Archives par mot-clé : Dépression

Demi Lovato – Stone Cold

 

 

 

Après une tentative de changement d’image « trash » un peu raté en 2015 (parce que finalement un peu trop sage et dépourvu d’un discours personnel sur son « nouveau moi »), Demi Lovato semble revenir dans son train-train d’avant : de la ballade sentimentale à voix, sympa mais pas transcendante. Typiquement le genre de single que des Rihanna, des Miley ou des Xtina sortent pour « calmer le jeu » après une embardée dancefloor furibarde ou un clip qui parlait tellement ouvertement de cul qu’il fallait rassurer la fanbase la plus conservatrice. Mais quand tes seuls faits d’armes se résument à une chanson bi-curious et un clip de Robert Rodriguez évoquant vaguement Machete, ta transformation en épave white trash n’est pas encore suffisamment actée pour qu’on ait totalement oublié ton passé Disney : tu aurais pu te permettre un truc un peu plus pouffe que ça pour intéresser de nouvelles personnes au-delà de ta fanbase, chéwie.

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Love & Mercy

 

love & mercy paul dano

 

J’avoue, non sans honte, que j’y suis surtout allé au départ pour être dans une salle climatisée, la canicule menaçant de griller mon dernier nerf, et la séance de Terminator Genisys affichant complet. J’avais entendu parler de ce biopic sur Brian Wilson, porté par John Cusack et Elizabeth Banks, il y a quelques mois déjà, et je me demandais ce que ça allait donner, dans la mesure où quelques ingrédients étaient prometteurs. Déjà, le sujet : Brian Wilson, l’un des personnages les plus importants de la pop de ces cinquante dernières années, qui a défini un son pop californien unique dans les années 60, qui devait par la suite inspirer de nombreux groupes de rock. Ensuite, le réalisateur : Bill Pohlad, prolifique producteur qui a eu du nez au cours de la dernière décennie, associant son nom à des films aussi divers que Brokeback Mountain, A Prairie Home Companion (The Last Show), Into The Wild ou The Tree Of Life.

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Wild : dépression, ampoules et rédemption

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Le québécois Jean-Marc Vallée est en passe de devenir le réalisateur hollywoodien spécialisé des gros biopics dramatiques destinés principalement à rapporter des nominations aux oscars pour leurs interprètes principaux. Après C.R.A.Z.Y., The Young Victoria et Dallas Buyers Club, voici donc Wild, l’adaptation du récit autobiographique de Cheryl Strayed, avec une Reese Witherspoon très investie (rôle principal et production, on sent qu’elle a cru dans le projet).

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Magic in the Moonlight

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Avec sa régularité de métronome, vient le Woody Allen annuel. Chaque année, ces films, pas toujours excellents mais jamais indigents, nous offrent l’une des rares opportunités d’assister, en tant que contemporains, au lent accouchement de ce que nos futurs petits-enfants seront amenés à considérer, à travers des rétrospectives et autres expos intellos, comme l’une des œuvres majeures du cinéma de la fin du XXème siècle : la carrière d’un prolifique acteur-réalisateur, aux contours personnels flous et parfois sulfureux, qui aura consacré la majeure partie de sa vie à livrer, pièce par pièce, une œuvre riche et cohérente sur ses névroses (qui, par bien des aspects, sont aussi celles de son siècle). Peur de la mort, évolution des rapports hommes-femmes, décrépitude de la bourgeoisie, dépression, mystères et faux-semblants de la vie en société : Allen aura été le cinéaste d’un vingtième siècle plein de bouleversements, du moins dans le quotidien des milieux privilégiés et urbains.

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