Calvin Harris – My Way

      Deux choses notables dans ce single somme toute random de Calvin Harris, déjà quatrième

Juste la fin du monde

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C’est toujours une expérience intéressante de voir un film de Xavier Dolan. Jamais vraiment du temps perdu, même quand c’est un peu raté ou, comme c’est le cas de Juste la fin du monde à mon sens, décevant parce que surévalué. Grand Prix à Cannes en mai dernier, le film a emballé la critique et bon nombre de ses spectateurs en première semaine, au point qu’on s’attend, en entrant dans la salle, à découvrir un chef d’œuvre qui va changer notre vie, une œuvre qui réussit une synthèse parfaite des envolées esthétiques et philosophiques des précédents efforts du prodige canadien, tout en évacuant les défauts un peu anecdotiques qu’on leur reprochait parfois : grandiloquence, manque d’humour, se prend furieusement au sérieux, ressasse les mêmes thèmes depuis le premier film… Alors qu’on ne songerait jamais à reprocher à Alfred Hitchcock son exploration constante des troubles de l’âme humaine et des quêtes de vérité, ou à Woody Allen ses personnages centraux souvent bourgeois et tout le temps en plein doute existentiel. Mais chez Dolan, c’est forcément pas assez subtil, pas assez mainstream, pas assez intello, pachydermique… Bref, il ne peut jamais gagner. Mais alors là, j’ai un peu de mal à comprendre comment tout le monde se prosterne si facilement.

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Bridget Jones’ Baby

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Parfois, la marque est tellement puissante que la médiocrité du produit vendu ne nous apparaît qu’après coup, voire jamais, laissant l’expérience de consommation dans un bain de flou bienheureux : on a passé un bon moment, même si objectivement c’était un peu nul, et si on aurait trouvé ça bof avec une autre étiquette sur l’emballage. C’est un peu ce qui m’est arrivé avec Bridget Jones’ Baby, aka Bridget Jones 3 « vite dépêchons-nous de tourner avant que ça se voie vraiment trop que Colin Firth a soixante piges et que Renee Zellweger est ménopausée ». C’est pas qu’on passe un mauvais moment, hein, au contraire, on prend même un certain plaisir à retrouver la célibataire de cinéma qui sert absurdement de mètre-étalon aux célibataires trentenaires du XXIème siècle alors qu’elle est essentiellement définie par son rapport aux hommes et que ses maladresses au boulot confinent au manque total de professionnalisme… Mais on ressort de là avec l’impression un peu gênante qu’on ressent la plupart du temps après être allé voir un « numéro 3 » au cinéma : celle d’avoir été un peu pris pour un con par des producteurs roublards, qui nous ont fait perdre deux heures devant un produit pas génial, par la seule puissance de la marque et d’une nostalgie un peu périmée.

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Bruno Mars – 24K Magic

 

 

 

Pas évident de revenir au premier plan de la scène pop quand on sort de trois succès consécutifs et « croissants » qui ont fait de vous une valeur de plus en plus incontournable de la musique mainstream mondiale (Doo-wops  & Hooligans < Unorthodox Jukebox < Uptown Funk). Il faut quand même assurer derrière. D’autant que, l’air de rien, le dernier album a déjà 4 ans. C’est plutôt bien parti pour Bruno Mars, qui cumule 15 millions de vues sur YouTube en à peine 3 jours avec le clip de 24K Magic, lead single d’un futur album éponyme, prévu le 18 novembre prochain, et qui pourrait trouver sa place facilement au pied de quelques sapins de Noël s’il s’inscrit dans la lignée de ses précédents efforts. Il faut dire que le chanteur n’a rien perdu de son aura et n’a pas vraiment déserté les ondes, son duo avec Mark Ronson ayant eu un impact considérable en 2015.

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Solange – Cranes In The Sky / Don’t Touch My Hair

 

 

 

 

 

 

C’est fou comme Solange Knowles, qui est apparue dans le sillage de sa grande sœur avec des ambitions et un début de carrière qu’on pourrait qualifier de dispensables (pas de vrai hit – malgré le sympathique I Decided – pas d’identité musicale forte, la vague impression qu’elle surfait sur la notoriété de son patronyme pour se faire une mini-carrière et du fric sans trop d’efforts, l’essentiel de ses revenus musicaux venant de crédits d’écriture venant de textes pour Beyoncé), a réussi son virage de muse hipster. Entamé avant celui de sa soeur, ce tournant lui a permis d’acquérir une solide fanbase en ligne, qui la suit de clips en festivals musicaux, faute d’acheter ses albums (elle a dû en vendre moins qu’Alizée au total, la pauvre). La voici donc de retour en 2016, quatre ans après Losing You et deux ans après la fameuse altercation entre elle et son beau-frère dans un ascenseur, pour redonner un vernis de respectabilité à son  actu. Résultat : l’album A Seat At The Table, sur lequel elle co-écrit tous les titres et où Beyoncé est totalement absente, où l’on retrouve des collaborations avec Lil’Wayne, Raphael Saadiq et Kelly Rowland. Et pour lancer tout ça, deux clips pour le prix d’un : Cranes In The Sky et Don’t Touch My Hair. Problème : ce n’est pas très fun, pas très pop, pas très intéressant, dans la droite lignée des machins hipsters chiants que pond le R’n’B post-Beyoncé à la pelle depuis 2013.

Couch potato. Pop Culture, Entertainment & Lol.