avais pas été aussi transporté que d’autres (tout en trouvant le film joli et bien fait, hein, juste pas au point de hurler au chef d’œuvre du siècle et au renouveau du cinéma gay), et qui avait fait, comme bien des films étiquetés gays avec des scènes de sexe relativement explicite, un semi-four (pas vraiment aidé par sa distribution dans trois salles parisiennes). On le retrouve en 2014 avec un autre drame, moins autobiographique (et pour cause, puisque le réalisateur n’a pas encore l’âge de ses personnages principaux) mais tout aussi intimiste, et probablement tout aussi personnel dans sa démarche. Love is strange est un film mélancolique et lumineux, lourdingue par moments et d’une légèreté superbe par d’autres (cette lumière new-yorkaise…). C’est probablement le film auquel j’ai le plus repensé cette année, dans les jours suivant la projection à laquelle j’ai assisté.

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La quête identitaire de Jennifer Lopez

 

C’est marrant, à force de vouloir nous dire qu’elle est toujours la même fille, la « same girl », « still Jenny from the block », Jennifer Lopez semble avoir développé un tropisme similaire à celui de Britney Spears parlant à longueur de chansons et de clips de ses difficultés à grandir sous le regard du monde entier sans rater sa vie sentimentale / se faire respecter en tant qu’artiste adulte / devenir folle. Mais là où Britney nous conte les affres que lui font traverser la pression médiatique et une célébrité début très jeune (pas que, mais ça revient souvent), J.Lo nous assène sa grande angoisse : perdre sa street cred’. Elle nous bassine donc depuis des années à grands coups de clips, de lyrics pas très subtiles et d’interviews de prestige qu’elle assume à fond ses racines latino et sa jeunesse dans le Bronx. Same Girl, son dernier clip, illustrant le premier « vrai » single de son futur huitième album (le premier « faux » single extrait, Live it up, ayant fait un flop mouillé il y a quelques mois), joue donc sur la même carte : Jennifer Lopez sortant de son palace de Manhattan avec son perfecto à deux plaques, son maquillage qui lui a effacé toute trace de rides ou de pores et sa casquette des Yankees, partant s’encanailler dans le métro puis dans son ancien quartier du Bronx incognito, limite genre caméra cachée, pour faire comme si elle avait la même crédibilité ghetto que Nicki Minaj ou Alicia Keys (option chant sur les toits du quartier et joueurs de violons pour donner une image de respectabilité musicale à l’ensemble).

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