Archives par mot-clé : Critiques de film déguisées en n’importe quoi

Mommy

 

Director Xavier Dolan, Jury Prize award winner for his film "Mommy", poses during a photocall at the closing ceremony of the 67th Cannes Film Festival in Cannes

 

Oui, Xavier Dolan est agaçant. Il a des tics d’arrogance, une omniprésence médiatique, des contradictions qui, forcément, donnent un peu envie de lui chercher des noises, de ne pas hurler au génie avec la meute médiatique qui lui a servi la soupe pendant deux semaines à Cannes en mai, puis pendant à peu près le même laps de temps à la sortie de Mommy en salles. Mais voilà, cette sollicitude des médias se justifie assez. Il est tellement rare de regarder une carrière de cinéaste qui éclot et devient une star internationale, avec cette précocité, que l’on ne peut pas vraiment le quitter des yeux. On est fascinés qu’il réussisse tout ça : l’esthétique, la grammaire cinématographique, les dialogues, les personnages, à 25 ans et depuis cinq films. Et, à chaque fois, un résultat différent, surprenant, qu’on peut aimer alors qu’on a détesté le précédent, et vice-versa. Alors oui, il y a des tics de cinéma intello, une manière un peu m’as-tu vu de faire le virtuose sur écran, des trucs auxquels on s’attend, mais comment ne pas être intéressé par l’expérience d’un nouveau film de Xavier Dolan ?

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Pride

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Après Laurence Anyways en 2012 (prix rejeté depuis par cette diva de Xavier Dolan) et L’Inconnu du Lac en 2013, la Queer Palm 2014 fait place à une proposition de cinéma moins alternative, moins subversive, mais probablement tout aussi efficace pour promouvoir la visibilité des personnages LGBT sur les écrans. Pride, puisque c’est son titre, s’inscrit dans la lignée du cinéma « social » britannique, incarné par Tony Richardson, Ken Loach, Stephen Frears… Et comme ces illustres références bardées de prix internationaux, un équilibre unique entre drame et comédie, mais aussi entre réalisme et fiction pure, s’y déploie, de sorte que le film fait une tranquille unanimité critique et publique, pour qui, journaliste ciné ou non, a la chance de le voir.

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The Fault in Our Stars

 

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La littérature Young Adult continue d’étendre son territoire sur le cinéma dit « indé », invitant ados et quasi-trentenaires à se projeter dans un âge qui est ou a été le leur il y a peu, vécu sur pellicule par de jeunes espoir hollywoodiens, forcément « atypiques » mais comme par hasard jeunes, beaux et minces. Comme pour The Perks of Being a Wallflower il y a un an et demi, c’est l’adaptation d’un best-seller pour jeunes adultes qui donne prétexte à l’apparition, sur nos écrans, des tout mignons Shailene Woodley et Ansel Elgort, déjà vus tous les deux cette année dans Divergente.

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La Planète des Singes : L’Affrontement

 

la planète des singes

 

 

Parfois, les blockbusters estivaux bourrins calqués sur ceux des 90’s me manquent un peu. Je n’ai jamais succombé à la franchise Transformers, le dernier gros représentant du genre, mais c’est vrai que ça fait du bien, de temps en temps, un gros film avec Arnold Schwarzenegger, Bruce Willis ou un de leurs héritiers moins vieux, qui sauvent le monde, ou au moins une grosse mégalopole américaine, à grands coups de courses-poursuites, de fusillades dont ils ressortent miraculeusement indemnes, de combats impeccablement maîtrisés et de grosses explosions faisant des millions de dollars de dégâts dans le mobilier urbain, les immeubles et la voirie, et le tout forcément contre des méchants très méchants qui sont terroristes parce qu’ils sont méchants. Ou psychopathes. Ou à la limite, représentants d’une cause nationale très lointaine, mais anti-américaine donc c’est pas grave si on les tue.

 

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