Archives par mot-clé : Crise

Gone Girl – Gillian Flynn

 

gillian flynn les apparences fauteuil

 

Je n’aurai pas eu la chance de le lire à la plage. Et pour cause, 1) il a fait un temps dégueu’ donc y’a pas trop eu de plage, et 2) énorme ânerie de ma part, j’ai acheté le bouquin une semaine avant de partir… et je l’ai commencé avant mon départ. Résultat des courses : arrivé sur place, je l’avais déjà fini. Les Apparences, sorti en 2012 aux Éditions Sonatine et désormais édité en poche, aura donc brièvement été le thriller de mon été.

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Jennifer Falls

 

 

jennifer falls poster

 

Signe d’une époque de crise pas encore révolue, les sitcoms US ont, ces dernières années, tenté d’approcher le phénomène de la crise économique et de ses répercussions sur les gens « ordinaires », probablement pour dédramatiser un peu mais aussi, à n’en pas douter, pour s’acheter un semblant de fond. Cela va de l’arc narratif un peu dramatique d’un personnage qui galère à trouver un job ou un logement, à la série entièrement dédiée à ce concept de l’aspirant CSP+ qui doit composer, en attendant et pour les vertus comiques qui en découlent, avec la nécessaire roublardise qui lui permettra de devenir « quelqu’un » : Two Broke Girls, How To Make It in America, Don’t Trust The B*tch In Apartment 23, Mom, How to Live with Your Parents (For the Rest of Your Life)… sont ainsi autant de séries issues de la crise économique, voyant leurs héros (et souvent, héroïnes), justifier leur chemin de croix symbolique par l’envie de réussir, de préférence dans un grande mégalopole genre New York ou San Francisco, face à un contexte nécessairement hostile.

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Ground Floor : Dharma & Greg au bureau

 

 

 

ground floor affiche

Si la sitcom familiale est de retour depuis quelques mois à la télévision US, l’autre grand terrain de jeu des séries à rires enregistrés, c’est bien évidemment le boulot : The Office, 30 Rock ou même les récents Dads ou Sean Saves The World confrontent leurs personnages aux affres du travail, et bien souvent aux incidences que celui-ci a sur la qualité de leurs vies privées. Ground Floor, la nouvelle sitcom de TBS, mise aussi sur cette complémentarité/contradiction entre lieu de travail et expression des aspirations personnelles des personnages. Pas étonnant puisqu’elle est Bill Lawrence, à qui l’on doit deux références du genre, Spin City et Scrubs.

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Indignation à géométrie variable

Taxi_parisien

 

La semaine s’achève et ça me donne envie de revenir sur deux informations qui semblent avoir ému le web et qui, d’une certaine manière, relèvent de la même logique. La première, c’est la « polémique » (dans laquelle, en vrai, une belle unanimité contre les taxis et le gouvernement semble émerger) entre les taxis et les VTC (Véhicules de Tourisme avec Chauffeur). Les VTC, ce sont ces services de location de voiture avec chauffeur (Uber, SnapCar), hyper en vogue depuis quelques mois, notamment à Paris. Leur principe est simple : moyennant une somme supérieure à la course minimale d’un taxi (on tourne autour de 15 euros), l’utilisateur a la possibilité de réserver une voiture haut de gamme, pour un trajet défini. Fonctionnant par réservation sur application mobile, le service présente plein d’avantages, en dépit de son coût élevé : la voiture libre la plus proche (géolocalisée par le service), arrive dans les trois minutes ; c’est toujours un beau modèle, spacieux et propre, conduit par un chauffeur poli et bien habillé qui ouvre la portière, ne parle que si on lui adresse la parole, mets la station de radio qu’on lui demande, au volume qu’on lui demande ; la plupart du temps, également, une bouteille d’eau fraîche est mise à disposition. Voire des bonbons. Bref,  le VTC, c’est le taxi, mais avec l’assurance d’une prestation agréable, alors que les taxis sont réputés pour être un peu plus l’équivalent d’une loterie : amabilité, attente, confort, conversation forcée, compteur qui tourne… Tous ceux qui ont déjà pris des taxis ont déjà fait face à un souci concernant l’un de ces « aspects » de la course. Et donc, quand le gouvernement a lancé un projet de loi imposant aux VTC un délai de 15 minutes pour prendre une course lorsque celle-ci a été commandée « pour ne pas faire de concurrence » aux taxis, ça a été la levée de boucliers sur le web et un peu partout, notamment à l’encontre des lobbys des taxis, qui ont fait pression pour que ce texte de loi voie le jour et enlève aux VTC un de leurs avantages comparatifs les plus probants (l’assurance de ne pas passer un quart d’heure sous la flotte à une heure du matin bourré sur un boulevard à attendre son véhicule pour rentrer chez soi). Cela s’est notamment incarné par le hashtag #PourNePasFaireDeConcurrence, dont les meilleures vannes sont reprises sur le site http://pournepasfairedeconcurrence.com/.

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