Archives par mot-clé : Coldplay

50 couvertures d’albums qui traverseront le temps

 

 

Un peu comme avec les livres, une grande partie de la phase de séduction (et donc de décision) avant d’acheter (ou de cliquer sur le lien streaming, hein) un album, outre le fait de déjà connaître l’artiste ou d’en avoir entendu parler par la presse, par le web ou par une connaissance, va se jouer dans les quelques secondes dont dispose la couverture pour te marquer la rétine. Une habitude héritée du disque (vinyle ou CD), qui pourrait sembler obsolète aujourd’hui mais qui demeure un élément central du mix marketing de la musique en 2016. Un petit carré qui vient illustré la « fiche » ou la page de stream d’un album quel qu’il soit. On peut imaginer que dans quelques années on se sera affranchis de ce format carré, voire de la nécessité d’accoler une seule image à un œuvre donnée pour lui servir de « visage », mais en attendant la couverture, ça reste une part non négligeable de l’identité d’un album, qui peut t’en détourner ou te faire décréter que ça a l’air naze, ou pas pour toi, avant même d’avoir essayé. Pourtant, quelques-unes retiennent fortement l’attention au premier regard et, que ce soit parce que l’album en question a eu beaucoup de succès par la suite ou juste parce que le visuel est puissant, sont entrées dans l’histoire de la pop culture, de manière au moins aussi marquante que le matériau musical qu’elle promeuvent… A ce titre, même dans plusieurs décennies (et certains en ont déjà quelques-unes sous le capot), il y a fort à parier qu’elles continueront de fasciner et de pousser les novices à tendre la main (ou le clic) vers elles. Iconiques, graphiques, atypiques ou juste trop belles ou trop fortes pour qu’on ne s’y attarde pas, elles ramènent la musique à sa pleine dimension d’objet, et si possible de bel objet, pour que l’expérience esthétique soit complète. Et bien souvent sans que l’artiste (photographe, dessinateur) ne bénéficie de la même visibilité que les musiciens, alors que son impact sur le destin de l’album peut se révéler aussi fort que le contenu musical lui-même. Une petite cinquantaine de couvertures qui titilleront probablement la curiosité des internautes des futures générations dans vingt, trente ou cent ans, indépendamment de la qualité des contenus qu’elles cachent.

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Coldplay, Bruno Mars & Beyoncé Super Bowl Halftime Show 2016

 

 

 

Il a été à peu près impossible d’y échapper sur le web social depuis ce matin : la nuit dernière, Coldplay, le groupe à stades qu’on ne présente plus mais qui ennuie poliment tout le monde, était l’artiste-vedette du Halftime Show du Super Bowl. Comme annoncé il y a quelques jours, leur présence a été « complétée » par celles de Bruno Mars et de Beyoncé, qui étaient respectivement, en solo, les invités vedette du Halftime Show en 2013 et 2014… et ces deux derniers leur ont complètement volé la vedette, en dépit des hits taillés pour les stades que sont Viva la vida et Paradise. Pyrotechnie, danseurs partout, fanfares, chorégraphies de ouf, et soutien des tubes intemporels que sont Uptown Funk et Crazy In Love : on dit déjà que c’était l’un des meilleurs Halftime Shows depuis l’établissement de cette tradition des mini-concerts de popstars en milieu de match, dans les années 80 (auparavant, le Halftime Show était assuré par une fanfare universitaire). Il faut dire que ces trois « acts » que sont Coldplay, Beyoncé et Bruno Mars sont tous dans leur trentaine, et à peu près à leur pic artistique et commercial, comme pouvaient l’être Madonna, Prince et Michael Jackson à la fin des années 80, et que ce show en sera l’un des témoignages pour la postérité. Chouette moment de musique pop, qui a dû coûter une blinde et qui a essentiellement servi de rampe de lancement au nouveau single de Beyoncé, Formation, balancé en catimini ce week-end, et à la promotion de son Formation World Tour, annoncé pour fin avril (avec un passage par Paris et le Stade de France le 21 juillet prochain)…

De l’art de rester incontournable sur l’échiquier pop mondial, donc. Et comme chaque année, les aspects pop de l’événement (publicités, hymne national chanté par Lady Gaga, show) auront largement occulté le résultat sportif, qu’à peu près tout le monde aura oublié d’ici quelques semaines, si ce n’est déjà fait en ce lundi soir.

Coldplay feat. Beyoncé – Hymn For The Weekend

 

 

 

 

Bon, et donc Coldplay va chanter au prochain Super Bowl, et ça va pas vraiment être über-gay comme ambiance pour cette fois. Mais comme ils ont promis que Beyoncé les rejoindrait sur scène, ça va, ils vont quand même avoir un sursaut de curiosité de la part des gens qui n’en ont rien à battre du football américain. Coldplay, je les aimais bien, jusqu’à leur troisième ou quatrième album. Quand c’est officiellement devenu une foire à l’easy listening pour stades, sans aspérités ni renouvellement dans le son, j’ai lâché l’affaire. L’unanimisme autour de Viva La Vida, une des pires chansons du siècle, forcément matraqué en radio et en télé pendant des mois, a achevé de me les rendre antipathiques. Depuis, tout ce qu’ils ont sorti (deux albums ? quatre albums ?) me passe littéralement au-dessus. Autant dire que leur association avec Beyoncé, autre figure mondiale du business benoîtement déguisé en art, n’est pas pour me rassurer.

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Les 50 chansons de 2014

2014 aura été une année particulière pour moi. Ce petit rituel des 50 chansons de l’année écoulée, que je commence à installer ici, est avant tout un rappel, mainstream certes, mais aussi affectif et sensoriel, de ce que les douze derniers mois incarneront, dans ma mémoire un peu confuse, d’ici quelques années. Il restera donc ça, ces mélodies et ces productions, qui serviront de B.O. aux souvenirs de plus en plus déformés de 2014. Comme l’année dernière, ce classement est donc hautement subjectif, tout particulièrement vers son sommet : on ne parle pas tant ici des titres pop les plus objectivement importants (en termes de vente, de visibilité ou que sais-je) de l’année, mais bien de ceux qui m’ont accompagné, qui ont compté. J’ai essayé de ventiler ici ou là quelques titres français, mais décidément, ce n’est plus du tout ce que j’écoute au quotidien, et il me faut une vraie démarche personnelle de recherche, ou une affinité marquée avec l’artiste, ou alors un gros buzz qui tâche, pour désormais parvenir à la rencontre d’un single francophone. Et comme, huit fois sur dix, le gros buzz qui tâche t’amène à découvrir Black M ou Indila, c’est pas gagné pour des singles français se glissent ici par dizaines. Quant au n°1, on peut discuter de son ancrage en 2013 et de son absence de rotation sur NRJ ou en boîte de nuit, il n’en reste pas moins l’un des phénomènes que l’on retiendra tous de 2014.

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