Archives par mot-clé : How I Met Your Mother

12 mois, 12 moments pop qui ont fait 2014

L’année se termine et, sans qu’on sache trop pourquoi, l’ambiance est toute grise. Comme si 2014 n’avait rien apporté de génial ou de mémorable. Il faut dire que les grandes popstars n’ont pas vraiment illuminé l’année et que le moral mondial semble s’être enlisé dans une vague lassitude post-crise, du genre résignation un peu blasée et fatigue de vivre cette époque complexe dont on espère qu’elle nous mènera, sans avoir à trop s’activer, vers des lendemains qui chantent, une nouvelle ère sans chômage, sans guerres, sans obscurantisme, sans fanatismes, sans individus largués au bord de la route parce qu’ils n’arrivent plus à s’adapter. Une nouvelle ère où on aura enfin réussi à dépasser tout ce qui fait de nos années 2010 une forme de sinistrose géante. Et si, dans la musique comme dans les autres arts, des couleurs criardes, des sons dance putassiers, des stars spectaculairement vulgos et des gros bateleurs ont réussi à faire illusion pendant quelque temps pour nous faire oublier le gris ambiant, 2014 aura été une année bizarrement atone.

 

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And it was legendary

 

Farhampton

 

 

C’est donc ce soir. Ce soir que CBS va mettre un point final à ce qui aura été l’une des sitcoms les plus marquantes de l’ère post-Friends des années 2000. L’avenir nous dira si elle connaîtra la même postérité et la même manière de vieillir que sa glorieuse aînée, mais je suis pour ma part convaincu que How I Met Your Mother sera perçue comme une série-culte. Parce que son pilote était l’un des plus efficaces que j’aie vu. Parce que sa rhétorique générationnelle touche encore plus à ma culture personnelle que Friends ne le faisait (l’air de rien, les personnages de Friends avaient des références culturelles typiquement US de la fin des 80’s / début des 90’s, auxquelles je me liais moins facilement : George Gershwin, Frank Sinatra, Isabella Rossellini, Cheers, etc.). Parce qu’elle a popularisé comme jamais les récits à tiroirs et à points de vue multiples dans les séries. Parce que je me suis avalé les 3 premières saisons en deux semaines lorsque j’ai, tardivement, découvert la série en 2008. Parce que je n’ai jamais perdu, en dépit des baisses de régime, mon affection pour cette série et l’impression de traîner avec un groupe de potes, ce qui l’a toujours placée parmi les « priorités » de ma séries-list (je n’ai jamais eu plus d’un épisode de retard depuis 2008).

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Ground Floor : Dharma & Greg au bureau

 

 

 

ground floor affiche

Si la sitcom familiale est de retour depuis quelques mois à la télévision US, l’autre grand terrain de jeu des séries à rires enregistrés, c’est bien évidemment le boulot : The Office, 30 Rock ou même les récents Dads ou Sean Saves The World confrontent leurs personnages aux affres du travail, et bien souvent aux incidences que celui-ci a sur la qualité de leurs vies privées. Ground Floor, la nouvelle sitcom de TBS, mise aussi sur cette complémentarité/contradiction entre lieu de travail et expression des aspirations personnelles des personnages. Pas étonnant puisqu’elle est Bill Lawrence, à qui l’on doit deux références du genre, Spin City et Scrubs.

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Mad Love, le sous-How I Met Your Mother

Mes cheddars fondus, je suis toujours vivant (comment ça, tu t’en tapes ?) (ah oui). Contrairement à la dignité de Jason Biggs, ou à la carrière de Tyler Labine.

J’ai découvert Mad Love hier. Soit avec 3 mois de retard puisque la série était diffusée depuis février aux Etats-Unis. Et j’ai bien rigolé, dis donc. Mais pas pour les bonnes raisons, je crois. Enfin, je suis pas sûr. Bon, j’ai bien fait de ne pas m’y coller trop tôt, parce que : 1) si j’avais eu le temps de devenir fan, j’aurais été déçu, la série ayant été annulée par CBS, et 2) de toute façon je serais difficilement devenu fan d’une série qui plagie aussi ouvertement une autre comédie « culte » de notre décennie, How I Met Your Mother.
Nos héros fréquentent un bar lambda, qui n’en rappelle pas du tout un autre
Le pitch : Ted Mosby Ben Parr, jeune avocat new yorkais (comme Marshall Eriksen) qui travaille dans un joli bureau (qui ressemble beaucoup beaucoup à celui de Barney Stinson), est un grand romantique qui cherche l’amour. Il a un meilleur pote un peu relou et un brushing douteux. Il n’est ni très beau ni très moche. Il rencontre une femme nommée Stella Kate (Sarah Chalke, sans déconner, quoi, ils l’ont fait exprès) au sommet de l’Empire State Building. Mais si le coup de foudre entre ces deux-là est immédiat, les choses ne vont pas être aussi simples… Si l’on ajoute à cela le narrateur en voix-off qui est déjà au courant de la suite de l’histoire, les seconds rôles qui ont de meilleures répliques que le héros, le bar qui ressemble quand même pas mal, en termes d’ambiance et de déco, au MacLaren’s, et l’utilisation du procédé narratif du flashback (même anecdote vue de la perspective d’un autre personnage pour résoudre un quiproquo)…
Bah ça commence à faire beaucoup. Surtout quand c’est diffusé sur la même chaîne que How I Met Your Mother. C’est dommage, parce que ce n’est pas si mal écrit (c’étaient des mecs de Scrubs, aux commandes, apparemment).
CBS n’a pas renouvelé la série pour sa grille de la rentrée prochaine. Je me demande si quelqu’un a eu le courage de se fader les 13 épisodes que compte la série. Car comme pour toute série annulée dès la fin de sa première saison, la question qui se pose, avant de se lancer dans la découverte de ce feuilleton mort-né et forcément pas génial, est : y a-t-il une vraie fin ?
Je répondrai à cette question en cas de désœuvrement estival, hein.