Calvin Harris – My Way

      Deux choses notables dans ce single somme toute random de Calvin Harris, déjà quatrième

Moby & The Void Pacific Choir – Are You Lost In The World Like Me

 

 


 

 

Les critiques de la modernité sont toujours un peu bateau, surtout dans un format aussi court que le clip musical. Moby ne sort pas particulièrement du lot avec les thématiques abordées dans son dernier clip Are You Lost In The World Like Me : incommunicabilité, technologies de l’information qui nous isolent, violence des rapports humains, industries polluantes, perte de sens… En résumé, nous sommes malheureux à cause de systèmes (le dernier album de Moby s’intitule These Systems Are Failing) qui étaient supposés nous rendre plus libres et plus heureux, mais qui nous enferment et nous insensibilisent : écrans, villes, industries, médias… Isolement, égoïsme, vulgarité de plus en plus poussée des contenus mainstream, imprudence, pollutions : la vie des occidentaux en 2016, philosophiquement, c’est tout pourri. Bon, rien de bien révolutionnaire en termes de message, dans une société que nous sommes prompts à dénoncer mais dont nous avons toujours autant de mal à nous affranchir. Pourtant, le titre n’est pas désagréable (pas vraiment tubesque non plus), et la vidéo est assez réussie, avec ses animations créées par Steve Cutts et inspirées par les comics des années 30-40 (Betty Boop, Popeye…), ce qui devrait assurer un minimum de visibilité au titre. Reste que ce n’est pas encore cette année que Moby va revenir en grâce dans les playlists NRJ.

Juste la fin du monde

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C’est toujours une expérience intéressante de voir un film de Xavier Dolan. Jamais vraiment du temps perdu, même quand c’est un peu raté ou, comme c’est le cas de Juste la fin du monde à mon sens, décevant parce que surévalué. Grand Prix à Cannes en mai dernier, le film a emballé la critique et bon nombre de ses spectateurs en première semaine, au point qu’on s’attend, en entrant dans la salle, à découvrir un chef d’œuvre qui va changer notre vie, une œuvre qui réussit une synthèse parfaite des envolées esthétiques et philosophiques des précédents efforts du prodige canadien, tout en évacuant les défauts un peu anecdotiques qu’on leur reprochait parfois : grandiloquence, manque d’humour, se prend furieusement au sérieux, ressasse les mêmes thèmes depuis le premier film… Alors qu’on ne songerait jamais à reprocher à Alfred Hitchcock son exploration constante des troubles de l’âme humaine et des quêtes de vérité, ou à Woody Allen ses personnages centraux souvent bourgeois et tout le temps en plein doute existentiel. Mais chez Dolan, c’est forcément pas assez subtil, pas assez mainstream, pas assez intello, pachydermique… Bref, il ne peut jamais gagner. Mais alors là, j’ai un peu de mal à comprendre comment tout le monde se prosterne si facilement.

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Bridget Jones’ Baby

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Parfois, la marque est tellement puissante que la médiocrité du produit vendu ne nous apparaît qu’après coup, voire jamais, laissant l’expérience de consommation dans un bain de flou bienheureux : on a passé un bon moment, même si objectivement c’était un peu nul, et si on aurait trouvé ça bof avec une autre étiquette sur l’emballage. C’est un peu ce qui m’est arrivé avec Bridget Jones’ Baby, aka Bridget Jones 3 « vite dépêchons-nous de tourner avant que ça se voie vraiment trop que Colin Firth a soixante piges et que Renee Zellweger est ménopausée ». C’est pas qu’on passe un mauvais moment, hein, au contraire, on prend même un certain plaisir à retrouver la célibataire de cinéma qui sert absurdement de mètre-étalon aux célibataires trentenaires du XXIème siècle alors qu’elle est essentiellement définie par son rapport aux hommes et que ses maladresses au boulot confinent au manque total de professionnalisme… Mais on ressort de là avec l’impression un peu gênante qu’on ressent la plupart du temps après être allé voir un « numéro 3 » au cinéma : celle d’avoir été un peu pris pour un con par des producteurs roublards, qui nous ont fait perdre deux heures devant un produit pas génial, par la seule puissance de la marque et d’une nostalgie un peu périmée.

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Bruno Mars – 24K Magic

 

 

 

Pas évident de revenir au premier plan de la scène pop quand on sort de trois succès consécutifs et « croissants » qui ont fait de vous une valeur de plus en plus incontournable de la musique mainstream mondiale (Doo-wops  & Hooligans < Unorthodox Jukebox < Uptown Funk). Il faut quand même assurer derrière. D’autant que, l’air de rien, le dernier album a déjà 4 ans. C’est plutôt bien parti pour Bruno Mars, qui cumule 15 millions de vues sur YouTube en à peine 3 jours avec le clip de 24K Magic, lead single d’un futur album éponyme, prévu le 18 novembre prochain, et qui pourrait trouver sa place facilement au pied de quelques sapins de Noël s’il s’inscrit dans la lignée de ses précédents efforts. Il faut dire que le chanteur n’a rien perdu de son aura et n’a pas vraiment déserté les ondes, son duo avec Mark Ronson ayant eu un impact considérable en 2015.

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Couch potato. Pop Culture, Entertainment & Lol.