Archives par mot-clé : Gay Culture

The Real O’Neals [Pilote]

 

the real oneals abc poster

 

 

Le 2 mars dernier, ABC lançait une nouvelle sitcom, The Real O’Neals, portée par Martha Plimpton (Raising Hope) et Jay R. Ferguson (Mad Men), qui s’inscrit dans la droite lignée des autres comédies familiales, actives ou disparues, de la chaîne : The Goldbergs, Fresh Off The Boat, Dr Ken, The Middle, et bien sûr celle qui les inspire toutes, Modern Family. La série, créée par Casey Johnson et David Windsor, est basée sur la véritable histoire de Dan Savage, le célèbre journaliste / activiste LGBT à l’origine du projet It Gets Better, qui est d’ailleurs producteur exécutif de la série. Le lancement de The Real O’Neals a été quelque peu boosté pollué par une campagne bigote de One Million Moms et autres associations religieuses, qui accusaient la série, avant même son lancement, de promouvoir une mauvaise image de la famille catholique traditionnelle. Il faut dire que Dan Savage n’est pas forcément leur personnalité préférée, et que l’activisme du producteur exécutif sert à la fois d’épouvantail et d’argument marketing à la série.

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Years & Years feat. Tove Lo – Desire

 

 

 

Chouette idée que celle d’une collaboration Tove Lo / Years & Years, deux des « pop acts » les plus intéressants ayant percé au cours des deux dernières années. Dommage que ce ne soit pas sur un single plus « puissant » que ça, le refrain étant assez pauvre en variations et en envolées lyriques, et Desire n’étant qu’un vieux single de 2014 vaguement retravaillé à la sauce duo. Côté clip, l’exécution n’est pas non plus tout à fait à la hauteur de l’aspect « événementiel » qu’on pouvait attendre d’une telle collaboration : Tove Lo n’apparaît même pas, et cette histoire d’orgie de baisers aux orientations sexuelles multiples est très joli, très bien looké et tout, mais ça manque quand même un peu de structure narrative. Pour autant, je ne boude pas mon plaisir à l’idée de voir Tove Lo, Olly Alexander et leurs potes revenir occuper le devant de la scène mainstream en 2016.

Carol

carol cate blanchett

 

Figure de proue du cinéma gay depuis Poison en 1991, Todd Haynes a su évoluer, de film en film, vers des productions capables de mêler thèmes subversifs et académisme policé. De Velvet Goldmine à Far From Heaven en passant par I’m Not There, l’homosexualité est ainsi toujours plus ou moins présente dans sa filmographie, à travers un narrateur, une androgynie ou un questionnement plus frontal des mœurs corsetées des sociétés occidentales. Toutefois, s’il avait bossé ces dernières années pour la télévision (Enlightened, Milderd Pierce), il avait plus ou moins disparu des salles, en tant que réalisateur, depuis près de dix ans.  C’était donc un petit événement de le revoir sous cette casquette, au Festival de Cannes 2015, avec Carol, un film qui a fait une belle unanimité sur la Croisette et qu’on prédisait aux plus hautes places du palmarès. Étrangement, il dû se contenter d’un prix d’interprétation féminine pour la seule Rooney Mara, négligeant au passage Cate Blanchett, peut-être punie pour son cabotinage de femme fatale bourgeoise 50s, ou peut-être pour ne pas trop encombrer la catégorie puisqu’Emmanuelle Bercot avait également été récompensée, ex-æquo avec Mara, et qu’on sait bien que Cate Blanchett, telle une Marion Cotillard ou une Meryl Streep, est à Cannes à peu près chaque année ; on a donc encore le temps, et d’autres occasions, de la récompenser à l’avenir. Reste que, parti si tôt parmi les favoris des oscars 2016, Carol s’est logiquement fait rattraper en route par les The Big Short, The Revenant et autres Spotlight, et ne devrait au final avoir de réelles chances de figurer au palmarès que pour ses costumes (et encore, il y a du lourd en face) et Rooney Mara, assez inexplicablement reléguée second rôle, si elle s’impose face à Alicia Vikander. Une bien étrange campagne de la part de la Weinstein Company, pour l’un des mélos lesbiens les plus ambitieux et les plus mainstream de ces vingt dernières années.

 

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Alex Newell – This Ain’t Over

 

 

 

Il y a donc une vie après Glee, quand on ne s’appelle pas Lea Michele ? Peut-être. C’est en tout cas ce que va essayer de démontrer Alex Newell, qui incarnait Wade « Unique » Adams, l’un des nombreux personnages maltraités de la série de Ryan Murphy. Issu du Glee Project, ce télé-crochet estival que la Fox avait mis en place après la saison 2 de sa série-locomotive pour gagner un arc d’épisodes dans la saison suivante (et, si la sauce prenait, le droit de rester un peu plus), cet outsider s’est imposé par sa voix et son charisme, parvenant en finale et, en dépit de la défaite, éclipsant complètement les vrais gagnants, Damian McGinty et Samuel Larsen, dont les personnages n’ont vraiment servi à rien dans la série, et n’ont guère marqué les esprits.

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