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Erik Hassle – No Words

  La Suède nous envoie régulièrement de jeunes artistes pop qui font des choses intéressantes

Róisín Murphy – Exploitation

 

 

On l’avait presque oubliée, depuis 2007, lorsque son album Overpowered avait presque réussi à éclipser celui de Kylie Minogue dans la catégorie « prêtresse de la dance descendant de l’Olympe pour gratifier ses fans gays de titres électro-pop virevoltants », mais revoilà Róisín Murphy, presque huit ans après, avec un nouvel opus. Prévu pour le mois de mai, ça va s’appeler Hairless Toys et ça promet déjà d’exciter la presse musicale. Sauf que…

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Dark Places

 

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Gilles Paquet-Brenner fait donc désormais partie des cinéastes français qui ont réussi à se voir confier la réalisation d’un film à Hollywood, avec un joli casting au passage : Charlize Theron, Corey Stoll, Christina Hendricks, Chloë Grace Moretz, Nicholas Hoult… Pourtant, j’ai un peu de mal à voir ce qui prédestinait le réalisateur des Jolies Choses et de Gomez et Tavarès à une traversée de l’Atlantique : il ne se dégage pas de ses premiers films la patte d’un « auteur » à la Jeunet, ou le succès international d’un Luc Besson, ou le souvenir d’un film de prestige façon Olivier Dahan… Mais le voilà donc, à la tête d’un film adapté de Gillian Flynn qui, tourné en 2013, bénéficie opportunément d’une sortie ciné joliment médiatisée six mois après Gone Girl. Dark Places est donc, comme on peut s’y attendre, un thriller avec twists et solution qui n’était pas ce qu’on aurait pu imaginer au début.

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Florence + The Machine – Ship To Wreck

 

 

Coup de cœur total pour le nouveau Florence & The Machine, déjà le troisième extrait de l’album How Big, How Blue, How Beautiful, qui sortira fin mai. Un titre à la fois FM-Friendly et novateur, un clip à nouveau rageur, entraînant et lyrique comme Florence Welch sait l’être. Voila qui devrait lui permettre de se faire remarquer pour de bon, et au-delà des charts britanniques (même si, en vrai, l’album Ceremonials a fait un jolie parcours en Europe et aux US, on sait ce qu’il faut pour faire une Adele : des tubes). J’ai hâte de voir ce que ça va donner en tournée. On devrait de toute façon en avoir un aperçu lors des prochains gros festivals, après le coup d’envoi à Coachella le week-end dernier.

Un homme idéal

 

UN HOMME IDEAL, un film de Yann Gozlan avec Pierre Niney et Ana Girardot

 

J’aurai mis le temps à le voir, celui-là. Je ressens régulièrement à l’égard des films ce que, je crois, la promotion cherche à nous faire ressentir : une forte envie de les voir dans les semaines qui précèdent leur sortie, une urgence à les voir dans les deux-trois jours suivant leur sortie, puis une légère indifférence, passé ce délai, si jamais je n’ai pas réussi à les voir. Le côté so semaine dernière, peut-être, et l’enthousiasme qui se refroidit une fois que la moulinette des critiques a dépecé le film. C’est comme ça, par exemple, que je suis passé à côté de Fifty Shades of Grey, assez indifférent au phénomène littéraire qui le précédait, imperméable à la période de promotion de ce que je percevais comme un Twilight avec des slings à la place des vampires, puis résistant à la pression des premiers jours de sortie, lorsqu’il était impossible de prendre le métro, ouvrir un magazine ou traîner en ligne sans tomber sur un contenu lié au film. Et bah une semaine après, c’est à peine si je me souvenais qu’il était sorti, et mon éventuelle curiosité pour le phénomène culturel avait totalement disparu. Comme quoi, les premières semaines d’exploitation d’un film sont bien les plus cruciales, blockbuster ou pas, envie de le voir ou pas. Mais dans ce cas précis, je me suis accroché, ma curiosité persistait, quitte à le voir trois semaines après sa sortie.

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